Clément Le Cossec, l’apôtre des Gitans

Clément Le Cossec né le 20 février 1921 à Treffiagat et mort le 22 juillet 2001 est un pasteur pentecôtiste des Assemblées de Dieu (ADD) et missionnaire évangéliste. Il est le précurseur du réveil évangélique parmi le peuple Roms (Tsiganes,gitans, manouches..) en Europe, en Inde et en Amérique du Nord et du

Clement Le Cossec

Sud. Il est le fondateur de la Mission Évangélique Tsigane (MET) en 1952, connue sous le nom de « Vie et Lumière ».
On estime qu’il serait à l’origine de la conversion de plus de 500 000 Tsiganes en Europe dont 100 000 en France. Ses partisans diront d’ailleurs de lui qu’il est « l’apôtre des Gitans ».

Biographie

Il est originaire d’une famille bretonne catholique et très pauvre. Son père était marin-pêcheur, mutilé de la guerre 1914-1918. Son père muté en Normandie, Clément Le Cossec connait, en plus de la misère et de la maladie, le rejet, le mépris, en tant que Breton. Cette situation lui permettra par la suite de mieux comprendre la souffrance d’un peuple mis à l’écart. Il se convertit à l’âge de 14 ans, au Havre, avec toute sa famille. Dans une réunion évangélique au Théâtre du Havre, son père aurait été guéri instantanément de son problème cardiaque, de ses rhumatismes et de son eczéma. De là nait sa vocation de s’occuper des pauvres et des rejetés en leur annonçant l’Évangile. Après des études secondaires, une formation commerciale et technique, il suivra une formation biblique par correspondance, avec l’école Biblique des ADD britanniques à Londres.
À 25 ans, en 1946, il est pasteur protestant dans une église à Lille. Plusieurs évènements l’amèneront à s’occuper de familles tsiganes dans le besoin. Arrivé en Bretagne en 1950, il entreprend la fondation de l’Église Évangélique de Rennes, avec le concours de l’évangéliste anglais Douglas Scott, promoteur du Mouvement de Pentecôte en France. Mais c’est à Brest en 1952, que commence son ministère en faveur des Gitans, quand des Tsiganes convertis, viennent lui dire qu’aucun pasteur ne souhaite les baptiser. Voyant le besoin de ces gens illettrés et sans enseignant, il pratiquera des centaines de baptêmes en mer, puis il décidera de laisser son église de Rennes entre les mains d’un jeune pasteur, en 1958 pour s’occuper des trois mille Tsiganes nouvellement convertis.
Clément Le Cossec se retrouve alors sans aucun soutien financier. C’est alors qu’il décide de mettre sa revue Lumière du monde crée en 1947 pour la jeunesse, au service des Tsiganes. Elle deviendra Vie et Lumière en 1960 et lui permettra le soutien d’un salaire équivalent au SMIC.
Deux mille Tsiganes venus de toute l’Europe se sont rendus au cimetière-sud du Mans, aux obsèques de leur « apôtre » mort d’un cancer à l’âge de 80 ans.

Le début de son ministère: l’église roulante

Elle commença à Rennes en 1958, où il décida de partir à l’aventure avec le peuple tsigane, sur les routes en France d’abord, puis en Belgique, en Hollande en Allemagne, mais aussi en Espagne, au Portugal en Italie. Par la suite il voyagea dans plus de 40 pays au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Argentine ou dans les pays de l’Est.
Très tôt, dès 1950 comme à Saint-Jacques, près de Rennes, des rassemblements évangéliques, sous forme de conventions sont organisés. Aujourd’hui, ils rassemblent 5000 caravanes, soit l’équivalent de vingt à trente mille Tsiganes. Leurs réunions ont lieu dans des bâtiments loués ou sous d’immenses chapiteaux dressés à l’occasion. Elles sont tout public, au vu des affiches et des nombreux tracts distribués sur leurs lieux de passage. Même les autorités locales (maire, police, préfets) sont invités.

