Les six vagues de Réveil

Le plus grand besoin du monde aujourd’hui est celui d’une formidable manifestation de l’Esprit de Dieu dans la puissance du réveil.  » Un réveil  » est le moment où Dieu Se révèle dans une sainteté terrifiante et une puissance irrésistible. Il s’agit du moment où Il visite le monde des hommes en leur communiquant une vision toute fraîche de Sa gloire et de Sa grâce et où simultanément Il leur révèle leur péché, leur faiblesse, et leur besoin désespéré de la miséricorde de Dieu. En temps de réveil, le peuple de Dieu est restauré de son état rétrograde, de son indifférence et de son inactivité. Le peuple de Dieu redevient préoccupé par les choses de Dieu. Il devient intensément fervent dans la prière, se rend à la Maison de Dieu plus fréquemment en recherche de communion et pour adorer. Il grandit dans une faim pour la Parole prêchée qui illumine et pénètre puissamment les cœurs de ceux qui l’écoutent, apportant la conviction de péché et demandant une réponse de leur part. Les croyants croissent dans la passion des âmes et deviennent profondément soucieux du combat spirituel à mener pour les perdus.

Par conséquent, en temps dé réveil, la prédication de l’Evangile reprend la prééminence et des multitudes sont converties. Quelquefois de puissantes onctions de l’Esprit de Dieu produisent des manifestations physiques telles que des profondes convictions, des larmes, des cris, des prostrations de tout le corps, des tremblements, de violentes secousses ou des rires.

Les résultats d’un véritable réveil sont également spectaculaires. Les caractéristiques normales de l’impiété disparaissent. Les blasphèmes et les mots malpropres, l’ivrognerie et l’immoralité, la malhonnêteté et l’égoïsme, tout cela est remplacé par une douce conscience de justice, de paix et de joie par le Saint-Esprit. Parfois des villes et régions entières sont affectées. D’autres fois, des nations entières sont si recouvertes de l’activité du renouvellement divin qu’il est rare d’y trouver des endroits qui ne présentent pas quelques signes de l’œuvre glorieuse de Dieu.

Les réveils surviennent généralement après un temps de déclin spirituel et moral prolongé. Par définition, un  » réveil  » requiert un état de mort, de négligence ou de perte. Cela s’est toujours avéré dans l’histoire. L’Eglise devient apathique vis-à-vis de son maître, de sa moralité et de sa mission. Elle perd son zèle et devient inefficace. Son adoration devient ennuyeuse et routinière et le nombre de ses membres décline. Elle a besoin d’être  » réveillée  » de temps en temps, pour sa propre survie.

 » C’est très significatif que, depuis la Réforme, les réveils se soient produits à une fréquence de plus en plus élevée. Encore et encore Dieu a secouru ce qui était au-delà de toute aide humaine : qu’est-ce qui aurait pu sauver l’Eglise sinon des interventions gracieuses de la toute puissance ? Le besoin ne peut que s’accroître alors que nous nous orientons vers la fin des âges.  » – D. M. Panton – cité par Arthur Wallis dans  » The Day of Thy Power  » (Le Jour de Ta Puissance), p.24 .

L’Eglise a également besoin d’être ravivée afin d’accomplir sa mission. Une Eglise morte ne sera jamais capable d’obéir au Grand Commandement en envahissant le monde avec l’Evangile du salut.

 » La conversion tranquille des pécheurs, l’un après l’autre, sous le ministère ordinaire de l’Evangile, doit toujours être considéré avec un sentiment de satisfaction et de gratitude… mais une manifestation périodique d’une conversion simultanée de milliers d’âmes doit aussi être désirée, parce que ceci a la capacité de démontrer d’une façon visible et impressionnante que Dieu a fait de ce même Jésus, qui a été rejeté et crucifié, à la fois Seigneur et Christ.  » – William Reid, cité par Arthur Wallis dans  » The Day of Thy Power  » (Le Jour de Ta Puissance), p.44 .

