Les réveils modernes sont-ils assez profonds ?

Si vous me demandiez quel est, à mon avis, le plus grand besoin, je vous dirais que le plus profond besoin dans chaque réveil, c’est la repentance. Si les gens ne se repentent pas, le réveil ne sera pas assez profond (…). Avant qu’un authentique réveil puisse avoir lieu, les gens doivent se repentir. Je crains que dans nos réveils modernes, nous avons laissé passer le premier mot adressé par Dieu aux pécheurs. Son premier mot n’est pas « crois », mais « repens-toi » (…).

Si nous ne nous repentons pas, quelle est l’alternative ? Nous supposerons que nous pouvons nous passer de la repentance. Si nous éliminons la repentance – un changement de l’esprit et du cœur à l’égard du péché – l’alternative sera que les cœurs des hommes ne seront pas brisés; ils ne seront ni touchés, ni émus; cela sera en conséquence un travail superficiel (…). Mes amis, le soleil brille en ce moment, mais je dois vous avertir que la persécution vient. En Europe, nous sommes plus près de vous en Amérique, mais cela viendra ici aussi (…). Pas besoin d’attendre car nous entendons parler de la tribulation qui existe à cause de la Parole. Qu’un authentique prédicateur prêche la Parole et vous verrez bientôt les rangs de l’assemblée commencer à s’amenuiser. Vous pouvez toujours réunir une foule quand vous vous abaissez jusqu’à utiliser des méthodes psychologiques, mais quand vous commencez à apporter la puissantes Parole de Dieu, vous voyez souvent la foule s’amenuiser.

Les gens qui se sont repentis aiment la Parole. Plus la Parole sonde leur cœur, plus ils aiment cela (…).

Comment pouvons-nous avoir un réveil de repentance ? Je crois que trois choses sont nécessaires.

Nous avons besoin que l’on prêche davantage au sujet du jugement à venir (…). Parce qu’il y avait une vision du trône du jugement, notre Seigneur Jésus a pleuré sur les villes qui ne s’étaient pas repenties, et Il a dit que Sodome et Gomorrhe seraient mieux traitées que ces villes lors du jugement. Nous n’entendons pas beaucoup parler aujourd’hui du trône du jugement; les gens préfèrent parler du salut universel (…). Oh qu’il y ait davantage de prédications dans ce sens ! Mais, jusqu’à ce qu’ils tremblent eux-mêmes devant le trône du jugement, nos prédicateurs ne prêcheront jamais cela (…).

Deuxièmement, si nous voulons qu’il y ait repentance, nous sommes absolument impuissants si le Saint-Esprit ne la suscite pas (…) Je crois également que l’Esprit de Dieu est toujours prêt à amener les hommes à se repentir. Si vous prêchez sans l’Esprit de Dieu, les hommes s’endurciront, aussi avons-nous bien besoin du Saint-Esprit (…). Amis, votre labeur avec la Parole ne portera pas du fruit tant que les averses célestes ne l’arroseront pas. Dieu, envoie-nous les ondées ! « Demandez au Seigneur la pluie de l’arrière-saison. »(…) Tant que nous dépendrons de l’Esprit de Dieu, je crois que Dieu utilisera et bénira un ministère oint. N’y a-t-il pas une grande différence entre un ministère basé sur les dons humains et un ministère oint ? Certains prédicateurs éblouissent les gens par leurs dons, mais cela n’est pas une onction. Combien j’ai soif de voir un ministère oint, un ministère qui produit la repentance parce que les prédicateurs ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Ils ont saisi en Sa présence immaculée et lumineuse ce qu’est le péché (…).

Prions pour une nouvelle effusion du Saint-Esprit sur le prédicateur et sur chacun d’entre nous; prions jusqu’à ce que le sol soit amolli par la « pluie de l’arrière-saison » et jusqu’à ce que nous ayons un réveil plus profond, un réveil qui produit la repentance. Quand ce réveil se manifestera, nous resterons devant le Seigneur brisés, plus tendres et adoucis.

Source: Après le Baptême dans le Saint-Esprit, Donald Gee – Editions VIDA

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Les débuts en France : Hélène Biolley

Les origines exactes du pentecôtisme français restent dans l’ombre, tout comme ces pionniers inconnus, mais consacrés à Dieu qui bravèrent les obstacles pour évangéliser le pays de Voltaire. Néanmoins…

Dans son Histoire générale du pentecôtisme, Donald Gee relate qu’en 1909, il y avait à Paris une petite salle où se tenaient des réunions « pour ceux qui cherchaient le baptême du Saint-Esprit ».