Le grand Réveil

Le réveil spirituel s’est accompagné dira-t-il, pour ce peuple par de nombreuses guérisons.
Il participa aussi étroitement à l’éducation de Roms convertis, en leur apprenant à lire et à écrire, puis en leur apportant un enseignement biblique, afin d’établir des pasteurs tsiganes dans ces églises naissantes. Car dira t-il, un « réveil n’est durable que dans la mesure où il y a des cadres spirituels ».
Clément Le Cossec veut prendre modèle sur l’apôtre Paul dans la Bible, qui demande à son compagnon Timothée, de confier ce qu’il a entendu par sa bouche « à des hommes capables de l’enseigner aussi à d’autres ».
C’est dans une humble caravane, avec une poignée d’élèves que le « pasteur des Gitans » commença les premiers cours bibliques itinérants. Puis, à cause des demandes d’inscriptions toujours plus nombreuses, il sera très vite secondé par un jeune pasteur tsigane : Denis Théom, surnommé Payon. Il s’adjoindra aussi Georges Meyer, qui succédera plus tard à Clément Le Cossec à la présidence de La Mission Tzigane Évangélique, en 1973.
Confronté à des vocations encore plus nombreuses, il achètera en 1967, une première propriété dans le Loiret près de Gien (le château à Les Choux) pour accueillir les futurs prédicateurs. Loin de n’accueillir que des Gitans, ce centre de formation permettra aussi la formation biblique de quelques « sédentaires » à l’image du pasteur Michel Genton. D’une trentaine d’étudiants, ils passeront à plus de 200 en 1996. D’autres Tsiganes devenus pasteurs viendront grossir l’enseignement de l’École biblique française, parmi les plus connus : Charles Welty (Tarzan) et Wasso Ferret (Balo) .
D’autres écoles Bibliques naîtront dans plusieurs pays d’Europe et en Inde.

Action sociale

La mission évangélique tsigane, représentée dans 40 pays finance des lieux de cultes, des orphelinats, rémunère des médecins et infirmières pour aller soigner les enfants et membres de la communauté tsigane. Clément le Cossec fit construire, en faveur des pauvres et des déshérités tsiganes de l’Inde, 18 pensionnats accueillant 900 enfants.
Face à la pauvreté de certains Tsiganes, il n’hésitera pas à acheter des costumes à ses élèves prédicateurs, avec l’argent issu d’offrandes. Comme ce fut le cas pour les évangélistes Mandz et Pinar au début de leur mission.

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John Sung  » le Briseur de Glace  » le prophète oublié du réveil chinois

L’Eglise moderne, tout comme l’Israël d’autrefois, ne s’est jamais sentie à l’aise avec les prophètes de Dieu. Dans toutes les églises d’aujourd’hui, vous pouvez trouvez des personnes qui se font l’écho des paroles bornées du roi Ahab : « Est-ce toi (Elie) qui trouble Israël ? » (1 Rois 18:17). Généralement, quand quelque chose présente un goût désagréable à nos yeux, nous nous efforçons d’y ajouter quelque chose d’autre pour l’adoucir. Parce que la chrétienté contemporaine est si mal à l’aise avec la voix prophétique de la repentance, certains essaient de redéfinir le rôle du prophète comme confiné uniquement à encourager l’Eglise par rapport aux événements futurs. Les prophètes ne sont pas placés au milieu de nous pour nous chanter de douces berceuses, ce sont des systèmes d’alarme pour la Maison de Dieu ! Leonard Ravenhill a décrit le rôle du prophète de la manière suivante : « Les prophètes sont des hommes de Dieu de l’urgence destinés aux heures de crise. Ils réussissent dans la perplexité, surmontent l’adversité, font échouer la calamité, apportent le vin nouveau du Royaume pour faire éclater les outres flétries de l’orthodoxie, et enfantent le réveil. »

Un des hommes prophétiques parmi les plus uniques du 20e siècle fut John sung. Il exerça un véritable ministère apostolique d’évangéliste, avec d’innombrables signes et miracles accompagnant son ministère. Contrairement à quantité d’autres saints modernes dont j’ai eu l’occasion d’étudier la vie, John sung fait la synthèse de cette rare combinaison de pureté et de puissance néotestamentaire. Sa vie et son ministère furent puissamment marqués par une véritable onction prophétique. Il fut l’incarnation d’un zèle enflammé, d’une passion inextinguible et d’une hardiesse inexorable. Certains l’appelaient le  » John Wesley de la Chine « , tandis que d’autres,  » le Briseur de Glace  » ou  » l’Apôtre du Réveil « . Pratiquement tous ceux qui ont été témoins de son ministère ou l’ont étudié, le considèrent comme l’un des plus grands évangélistes de notre siècle. Pourtant, à notre grande honte et à notre grande perte, il a été pitoyablement oublié et négligé par la majorité de l’Eglise occidentale. Il fut le prophète oublié du réveil chinois oublié de 1927-1937.