Ainsi, un réveil est ce dont l’Eglise et le monde ont besoin. Et le réveil est justement ce que Dieu désire donner. Il n’est pas réticent à ouvrir les cieux et à nous envoyer  » des temps de rafraîchissement depuis la présence de Dieu.  » En effet, il est juste de dire que les périodes de réveil ont toujours été le principal moyen que Dieu a employé pour faire avancer Sa cause et la cause de l’Eglise dans le monde.

 » Quoiqu’il y ait une influence plus constante de l’Esprit de Dieu qui, dans une certaine mesure, préserve Ses ordonnances, néanmoins la façon dont les plus grandes choses se sont faites pour concourir à cette œuvre, a toujours été celle de remarquables effusions de l’Esprit en des périodes spéciales de miséricorde…  » – Jonathan Edwards,  » History of Redemption  » (Histoire de la Rédemption) p.30

Le but de cet article est de présenter au lecteur chacun des mouvements successifs de l’Esprit qui se sont produits depuis la Réforme. Nous verrons clairement que le réveil a toujours été une priorité dans le programme de Dieu, et se trouve être une clé essentielle pour comprendre l’histoire chrétienne. Il s’agit uniquement d’une étude historique des réveils. L’exposé ne s’aventure pas dans des discussions sur les pratiques et la théologie. Il ne rentre pas non plus dans des discussions sur l’impact sociologique des réveils spirituels. La plupart de ces problèmes sont traités dans d’autres ouvrages de la Bibliothèque sur le Réveil (Revival Library). Nous nous limiterons plutôt au faits bruts concernant les réveils qui se sont déroulés sur la période des 300 dernières années.

Les six vagues

Il se peut que ceux qui ont lu des récits des réveils ne sachent pas qu’il y a eu plusieurs périodes très distinctes dans l’histoire des réveils depuis la Réforme au 16e siècle. Leur occurrence semble souvent spasmodique, aléatoire, imprédictible et irrégulière, mais ceci est très éloigné de la vérité.

Nous sommes reconnaissants à l’auteur et théologien très prolifique, le Dr J. Edwin Orr, pour sa vaste et soigneuse recherche sur l’histoire des réveils. Son travail a clairement mis en évidence plusieurs  » grands réveils  » et  » résurgences  » successifs et distincts. Ces périodes progressives de réveil sont incontestablement les moyens que Dieu a utilisés pour contrecarrer le déclin spirituel dans l’Eglise et pour promouvoir une avancée spirituelle dans le monde. Il y a eu six périodes ou vagues principales depuis la Réforme jusqu’au début du 20e siècle, chacune débutant respectivement en 1727, 1792, 1830, 1857,1882 et 1904.

Nous avons choisi d’utiliser l’analogie avec les  » vagues  » pour illustrer ces six périodes où Dieu a déversé Son Saint-Esprit, ranimant l’Eglise et réveillant les perdus. La vie d’une vague commence de façon imperceptible mais il existe un point à partir duquel elle devient visible et où l’eau commence à se lever. Très rapidement, elle atteint une crête, stagne, et décroît alors lentement. Ce processus se répète avec chaque nouvelle vague, soulevant un peu d’eau de la vague précédente et la poussant vers la nouvelle. C’est exactement ce qui s’est passé dans l’histoire des réveils.

Aux dates citées ci-dessus, et dans les environs, l’Eglise s’est délectée d’une fraîche vague de la bénédiction divine. Nous appellerons chacune d’elle un  » grand  » réveil parce que, bien qu’elle ait incorporé des réveils locaux, leurs effets ont traversé les frontières nationales et ont fini par atteindre une échelle mondiale.

Le Premier Grand Réveil à partir de 1727

Couramment appelé  » Le Grand Réveil « , ce réveil n’a certainement pas été le plus grand réveil en terme de croissance numérique ou d’étendue géographique. Néanmoins, il mérite son nom parce qu’il a été la première occasion discernable où l’Esprit de Dieu s’est répandu simultanément à travers différentes nations.

