David Wilkerson, prophète des temps modernes

David Wilkerson est l’une des rares voix prophétiques encore en vie aujourd’hui. Ses messages sont puissants, décapants, sans compromission, et c’est pourquoi beaucoup aujourd’hui ne l’aiment pas et l’accusent d’être un « prophète de malheur ». Parmi le corps des prophètes de renommée mondiale, il fut l’un des seuls à avoir reçu de la part du Seigneur un avertissement clair concernant la tragédie des Tours Jumelles de New York, plusieurs mois avant qu’elle ne se produise. L’Eglise devrait prendre au sérieux ses avertissements sur la dépression économique qui vient ainsi que sur les catastrophes mondiales que l’on pressent déjà venir. Leonard Ravenhill déclarait à son propos : « On me pose souvent la question suivante: David Wilkerson est-il un prophète? Eh bien, pas selon la classification de l’Ancien Testament, mais il en est sûrement un dans le cadre du Nouveau Testament. Je soutiens que Dieu l’a établi comme sentinelle sur notre nation (les Etats-Unis). [David] voit l’Eglise de Jésus-Christ blessée, violée et pillée; il sonne la trompette de Dieu pour nous faire voir le péché et l’incrédulité qui ont provoqué cette situation.(…) Un jour, je l’ai vu entrer dans mon bureau en chancelant; ses lèvres tremblaient et les larmes remplissaient ses yeux pendant qu’il me disait: ‘Len, c’est à peine si j’ose mettre sur papier et publier le message que le Seigneur m’a donné’. Il l’a fait quand même, et je dois dire que j’en suis extrêmement heureux. » Avec ses cheveux grisonnants, David Wilkerson est un homme de Dieu désespéremment brisé par la condition de l’Eglise. Le message qu’il nous livre ces dernières années est celui d’un appel à la sainteté et à la prière d’agonie en faveur d’un monde mourant. Ceux qui recherchent réellement le Seigneur reconnaîtront dans ce serviteur la voix de Dieu, du Père pleurant sur un monde en flammes et sur Son Eglise dévastée par la désolation. Aurons-nous des oreilles et un coeur pour entendre les pleurs de Jésus et Lui dire, à notre tour : « Seigneur Jésus, fais de moi un homme, une femme qui pleure » ?

David Wilkerson est le pasteur qui a fondé l’église Times Square Church. Il est l’auteur de plus de trente livres qui sont source d’inspiration. Il est peut-être le mieux connu pour les premiers temps de son ministère consacrés à de jeunes drogués et des membres de gangs de Manhattan, Bronx et Brooklyn, tel que le relate ‘La Croix et le Poignard « . La Croix et le Poignard a été diffusé à plus de quinze millions d’exemplaires en trente-cinq langues depuis 1963 et en 1969 un film de cinéma du même titre est sorti. Teenager Challenge, le ministère que David Wilkerson a initié, continue à atteindre les jeunes désespérément dérangés dans le monde entier à travers plus de deux cents centres qui sont maintenant autonomes et financièrement indépendants. Son programme de restauration des drogués, fondé sur des bases bibliques, a été reconnu comme l’une des actions les plus efficaces parmi celles du même type.

Comment tout cela a commencé

« Toute cette étrange aventure débuta une nuit alors que j’étais assis dans mon bureau lisant le magazine Life. Je tournai simplement une page et à première vue rien ne semblait m’intéresser. La page montrait un dessin au stylo d’un procès ayant lieu à New York, à plus de 500 kilomètres de ma maison en Pennsylvanie rurale. Je n’avais jamais été à New York et je n’avais jamais voulu y aller, sauf peut-être pour voir la Statue de la Liberté. Je commençai à tourner à la page suivante. Mais alors que je le faisais, quelque chose attira mon regard. C’était les yeux d’un visage qui figurait sur le dessin – un garçon. C’ était l’un des sept garçons jugés pour meurtre. Je rapprochai le magazine de mes yeux afin de mieux voir. L’artiste avait dépeint un air de confusion, de haine et de désespoir dans les traits du jeune garçon. Soudainement, je commençai à pleurer. « Qu’est-ce qui m’arrive ? » me demandai-je, chassant précipitamment une larme. Ensuite, je regardai l’image plus attentivement. Les garçons étaient tous des adolescents. C’étaient les membres d’un gang surnommé les Dragons.

Au-dessous de l’image il y avait le récit qui racontait comment ils avaient été à High bridge Park à New York lorsqu’ils attaquèrent et tuèrent brutalement une victime de polio de quinze ans nommée Michel Farmer. L’histoire me révolta. Elle fit littéralement tourner mon estomac. Dans notre petite ville de montagne, de telles choses sembleraient avec bienveillance incroyables. Pourtant, je fus ahuri par la pensée suivante qui surgit dans mon esprit. Elle vint sur moi en coup de vent, comme d’un autre endroit: « Va à New York pour aider ces garçons. » La pensée me fit sursauter. « Je serais un imbécile si je le faisais » raisonnai-je. « Je ne connais rien des gosses comme eux. Et je ne veux rien en savoir. » C’était inutile. L’idée ne partait pas. Je devais aller à New York. Et je devais le faire immédiatement, tandis que le procès était toujours en cours. »

Le 28 février 1958, après ce qu’il croyait être la direction divine de Dieu, le pasteur David Wilkerson s’aventura dans une salle de tribunal de New York. Le pasteur d’une petite assemblée de la Pennsylvanie rurale voulut rencontrer les sept adolescents accusés qui étaient jugés pour le meurtre de Michel Farmer. Mais le juge présidant la séance jeta brusquement le pasteur hors de la cour, lui refusant l’accès aux garçons. Des années plus tard, cependant, le pasteur Wilkerson rencontrerait les jeunes hommes dans la prison. Ce jour-là, il fut refusé à David Wilkerson l’occasion de partager avec ces garçons le message brûlant de l’amour de Dieu et Sa puissance de changer des vies. Mais le pasteur continua à retourner à New York pour partager la Bonne Nouvelle avec d’autres jeunes.