John sung naquit le 27 septembre 1901 à Hinghwa dans la province de Fukien, dans le Sud de la Chine. Il était le fils d’un ministre méthodiste respecté et se convertit à l’âge de 9 ans alors qu’il était jeune garçon. En 1920, John sung, à l’âge de 19 ans, partit pour l’Amérique pour étudier à l’Université Wesleyenne d’Ohio. Il alla plus tard étudier à l’Université d’Etat d’Ohio et à l’institut biblique Union Theological Seminary. Cinq ans et deux mois après son entrée à l’université, il obtint trois diplômes académiques : une licence de science, une maîtrise de science et un doctorat, tout cela en faisant parallèlement un travail de domestique à plein temps. Cependant, ces hauts diplômes ne furent pas sans créer de grands dommages dans sa vie spirituelle. Après quelques années passées en Amérique, nourri au régime régulier de la philosophie mondaine et de la théologie libérale, John Sung finit par devenir rétrograde et douter de tout ce que son père lui avait enseigné.

Le 10 février 1927, à peu près au même moment où le réveil commençait à éclater en Chine, John sung reconsacra sa vie au Seigneur Jésus-Christ. Ce fut juste le commencement d’un travail plus profond. Après s’être repenti de ses péchés, il fut soudainement rempli d’une joie inexprimable. Il commença immédiatement à prêcher à tous ses collègues d’université et professeurs. Ce changement radical dans le comportement de John sung amena certains à croire qu’il était devenu déséquilibré. Très vite, les autorités de l’institut biblique l’envoyèrent dans une maison de déments. On ne l’autorisa à prendre avec lui que sa Bible et un stylo à encre. Plus tard, il se réfèrera à cet asile psychiatrique comme sa véritable école biblique. John Sung fut incarcéré pendant 193 jours, un petit peu moins que six mois. Pendant ce temps, il lut sa Bible du début jusqu’à la fin 40 fois. Il consacrait presque chaque fois une heure à son réveil à lire la Bible et à prier. A travers ces mois de solitude silencieuse, le Saint-Esprit était en train de poser les fondements du ministère de réveil de John sung. Il était en état de préparation pour participer à l’un des plus puissants réveils du 20e siècle.

Après avoir été finalement relâché, John s’embarqua pour Shanghai le 4 octobre 1927. « Il avait été 7 ans et demi aux Etats-Unis. Il était maintenant un homme d’une érudition stochastique éminente, et sans aucun doute, n’importe quelle université nationale de Chine aurait accueilli ses services… » En dépit de toutes les opportunités possibles que sa formation aurait pu lui offrir, John sung était déterminé à rentrer chez lui pour prêcher à ses compatriotes. Il réalisait que ce dont la Chine avait le plus besoin ce n’était pas plus d’enseignants de science mais des prédicateurs de l’Evangile. Un jour, comme le bateau s’approchait de sa destination, il rassembla tous ses diplômes, décorations et ses lettres de recommandations de la part de ses paires, et les jeta par dessus bord dans l’océan. Seul son diplôme de docteur y échappa ; il le garda pour le bien de son père. Comme Paul, John sung pourrait dire : « Ces choses qui étaient pou moi un gain, je les ai regardées comme une perte pour Christ. » (Philippiens 3:7).

Après son retour en Chine, John sung se maria peu de temps après et rejoignit ensuite l’école biblique Bethel Bible School à Shangaï. En peu de temps, il devint l’évangéliste attitré de l’école. Il s’allia avec Andrew Gih et d’autres diplômés de l’école pour former le  » Groupe d’Evangélisation de Béthel « . Dieu utilisa cette équipe apostolique puissamment pour répandre les feux du réveil dans toute la Chine alors qu’ils partaient prêcher et chanter l’Evangile. Quand John Sung n’était pas en chaire, il était réservé et avait même une apparence faible. Toutefois, quand il prêchait, c’était un homme plein de ferveur et d’intenses émotions. Souvent il reculait et avançait sur la plate-forme ou quelquefois sautait par-dessus la balustrade de l’autel de communion. A d’autres moments, il parcourait les allées dans un sens et dans l’autre, pour pointer son doigt sur une personne de l’audience, et ensuite retourner au devant de l’église et enfin se tenir sur la balustrade de la communion pour terminer son sermon.