Historiquement, il est possible de faire remonter le début de ce réveil à la communauté morave appelée  » Herrnhut  » (la veille du Seigneur), où l’on fit l’expérience d’une visitation de Dieu après une période de prière, de repentance et de réconciliation en 1727. Nikolas, Comte Ludwig Von Zinzendorf, un Allemand, était le dirigeant de ce mouvement qui démarra une réunion de prière 24 heures sur 24, qui dura 100 ans. Dans les 65 années qui suivirent, la petite communauté envoya 300 missionnaires radicaux. Leur piétisme germanique ravivé était destiné à influencer deux autres champs de mission qui étaient inscrits dans le programme de Dieu à cete époque – l’Angleterre et l’Amérique.

Griffith Jones, un jeune prêtre anglican, souvent surnommé  » l’étoile du matin du réveil « , marqua la Grande-Bretagne à travers sa prédication de réveil durant une période d’au moins 10 ans avant que Théodore Frelinghuysen, un piétiste réformé hollandais, ne commençat à voir de remarquables conversions en Amérique. Il prêchait en 1727 avec des signes de réveil accompagnant son ministère à New Jersey. Le réveil se répandit parmi les Presbytériens Irlando-Ecossais sous le ministère de Gilbert Tennant, dont le père, William, fonda le célèbre « Collège Log  » qui plus tard devint l’Université de Princeton. Le réveil se répandit ensuite chez les baptistes de Pennsylvanie et de Virginie avant le réveil extraordinaire qui eut lieu à Northampton, dans le Massachusetts, sous le ministère de Jonathan Edwards en 1734. L’expérience personnelle d’Edward à propos des réveils, et sa pensée aiguisée, lui permirent de produire un certain nombre de théologies du réveil et d’observations pastorales qui aujourd’hui encore ne trouvent pas d’égal au niveau de leur sagesse et de leur perspicacité. Après cela, le réveil se répandit en Angleterre et fit une plus profonde avancée en Amérique par l’intermédiaire de la visite de George Whitefield en 1739.

Les effets du réveil furent phénoménaux. Il est difficile de trouver des statistiques, mais nous savons que 150 nouvelles églises presbytériennes démarrèrent en l’espace de 20 ans et 30 000 personnes s’ajoutèrent à l’Eglise entre 1740 et 1742, faisant doubler probablement sa taille. Les résultats moraux furent également remarquables. On établit neuf universités dans les colonies. La société sur toute la grande frontière fut profondément christianisée. Des aspirations missionnaires précoces commencèrent à émerger, notamment avec le ministère de David Brainerd parmi les Indiens. Ses mémoires constituent une lecture essentielle pour tous ceux qui recherchent un réveil.

De nouveau en Angleterre, un massif mouvement de réveil, attaché aux ministères de deux jeunes hommes, George Whitefield et John Wesley, avait démarré. Ils avaient été tous deux membres du Saint Club (Holy Club) à Oxford où il étaient étudiants. Wesley se rendit, encore inconverti, en Amérique pour prêcher aux Indiens en 1736, et y retourna en 1738. Le seul bénéfice qu’il tira de cette aventure fut son contact avec les Moraves qu’il ne pouvait pas comprendre mais pour qui il avait un grand respect. Au retour de Wesley, Whitefield s’était converti et prêchait déjà avec de grands résultats. Pendant 34 ans, il exerça un très magnifique ministère voué à la prédication, avec des signes de réveil qui l’accompagnèrent souvent. Son éloquence était persuasive et pleine d’autorité, et faite d’images vigoureuses et d’expressions très prononcées.  » Ses auditeurs étaient pris de surprise et transportés par un orage.  » (J.C. Ryle).

Le sommum du ministère de Whitefield coincida avec le célèbre Réveil de Cambuslang en 1742, où 20 000 et 30 000 personnes s’assemblèrent pour l’écouter prêcher. A la suite de sa prédication, il y eut des pleurs et une repentance en masse pendant une heure et demie.