Leonhard Steiner, Historien suisse du pentecôtisme, déclare que depuis 1909, existaient en France de petits groupes de croyants pentecôtistes, comme ceux de Paris et du Havre. Le professeur Bloch-Noell fait remarquer que T. Barratt eut un disciple en France, en 1907, un Hollandais qui avait assisté aux réunions de Barratt en Norvège.

Frank Bartleman, évangéliste célèbre, fruit de la Mission de la rue Asuza à Los Angeles, relate que, pendant son séjour en France en 1912, il avait visité un certain « frère Michael Mast qui avait une petite mission de Pentecôte à Rosny-sous-Bois, à seize kilomètres environ de Paris ».

Quelle que soit l’importance, pour l’avenir du mouvement de Pentecôte, des quelques cellules pentecôtistes françaises isolées, il est certain que l’essor de ce mouvement avant 1930 est dû à deux facteurs principaux.

Le premier facteur fut l’existence, au Havre, d’un établissement qui allait devenir en son temps le centre de l’activité pentecôtiste française, l’hôtel-restaurant sans alcool de Mlle Hélène Biolley.

Quant au second facteur, ce fut un esprit de réveil qui, comparable à celui qui prévalait au même moment dans le pays de Galles, captivait les esprits d’un petit nombre de chrétiens français. Henri Bois, historien français du réveil du pays de Galles, déclare que beaucoup de Français cherchèrent Dieu avec ferveur pour qu’Il envoie « une effusion de Son Esprit sur la France ».

Ce fut à l’hôtel restaurant sans alcool d’Hélène Biolley que le mouvement de Pentecôte a pris son véritable essor. Cette dernière ouvrit le Ruban bleu en 1909. Née en Suisse, elle faisait partie des « Cœurs purs », un groupe qui mettait l’accent sur l’examen de conscience approfondi : « Mes pensées sont-elles pures ? Ai-je traité mon voisin avec justice ? Ai-je honoré Dieu par mes actes ? » Mademoiselle Biolley, très cultivée et linguiste distinguée, était venue en France vers 1908 pour travailler avec la Société française de la Croix Bleue et l’aider dans sa lutte contre l’alcoolisme. Sachant que la population cosmopolite du port du Havre lui fournirait les occasions de travailler dans les bas-fonds et de relever les rejetés de la société, en particulier les ivrognes, elle y installa le Ruban bleu qui devint à la fois un hôtel-restaurant sans alcool et un centre religieux.

Dès le début, le Ruban bleu devint un centre important fréquenté par de nombreux chrétiens étrangers ; des missionnaires anglais et suédois, en route pour le Congo, s’arrêtaient souvent au Ruban bleu. Nombre d’entre eux avaient entendu parler de la Pentecôte ou étaient eux-mêmes des pentecôtistes. Leurs conversations éveillèrent la curiosité de Mlle Biolley à propos de ce mouvement suscité par Dieu.

Mlle Biolley invita au Havre un évangéliste bien connu, Smith Wigglesworth, qui avait tenu en Suisse plusieurs missions couronnées de succès. Il arriva dans cette ville en 1920, accompagné du prédicateur hollandais R. G. Polmann. Ils donnèrent une série d’études Bibliques sur la guérison divine et sur le baptême du Saint-Esprit. Ces deux sujets étaient particulièrement chers au cœur de cette femme pieuse.

Le Ruban bleu servait aussi de lieu de réunion pour l’école du dimanche et de centre de prière. Mlle Biolley qui croyait fermement à la puissance dans la prière, tint pendant près de trente ans des réunions de prière pour dames dans son hôtel-restaurant. Le sujet prédominant de ces réunions était : « persévérer dans la prière pour que le réveil souffle sur la France ». Les réunions pour adultes faisaient partie du programme religieux hebdomadaire. Les missions d’évangélisation spéciales jouaient un grand rôle dans la vie du Ruban bleu.

Après une mission avec Wigglesworth en janvier 1921, cinq personnes furent baptisées d’eau dans l’estuaire de la Seine. « Une jeune fille atteinte d’une maladie de cœur fut guérie lors de son baptême. Plusieurs personnes reçurent le baptême du Saint-Esprit. »

Le Ruban bleu devint rapidement le centre du christianisme évangélique en Normandie. Au cours de la décennie suivante, la réputation de son établissement parvint aux oreilles de trois jeunes gens qui devaient jouer plus tard un rôle important dans le mouvement de Pentecôte en France : le français Félix Gallice, le roumain Christo Domoutchief et le danois Ove Falg.