Il insistait toujours sur la repentance et le besoin d’un restitution complète chaque fois que cela était possible. Il dénonçait sans crainte tout péché et toute hypocrisie là où il en trouvait, particulièrement parmi les ministères endurcis. Et pourtant, il pouvait aussi émouvoir ses auditeurs avec le message du tendre amour sans fin de Christ, comme peu savaient le faire. Les réunions du Dr Sung étaient toujours accompagnées d’une mesure terrible de conviction et de brisement sur le péché. Ce n’était pas chose inhabituelle de voir des centaines de personnes ayant des larmes coulant sur le visage et criant pour obtenir miséricorde. Les personnes convaincues de péché se précipitaient fréquemment vers le devant pour confesser ouvertement leurs péchés devant l’assemblée entière.  » Souvent, au cours de ses prédications, le Dr Sung recevait le don de prophétie.  » A plusieurs occasions, il fit remarquer les péchés de quelque pasteur rétrograde avec une précision incroyable et effrayante. Leslie T. Lyall écrit : « Quelquefois, il choisissait un individu, un pasteur ou une personne en fonction dans l’église pour lui dire : « Il y a du péché dans ton cœur ! » et il touchait juste. »

Lorsque John Sung ne prêchait pas activement ou n’organisait pas une nouvelle équipe d’évangélisation, on pouvait habituellement le trouver en train d’écrire dans son journal ou de rajouter des sujets dans sa liste de prière déjà bien longue. Il priait avec soin pour les besoins des gens répertoriés sur une liste étendue qui comprenait plusieurs douzaines de petites photographies. John Sung était un fidèle intercesseur qui demandait toujours de petites photographies de ceux qui désiraient la prière, afin de l’aider à intercéder avec un plus profond fardeau. Où qu’il fût, il pressait les gens à s’adonner à la prière.  » Le fait que l’Eglise chinoise soit aujourd’hui une Eglise qui prie, peut être attribué en partie à l’influence et à l’exemple de cet homme qui priait.  » Rien ne pouvait entraver son temps de prière. John Sung se fit une habitude régulière de se lever chaque matin à 5 heures pour prier pendant deux ou trois heures.  » La prière pour John Sung était comme une bataille. Il priait jusqu’à ce que la transpiration suinte sur son visage.  » A certains moments, il s’effondrait littéralement sur son lit et pleurait et sanglotait de façon incontrôlable sous le fardeau de la prière d’enfantement. John Sung croyait que la prière était le travail le plus important du croyant. Il définissait la foi comme le fait de regarder Dieu à l’œuvre tout en étant à genoux. Monsieur Boon Mark dit de John sung :  » Il parlait le moins possible, prêchait beaucoup, et priait la plupart du temps. « 

Parce qu’il était évident que John Sung était un homme possédant une grande puissance dans la prière, les malades et les estropiés venaient de plus en plus à lui pour recevoir la prière pour la guérison de leurs corps. John Sung accordait toujours du temps pour prier tendrement pour leurs besoins.  » Dr Sung avait généralement une réunion dans chaque campagne à laquelle il parlait de la guérison et de la nécessité d’une repentance sincère avant d’inviter les malades à s’avancer. « Des centaines étaient instantanément guéris de toutes sortes d’affections et de maladies. Les aveugles recouvraient la vue; les boiteux marchaient, et les sourds et les muets étaient miraculeusement guéris pendant que John sung criait à Jésus dans la prière. Parfois, il imposait personnellement les mains aux malades et priait pour toutes les personnes, fussent-elles 500 ou 600 en une seule fois . En dépit de tant de merveilleuses guérisons accompagnant son ministère, il souffrit pendant des années de tuberculose intestinale. Par voie de conséquence, cette maladie le tourmentait au moyen de douloureux ulcères sanglants qui s’infectaient. Néanmoins, il continuait encore à prêcher avec ferveur, quelquefois dans une position à genoux pour alléger la terrible douleur. Finalement, après des années de souffrance due à cette affliction, il mourut à l’âge de 43 ans seulement, le 18 août 1944. John Sung fut un vrai pionnier du réveil. Il conduisit une quantité démultipliée de Chinois et d’asiatiques du Sud-Est, par milliers, à de nouvelles dimensions de réalité et de puissance spirituelles.

L’appel au réveil, c’est un appel à être pionnier ! Si nous sommes sérieux par rapport au réveil, nous devons être prêts à aller dans des sentiers où l’Eglise moderne n’a jamais été ou qu’elle a oubliés. Par conséquent, nous devons arrêter de regarder au christianisme contemporain pour trouver les étapes à la réalisation de nos rêves et visions de réveil. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser la faiblesse et l’échec actuels de l’Eglise dérober notre espoir et notre foi dans un futur réveil. Dieu ne nous appelle pas à imiter les choses faibles autour de nous. Il nous invite à avoir foi en Lui en vue de voir la puissance et la pureté de l’Eglise telle qu’elle est dans le Nouveau Testament ! Nos soixante-dix années sont terminées, et il est temps pour nous d’arrêter d’écouter Sanballat et Tobija pour nous occuper de la reconstruction de la Maison de Prière (Daniel 9:1-3, Esdras 1:1-5).