Durant son ministère, Whitefield prêcha dans presque chaque ville d’Angleterre, d’Ecosse et du Pays de Galle, il traversa l’Atlantique sept fois ; il gagna d’inombrables âmes à Boston, New York et Philadelphie. On estima qu’il prêcha environ 18 000 messages remplis de puissance bien qu’aucun de ses 75 sermons enregistrés ne rendent justice à son style et à sa façon de les délivrer.

A l’ami de Whitefield, John Wesley, revient l’honneur d’être dans l’histoire l’architecte du réveil évangélique du 18e siècle. Converti en 1738, lors d’une réunion de prière dans la fameuse Rue Aldersgate, il continua à prêcher en plein air à Bristol et suivit Whitefield dans les endroits où ce dernier allait prêcher. C’est là que commencèrent ces manifestations inhabituelles qui étaient périodiquement présentes dans son ministère et celui de Whitefield : des gens tombaient, criaient, s’évanouissaient, hurlaient, se tordaient de convulsion, etc..

Wesley commença sagement des petites sociétés conçues pour servir à l’encouragement et le soutien mutuels. Celles-ci devinrent les précurseurs des réunions dans des salles de classe et ensuite de l’Eglise Méthodiste. Elles étaient sûrement utilisées pour conserver les fruits de l’œuvre du réveil. Wesley fut un prédicateur itinérant pendant 65 ans. Il parcourut lors de ses voyages à cheval une distance estimée à 400 000 km, et prêcha 40 000 sermons ! Il écrivit 233 livres, en comptant ses volumineux mémoires et un commentaire complet sur la Bible entière. Il laissa derrière lui 750 prédicateurs en Angleterre, 350 en Amérique ; 76 968 méthodistes en Angleterre et 57 621 en Amérique. Avec son frère Charles, il composa 9000 hymnes. L’influence de Wesley dépassa largement le cadre de sa longue vie. Ses pratiques et sa théologie ont touché des groupes de Sainteté, de Réveil, pentecôtistes et charismatiques même jusqu’à nos jours.

Il est clair que ce Réveil fut véritablement  » grand  » et eut un effet notable sur la majorité des pays où se trouvent ses chrétiens évangéliques. Il toucha l’Eglise en place, convertit des milliers d’âmes et eut des impacts sur les conditions sociales. Les historiens se réfèrent habituellement à l’année 1766, l’année de la révolution américaine, comme celle où le réveil avait atteint le maximum de sa puissance et commencé à décliner.

Le Deuxième Grand Réveil à partir de 1792

Ce  » Grand Réveil  » méconnu dura environ 30 ans et ses effets immédiats furent extraordinairement étendus. Il donna aussi une impulsion remarquable aux missions dans le monde.

Ce réveil commença par un mouvement de prière en 1784, lorsque John Erskine d’Edinburgh republia le fervent plaidoyer de Jonathan Edward pour la prière de réveil. Il portait le titre de  » Une Humble Tentative pour Promouvoir un Accord Explicite et une Union Visible du Peuple de Dieu dans la Prière Extraordinaire pour le Réveil de la Religion et l’Avancement du Royaume de Christ  » ( » An Humble Attempt to Promote Explicit Agreement and Visible Union of God’s People in Extraordinary Prayer for the Revival of Religion and the Advancement of Christ’s Kingdom « ). Les dénominations, l’une après l’autre, consacrèrent un lundi soir chaque mois à la prière, d’abord en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis.

Les barrières étaient énormes. Il y avait un déclin moral qui avait suivi la Guerre d’Indépendance en Amérique, la Révolution Française, l’infidélité et le rationalisme en Europe et partout des assemblées en état de déchéance progressive. Les débuts du réveil peuvent être localisés vers la fin de l’année 1791, dans les villes du Yorkshire, où il se répandit à travers toutes les régions et dénominations. Les méthodistes à eux seuls connurent une croissance numérique qui passa de 72 000 à la mort de Wesley en 1791 à presqu’un quart de million en l’espace d’une seule génération.