Teen Challenge et Campagnes d’Evangélisation pour la Jeunesse

Dans les mois qui suivirent sa première visite à New York, le pasteur Wilkerson continua à effectuer des voyages dans la ville. Il passa des jours entiers à prier tandis qu’il marchait dans les rues, partageant l’amour de Dieu avec quiconque l’écoutait. Il organisa des rassemblements pour la jeunesse dans des auditoriums et des théâtres, accueillant des membres de gang, des drogués et des alcooliques qui venaient pour entendre un message d’espoir.

En 1959, il démissionna de son pastorat en Pennsylvanie et vint s’installer avec sa famille à New York, où il fonda le ministère de Teen Challenge (connu initialement sous le nom de Teenage Evangelism). Depuis lors, Teen Challenge touche, dans le monde entier par ses 490 centres, des adolescents et des adultes vivant sous l’addiction d’habitudes contrôlant leurs vies. Le programme de réhabilitation des drogués pratiqué par le ministère et fondé sur des bases bibliques, fut reconnu comme l’une des actions les plus efficaces de son espèce.

Une étude effectuée par l’Institut National d’Abus de Drogue du gouvernement américain établit un taux de guérison à Teen Challenge de 86 pour cent. Beaucoup de participants au programme dont d’anciens drogués, des alcooliques, des membres de gang, des prostituées et autres – furent non seulement réhabilités, mais servent aujourd’hui le Seigneur en tant que ministres ou missionnaires. Le succès phénoménal de Teen Challenge produisit une avalanche d’invitations de la part des églises à travers tout le pays, qui cherchèrent à avoir le pasteur Wilkerson comme orateur aux réunions de jeunesse. Les demandes affluèrent de la part de dirigeants civiques, de fonctionnaires dans des établissements scolaires, de célébrités nationales, de ministres de l’Evangile, de présentateurs d’émissions de télévision et de nouveaux médias de toutes sortes. C’est ainsi que commencèrent les Campagnes d’Evangélisation pour la Jeunesse de David Wilkerson en 1967, un ministère d’évangélisation qui a pour objectif d’atteindre directement les membres les plus indigents de la population, leur offrant de l’aide tant pour le corps que pour l’âme. Il sentit aussi le besoin d’atteindre les adolescents qu’il appelait « goodniks » – les enfants de familles aisées qui s’agitent à force de s’ennuyer – pour les empêcher d’être attirés dans une vie d’esclavage exercé par la drogue, l’alcool, la violence ou l’anarchie.

La Croix et le Poignard

L’histoire des premières années du ministère du pasteur Wilkerson à New York est racontée dans « La Croix et le Poignard ». Le livre, qui fut publié en 1963, est devenu un succès et a été distribué à plus de 15 millions d’exemplaires dans plus de 30 langues. En 1969, un film de cinéma du même titre fut produit, mettant en scène Pat Boone dans le rôle de David Wilkerson et Erik Estrada dans le rôle de Nicky Cruz, l’adolescent membre de gang dont la vie avait été radicalement transformée par Christ. Le film relatait de nouveau l’histoire inoubliable des actes de la charité pleine de tendresse et de l’amour éternel de Dieu pour les adolescents de New York, à travers le ministère du pasteur Wilkerson. Aujourd’hui, le livre continue à être un classique à succès et le film est encore regardé par des milliers de gens dans le monde entier. La conversion de Nicky Cruz fut le résultat des prières ardentes de David Wilkerson. Nicky raconte ainsi son expérience de la conversion :

« L’amour est la clé. C’est facile à dire, mais je crois que ces mots auront le même effet sur des cœurs solitaires qu’ils ont eu sur le mien. Oui, j’avais besoin de quelqu’un qui m’aimerait tel que j’étais, un jeune voyou dans les rues de New York. Non, il m’était impossible d’aimer quiconque avant de me sentir aimé moi-même et en sécurité. Si l’on m’avait vraiment aimé et accepté tel quel, il y a bien des chances que je ne me serais pas senti si seul. Belles suppositions que tout ceci pour les milliers de personnes solitaires qui ne voient aucun espoir d’amour dans leurs vies.

Par exemple, les jeunes dans les gangs de New York de douze à dix-huit ans proviennent en général de parents alcooliques, de prostituées, ou de gens très pauvres qui ne voulaient pas d’eux en premier lieu. Ils sont entrés dans le monde sans avoir été désirés. Très jeunes ils se sont sentis réprouvés pour des raisons qu’ils ne pouvaient comprendre, et les cicatrices du rejet dont ils furent victimes s’approfondirent avec chaque année qui passait. Qui peut aimer ces inadaptés? Qui veut les aimer?

Il n’existe dans le monde entier qu’une seule perspective d’espoir pour ces gens. Passons maintenant à un point de vue plus large. Peu ‘importe le degré d’amour ou de rejet que nous connaissions, la condition la plus solitaire que l’humanité connaisse est celle qui consiste à être privé de Dieu. Oui, l’amour est bien la clé. L’amour de Jésus Christ, dont je ne savais rien, était mon seul espoir. Mais, pour que cet espoir devienne réalité, il a fallu qu’il y ait de l’amour dans le cœur d’un être humain, qui est entré dans mon univers obscurci pour traduire ce message en termes que je puisse comprendre.

Le Film: 

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