Les débuts de la Pentecôte en France furent donc insignifiants. Les quelques réunions pentecôtistes disséminées ça et là et indépendantes les unes des autres, le travail accompli par l’Église apostolique britannique, ne constituaient que quelques gouttes d’eau dans l’océan du catholicisme. Bien que n’étant pas pentecôtiste, mais très intéressée par ce mouvement, Mlle Biolley et son hôtel le Ruban bleu servirent de point de départ au développement futur de la Pentecôte en France.

Elle qui avait rencontré Douglas Scott en 1927 et avait vu les fruits de son ministère, l’invita à revenir au Havre. L’arrivée de Douglas Scott en janvier 1930 va marquer le début d’une longue période d’évangélisation intensive et fructueuse dans toute la France…

Marcher selon l’Esprit

Galates 5/23:« Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit »

Beaucoup d’âmes ont reçu la vie de l’Esprit ; mais la « vie de l’Esprit » et « la marche dans l’Esprit » sont choses différentes.
Quand nous sommes nés d’En Haut, l’Esprit nous a apporté la vie en Jésus-Christ ; quand nous avons reçu le baptême dans le Saint-Esprit, nous avons eu plus encore de vie dans l’Esprit, car c’est l’Esprit qui apporte la vie et qui l’apporte avec abondance.
On peut avoir cette vie et, cependant, ne pas marcher selon l’Esprit, c’est-à-dire, ne pas employer cette vie comme il convient.

Nous avons reçu la Vie Eternelle (la Vie Divine) en conséquence, employons là à Sa Gloire et pour cela, marchons dans l’Esprit.
NOTRE MARCHE, c’est tout d’abord notre vie extérieure, ce que les autres peuvent voir.
Marchons avec Christ dans l’amour. Nous devons être dignes de l’appel céleste que nous avons reçu et marcher dans la lumière comme Lui-même y a marché. Notre marche n’étant pas autre chose que notre vie extérieur, il est très important de se souvenir que ceux du dehors surveillent cette vie.
Ils ne peuvent voir la vie intérieur, connue de Dieu seul, mais ils connaissent notre vie extérieure, elle est une prédication que chacun donne à ceux de l’extérieur ; ne soyons pas une occasion de chute pour eux. Les incroyants s’attendent à nous voir « marcher » comme Christ a « marché » Lui-même.
Quand nous regardons les gens marcher dans la rue, nous devinons l’état de leur santé en examinant leur marche, ainsi que leur état d’esprit.
Combien plus encore la marche du chrétien est-elle significative au point de vue spirituel ! 
Ne disons pas posséder l’amour, la joie, ou la paix si nous ne le manifestons pas au dehors ; ne disons pas posséder la patience si notre conduite dément nos prétentions. L’esprit que nous avons en nous doit se manifester par les fruits, et les fruits de l’Esprit peuvent et doivent être vus par tous. Marchons, et de plus, marchons d’une manière qui glorifie Dieu. La marche a faire avec notre vie extérieure, elle parle pour ou contre Dieu ; mais pour marcher nous avons l’aide toute puissante du Saint-Esprit.

MARCHER… c’est ce que nous faisons avec nos pieds, sur la terre et non ailleurs. Parce que nous avons la vie dans l’Esprit, ne recherchons pas seulement les expériences merveilleuses dont rêvent tant de chrétiens à qui l’on parle du Saint-Esprit. Marchons sur la terre !
Paul, le grand apôtre, possédait la vie dans l’Esprit et il la possédait en abondance ; cependant, observons de quelle manière se terminent ses épîtres.
Nous y trouverons des conseils d’ordre pratique. Après avoir parlé du ciel aux Ephésiens, il revient sur la terre pour leur parler de nos devoirs: femmes, soyez soumises à vos maris… mais maris, aimez vos femmes…
Dans l’épître aux Romains, les premiers chapitres parlent de la vie de victoire qui est en Jésus ; des mystères de Dieu concernant les Juifs et les Païens, de la sagesse et de la beauté de Dieu ; l’épître se termine par des conseils pratiques.