Dans le même temps, les églises au Pays de Galles commençaient à se remplir de nouveau et des milliers se réunissaient en plein air. Les Haldane (Robert et James) et Thomas Chalmers, avec quelques autres, prirent part à des réveils phénoménaux en Ecosse. L’Irelande, aussi, connut des réveils locaux, notamment parmi les méthodistes.

Un des résultats remarquables de ces réveils en Angleterre fut la fondation de la Société Biblique Etrangère (Foreign Bible Society), la Société Biblique Britannique (British Bible Society), la Société des Traités Religieux (The Religious Tract Society), la Société Missionnaire Baptiste (The Baptist Missionary Society), la Société Missionnaire de Londres (The London Missionary Society), la Société Missionnaire de l’Eglise (The Church Missionary Society), et une foule d’autres organismes d’évangélisation. Le réveil provoqua aussi de considérables réformes sociales ; les Anglicans évangéliques endossèrent avec succès le combat pour l’abolition du marché d’esclaves, les prisons furent réformées, les écoles du dimanche furent initiées et un grand nombre d’institutions de bénévolat démarrèrent.

Dans les autres parties du monde, il se produisit des mouvements similaires. Aux alentours de 1800, la Scandinavie fut touchée et en Suisse, une visite de Robert Haldane alluma le feu du réveil parmi les églises Réformées. L’Allemagne expérimenta le réveil et connut ainsi des réformes sociales durables et la ferveur missionnaire.

Aux Etats-Unis, le concept de la prière se répandait universellement depuis 1794, et avant la fin de l’année 1798, le réveil avait éclaté partout. Chaque état et chaque dénomination évangélique étaient touchés. Le petit-fils de Jonathan Edwards, Timothy Dwight, prit la direction de l’Université Yale en 1795 et vit plus de la moitié des étudiants se convertir en seulement un an. D’autres universités connurent avec profit des mouvements similaires de l’Esprit.

Orr rapporta qu’il n’y avait pas d’extravagances émotionnelles dans les réveils de la côte Est. C’était loin d’être le cas dans d’autres régions. Francis Asbury fut envoyé d’Angleterre avec Peter Cartwright et d’autres prédicateurs itinérants pour prêcher dans les Frontières. James McGready et Barton Stone furent les témoins d’un réveil stupéfiant à Kentucky en 1800, comportant beaucoup de tremblements, de secousses, de pleurs, de cris et d’évanouissements. En 1801, Barton Stone fut invité à prêcher à la maison de réunion de Cambridge dans la province de Bourbon. Une deuxième visite attira 20 000 personnes qui vinrent à une réunion de camp de 6 jours, pendant laquelle se manifestèrent des scènes de réveil étonnantes : des centaines tombèrent en même temps, tout cela avec des clameurs et des cris et beaucoup de conversions.

Les réunions de camp aux Frontières étaient souvent sabotées par des alcooliques et des moqueurs, dont beaucoup se repentirent et se tournèrent vers Dieu. Toutes les dénominations étaient bénies par ce réveil. Une communauté complètement sans loi fut transformée en une communauté remplie de la crainte de Dieu. La Société Biblique Américaine (The American Bible Society), la Société des Traités Américaine (American Tract Society), le Bureau Américain des Officiers pour la Mission Etrangère (American Board of Commissioners for Foreign Mission) et un nombre innombrable d’autres sociétés furent créés à cette période-là.

Le réveil qui commença en 1792 dura environ 30 années jusqu’à peu près début 1820, mais fut suivi très vite par le réveil de 1830 qui dura 12 ans avant de connaître une décade de déclin.

Le Troisième Grand Réveil à partir de 1830

Suivant de très près les pas du Deuxième Grand Réveil, la troisième vague de puissance céleste heurta avec force les rivages du monde évangélique, cette fois-là sans le déclin habituel. Asahel Nettleton et Charles Finney sont les noms qui viennent au premier plan sur la scène américaine, tandis qu’un autre Américain, James Caughey, fut le plus remarquable évangéliste de réveil actif en Angleterre.

Le ministère de Finney, très bien documenté, commença en 1830 et attira 100 000 âmes en une seule année ! les églises méthodistes épiscopales croissaient continuellement dans les années 1830, notamment au travers des réunions de camp. Mais leur nombre doubla entre 1840 et 1842. D’autres dénominations prospérèrent aussi.

Le plus grand effet de ce réveil fut ressenti bien au-delà des frontières de l’Amérique du Nord et même durant les siècles qui suivirent. La philosophie de Finney sur les réveils, formulée dans son autobiographie et expliquée dans ses  » Discours sur les Réveils Religieux « , toucha peu après des milliers de chrétiens et déclencha des réveils dans le monde entier.

En Angleterre, les réveils se généralisèrent tout au long des années 1830. Des évangélistes tels que Robert Aitkin et William Haslam entrprirent des missions entachées de succès. Le darbysme (Mouvement des Frères) débuta durant cette période, restaurant la doctrine de l’Eglise et la doctrine du retour de Christ. Ses personnalités remarquables étaient J.N. Darby et George Müller qui initia un travail pionnier dans l’orphelinat, l’évangélisation et l’entreprise missionnaire. Un autre mouvement de restauration fut conduit par Edward Irving qui croyait fermement dans la restauration des dons spirituels et des ministères apostoliques dans l’Eglise.

John Elias, Christmas Evans et William Williams prirent d’assaut le Pays de Galles à l’aide de leur puissante prédication. L’Ecosse aussi pouvait se targuer d’avoir ses grands évangélistes tels que John et Horatius Bonar, le revivaliste vétéran, Thomas Chalmers, Robert Murray McCheyne, W. H. Burns et son fils William Chalmers Burns.

Sur un front international plus étendu, il y eut des réveils locaux dans diverses parties du monde, notamment en Scandinavie, en Europe centrale, en Afrique du Sud, dans les îles du Pacifique, en Inde, au Malabar et au Ceylan.

Ce réveil qui commença en 1830 ne dura qu’environ 12 ans, se terminant aux alentours de 1842. Il est nécessaire de remarquer que cette période de réveil est souvent considérée comme faisant partie de la période précédente. Il y eut un constant courant de réveils spasmodiques entre 1800 et 1820, lesquels se tarirent durant les quelques années qui suivirent et qui, ensuite explosèrent de nouveau à partir de 1830.

Quelques uns des évangélistes tels qu’Asahel Nettleton jouèrent un rôle essentiel dans les deux périodes et certains historiens, en particulier Orr, se réfèrent à ce temps de réveil comme une  » résurgence « . Néanmoins, à cause des  » nouvelles mesures  » et de la position arminienne anti-calviniste de Charles Finney, ainsi que de l’influence incroyable du ministère de cet homme, la deuxième période devrait plutôt être considérée comme un événement séparé.

Le Quatrième Grand Réveil à partir de 1857

Ce Grand Réveil (souvent appelé le Troisième) fut le plus grand à ce jour en terme d’étendue, d’effets et d’impact sur la durée. Il commença à petite allure au Canada, lorsque 21 personnes furent sauvées, et crût de façon régulière pour atteindre le rythme d’entre 25 et 40 personnes converties chaque jour. Petit à petit, des rapports rendant compte de petits réveils commencèrent à voir le jour dans différents états d’Amérique. C’est alors qu’en septembre 1857, Jeremiah Lanphier, un homme d’affaire converti sous le ministère de Finney (une décade plus tôt), démarra une réunion de prière tous les mercredi midi dans une église de New York. Le petit nombre de personnes qui croissait continuellement décida de se rencontrer sur une base quotidienne début octobre. En l’espace de 6 mois, 10 000 hommes d’affaires se réunirent dans des réunions similaires dans toute l’Amérique ; ils confessaient leurs péchés, commençaient à se convertir et priaient pour un réveil. Ce fut un mouvement initié par des laïques qui moissonna un million d’âmes en deux ans. En 1858, de février à juin, environ 50 000 personnes par semaine étaient ajoutées à l’Eglise – dans une nation dont la population s’élevait seulement à 30 millions d’habitants.