Ce qui est vrai de toutes les Lettres de Paul l’est aussi de toute la Bible. Joseph, le patriarche, avait reçu des dons spirituels merveilleux, cependant, il organise en Egypte les réserves de blé pour sauver le pays de la famine. Daniel, le bien-aimé de Dieu, l’un des hommes les plus spirituels de la Bible, était Premier Ministre d’état.
Soyons pratiques dans notre vie chrétienne ; pratiques pour le service du Seigneur ; nous pouvons avoir en tout temps la communion joyeuse avec Dieu.

POUR MARCHER, ici-bas, nous mettons un pied devant l’autre d’une manière continue.
La marche exige la continuité: marchez dans l’Esprit et continuez dans l’Esprit.
La marche doit être continue année après année.
Je le dis avec assurance, je connais la Grâce de Dieu. Vous qui commencez, marchez d’une manière continue ; c’est là ! la leçon que Dieu veut vous enseigner aujourd’hui: apprenez à « marcher selon l’Esprit ».
En toutes choses, marchons d’une manière continue, même dans la prière, même dans la lecture de la Parole de Dieu ; faisons un peu chaque jour ; marchons tranquillement mais continuons régulièrement.
Cette « marche » n’est pas au dessus de nos forces ; chaque enfant de Dieu reçoit de LUI ce qui est nécessaire pour « marcher ». Hénoc, Noé, Abraham vécurent et « marchèrent » avec DIEU.
« Hénoc MARCHA avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que DIEU le prit » (Genèse V.24).
La fin de « la marche avec Dieu » sera la même pour nous ; nous irons avec LUI dans le Ciel !
Alléluia !

Donald Gee

La crainte

« Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de
sagesse ». (2 Tim. 17)gee
Ce passage commence en nous disant que Dieu nous a accordé des dons, et Dieu fait toujours aux hommes des dons précieux. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Le Seigneur Jésus a donné son sang précieux afin que nous soyons purifiés de tout péché, et nos coeurs sont purs et saints aujourd’hui. Le Seigneur Jésus nous a donné le Saint-Esprit; le Saint-Esprit nous a accordé des dons, et il en reste encore à recevoir. – Alléluia !

Nous voyons ici comment Timothée reçut un don de la part de Dieu. Il y eut une occasion solennelle où Paul lui imposa les mains et le mit à part pour le service du Seigneur.
Ce sont des moments merveilleux…!
C’est Dieu qui transmet ses dons à travers des humains. La puissance n’était pas, à Paul, elle est à Dieu, mais Dieu travaille par son serviteur Paul. Il en est de même aujourd’hui: toute puissance est en Jésus-Christ. Et c’est comme cela que Dieu se servit de l’apôtre Paul pour apporter ce don à Timothée.
Dans le verset 7, il nous est parlé d’une chose que Dieu ne nous a point donnée, puis de trois choses qu’il nous a données.
Tout d’abord, nous apprenons que Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, et je me réjouis de cela, parce que la peur amène les tourments et nous même à l’esclavage… et maintenant nous sommes libres.

Je veux parler à vos coeurs pendant quelques instants sur ce sujet très important.
Avez-vous peur de Dieu, ce matin ?
Avez-vous peur de lui parce que plus tard vous l’aurez comme juge pour le péché ? 

Si vous avez peur de Dieu comme juge, il faut venir dès maintenant à Jésus.
Alors ces craintes seront enlevées de votre coeur, il sera votre Père Céleste.
Peut-être y a-t-il des chrétiens qui ont encore peur de Dieu. Ils savent qu’ils sont enfants de Dieu, veulent faire la volonté de Dieu, mais ils pensent que leur Père est là pour leur couper la tête s’ils font des erreurs. Dieu n’est pas comme cela. La vie chrétienne EST une vie heureuse.
Il va sans dire que nous faisons des fautes, mais Dieu n’est jamais fâché pour nos fautes, car notre coeur l’aime. Nous sommes encore de petits enfants et notre connaissance est bien imparfaite, et notre Père Céleste nous aime. Il use avec nous, de beaucoup de patience. Marchons donc dans le chemin avec joie, parce que Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité et de crainte.
Je veux parler, en accord avec cette question, de la guérison divine. Parfois, nous avons peur des maladies, et dans cette peur il y a du tourment « J’ai une douleur ici ou là; je crois que je serai bientôt mort ». La peur ne vient point de Dieu, la peur vient de Satan.