Outre Atlantique, un autre million d’âmes furent gagné à Christ avant la fin de l’année 1865. Cela se passa en Grande-Bretagne dont la population était de 27 millions d’habitants. L’Ulster vit 100 000 convertis, l’Ecosse, 30 000, le Pays de Galles 100 000 et l’Angleterre 500 000.

Des entreprises d’évangélisation, de mission et de philanthropie bourgeonnaient dans l’esprit de tous. Moody et Sankey connurent leur plus grand succès. William et Catherine Booth, convertis sous le ministère de James Caughey, mirent en place l’Armée du Salut et attirèrent de grandes foules à Christ. Walter et Phoebe Palmer, l’évangéliste américain, furent les bénéficiaires d’une remarquable œuvre de l’Esprit au sein de leur ministère. Charles Haddon Spurgeon prêchait chaque semaine à des foules bondées, remplissant les plus grandes salles de Londres. Hudson Taylor initia la Mission pour la Chine Intérieure. Gawin Kirkham démarra la Mission en Plein Air (the Open Air Mission). Lord Shaftsbury se fit le champion de la cause des jeunes, des pauvres et des opprimés. Barnardo fonda ses célèbres orphelinats. David Livingstone et Mary Slessor propagèrent le travail missionnaire en Afrique. Ainsi fut l’impact du quatrième grand réveil.

Le réveil balaya aussi le monde entier. On rapporta des croissances rapides en Europe continentale, en Russie occidentale, en Australie, dans les Mers du Sud, en Afrique du Sud et en Inde.

Le Cinquième Grand Réveil à partir de 1880

Il serait très facile de se référer à cette période couvrant les années 1880 à 1903 comme une période exceptionnelle d’effort et de succès dans l’évangélisation, car la plupart des documents qui s’y rapportent ont trait au ministère de Dwight L. Moody, accompagné d’une quantité d’autres ministères qui naquirent aussi du réveil de 1857. Orr considère cette période aussi comme une  » résurgence « . Il est certain que le quatrième grand réveil avait produit un certain nombre de ministères fortement oints et motivés, mais lorsque nous observons la situation mondiale, nous discernons que le cinquième grand réveil n’est pas seulement caractérisé par un succès dans l’évangélisation mais par quelque chose d’autre en plein développement. Ce réveil fut très distinct dans ses caractéristiques et ses effets.

Le réveil à l’origine fut axé sur le ministère de D.L. Moody, un ministère que l’on peut décrire dans les termes suivants :  » des campagnes d’évangélisation hautement couronnées de succès alternant avec des réveils périodiques.  » Moody commença son ministère à Chicago et rentra à plein temps dans l’œuvre chrétienne en 1860, en se concentrant sur un travail dans son école du dimanche et au sein de l’organisation YMCA ( » Young Men’s Christian Association « , soit Association Chrétienne des Jeunes Hommes). Il fut un vase choisi par Dieu pour couvrir les étincelles du réveil de 1857-60 qui ralluma une toute nouvelle passion pour Dieu et pour les âmes dans le monde entier. Moody voyagea, avec son compagnon chanteur évangéliste, Ira Sankey, en Angleterre plusieurs fois. Parlant de la visite de Moody entre 1873 et 1875, Spurgeon la décrivit comme une  » visite grâcieuse  » et  » un rassemblement très mémorable de convertis « , en particulier à Newcastle et Edinbourg. Andrew Bonar, également, mentionne dans son journal  » la vague d’un véritable réveil à Edinbourg « , le comparant à l’expérience de réveil qu’il avait eu lui-même 35 années plus tôt. Des résultats similaires accompagnèrent Moody et Sankey dans leurs voyages en Angleterre, Irlande et Ecosse, où les plus grandes salles se remplirent.