J’ai appris cette leçon moi-même, à cause de mon père. Il avait toujours peur d’une certaine maladie, et s’il s’imaginait que dans le tramway où il se trouvait, quelqu’un avait cette maladie, il voulait descendre pour en prendre un autre. A vingt neuf ans, il eut justement cette maladie et à trente et un, il est mort. J’étais encore un petit garçon. Les autres parlaient de moi et disaient : « le pauvre petit ! il passera par le même chemin que son père !  »
Et je passai par cette peur. Mais Dieu m’en a délivré!
C’est peut-être le cas de quelqu’un parmi vous ; il y a dans votre coeur la crainte d’une certaine maladie. Je veux vous dire que Jésus peut vous en délivrer. Jésus ne nous a point donné un esprit de crainte. Il faut que cette crainte disparaisse. Dieu peut délivrer de la crainte et de la peur.
J’ai une autre pensée à vous présenter. C’est sur le baptême du Saint-Esprit. Certains ont une crainte quand ils se mettent à rechercher ce baptême. « Peut-être recevrai-je quelque chose de mauvais, un esprit mauvais… », Dieu ne peut les bénir. Et tout le temps qu’ils prient, ils sont entrain de regarder autour pour voir s’il n’y a rien de mauvais, et au bout d’un certain temps ils se demande pourquoi Dieu ne peut les bénir.

C’est la peur qui les en empêche. Il faut une confiance parfaite. Si nous demandons à notre Père Céleste du pain, c’est du pain qu’il nous donnera. Si nous prions au nom de Jésus, c’est celui-ci même qui sera notre protecteur.
Je crois que nous sommes ici avec des coeurs purs, nous voulons le réveil, voir des âmes sauvées et Christ glorifié; nous voulons être remplis du Saint-Esprit et je suis parfaitement sûr que rien de mauvais n’arrivera, nous n’aurons aucune crainte : Dieu nous en aura délivrés.

Maintenant, je veux voir avec vous les trois choses que Dieu nous donne.

1) Il nous donne la puissance et la force

Je sens cette puissance parmi nous ce matin. Non, pas une puissance terrestre, mais céleste, non une puissance humaine, mais divine. C’est la dynamite du ciel, et le Seigneur peut nous donner parfois des explosions de gloire. C’est une chose merveilleuse de recevoir le baptême du Saint-Esprit et je ne doute pas que plusieurs parmi vous l’ont reçu. C’est la dynamite céleste, et quand Satan voit cela, il tremble. Mais il faut une étincelle
pour mettre le feu à cette dynamite. Alors, il y aura des âmes sauvées. Ne continuons pas à demander, Dieu veut que nous réalisions. Dieu veut que nous agissions.

2) Dieu nous a donné de la charité
Je suis content pour cela. Si vous avez de la dynamite il faut vous en servir de la bonne manière; autrement, vous feriez plus de mal que de bien. Dieu ne nous a pas donné seulement la puissance, il nous a donné aussi de l’amour.
L’autre jour un frère m’a conduit dans son auto, et dans cette auto, il y avait de la puissance, elle pouvait monter les collines. Elle avait de la puissance…! Mais notre frère tenait le volant sans cela la voiture n’aurait pas suivi la route. Dieu nous a donné de la puissance, mais aussi de l’amour, de la charité pour nous tenir sur le droit chemin. Je suis heureux de cela.
La charité est un fruit de l’Esprit. La charité pense toujours aux autres avant soi.
Il nous faut rester sous les rayons du soleil de Justice afin que ce fruit puisse croître.

3) Dieu nous a donné un esprit de sagesse
Béni soit Dieu. Beaucoup disent: « c’est juste ce qui nous manque ». Nous bénissons Dieu de ce qu’il nous a donné un esprit de prudence. Et je suis persuadé que cet esprit de prudence, c’est vraiment la volonté de Dieu au dedans de nous.
Le monde dit que nous sommes fous. Je crois que c’est le monde aujourd’hui qui est fou. Plus je vois le monde, plus je constate qu’il est fou. Je trouve que la terre va de plus en plus vers la folie… Mais Dieu nous a aimé en Christ, il nous a ouvert les yeux et nous voyons, non seulement la terre, mais aussi le ciel. Nous ne voyons pas seulement les banques terrestres mais aussi les trésors du ciel. Dieu veut que nous possédions toujours cet esprit de prudence. Restons au milieu de la route. Je vous dis: rester au milieu du chemin.
« Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse », et il en reste encore à recevoir.

Donald Gee