Moody retourna en Angleterre entre 1881 et 1883 où il eut une influence formidable sur une nouvelle génération d’évangélistes aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et partout dans le monde. Sa mission de 1882 à Cambridge marqua le début d’un mouvement missionnaire estudiantin interdénominationnel et mondial. Bien que le YMCA aux Etats-Unis et les Unions Chrétiennes (Christian Unions) au Royaume-Uni aient tiré leur origine du réveil précédent (1857), l’influence de Moody transforma ces œuvres en de puissants mouvements missionnaires. Le groupe des  » Sept de Cambridge  » comprenant en son sein C. T. Studd, fut le produit des visites de Moody, et il poursuivit son chemin dans l’évangélisation de la Chine en 1885. Avant la fin de l’année 1911, Studd fonda le mouvement missionnaire W.E.C. qui eut de grands succès dans quelques parties d’Afrique. Wilfred Grenfell, le missionnaire de renom au Labrador, se convertit dans une campagne d’évangélisation menée en 1885 dans une tente, sous la conduite de Moody.

Des résultats similaires se produisirent aux Etats-Unis. Des milliers de jeunes hommes se portèrent volontaires pour le travail missionnaire et l’élan anglo-américain se répandit dans le monde entier, donnant naissance à la Fédération des Etudiants Chrétiens (Student Christian Federation) qui, à son tour, produisit un grand nombre d’éminents responsables chrétiens du début du 20e siècle.

Moody fonda l’Institut Biblique Moody en 1883, qui privilégiait les missions. L’Alliance Chrétienne Missionnaire (C&MA) prit forme à cette même époque sous l’impulsion de A. B. Sampson, et le Mouvement d’Effort Chrétien (Christian Endeavour Movement) naquit d’un réveil à Portland, dans le Maine, en 1880-1881.

D’autres évangélistes stimulés par Moody, se lancèrent eux-mêmes dans la moisson. Sam Jones, J. Wilber Chapman et Billy Sunday connurent un succès extraordinaire en Amérique du Nord. Andrew Murray exerça un puissant ministère en Afrique du Sud, et John McNeil fit de même en Australie.

Le réveil toucha le Japon au début des années 1880, augmentant l’assistance aux églises de 4000 à 30 000 membres adultes en l’espace de cinq ans. La Mission Intérieure de la Chine bénéficia d’une grande rentrée de nouveaux missionnaires. De nouvelles missions furent implantées dans de nombreux endroits non-évangélisés et des nouvelles de réveils furent rapportées en Inde, Afrique, Afrique du Sud, Madagascar, Amériques Centrale et du Sud.

Nous pouvons décrire cette  » résurgence  » comme  » un réveil missionnaire  » qui propulsa les flammes du réveil de 1859 plus loin encore à travers le monde entier, et batît les bases d’une Eglise forte – juste à temps pour le grand réveil du 20e siècle.

Le Sixième Grand Réveil

Un certain nombre de réveils eurent lieu dans différentes parties du monde, au tout début du 20e siècle.

Il est impossible de comprendre ces réveils en dehors de leurs racines issues du Mouvement de Sainteté qui s’était développé à la fin du 19e siècle. Bien sûr, la notion de  » sainteté  » n’était pas nouvelle. John Wesley plaidait la cause de la  » sanctification complète  » et du  » perfectionnisme chrétien  » dans son  » Compte-Rendu Intégral de la Perfection Chrétienne  » (‘Plain Account of Christian Perfection’). L’idée que la  » sanctification  » pouvait être expérimentée instantanément suite à la conversion était devenue normative dans la communauté wesleyenne. Les témoignages  » d’expériences de sanctification  » abondaient durant tout le 19e siècle. Par exemple, le livre de James Caughey intitulé  » Précis sur le Méthodisme (‘Methodism in Earnest’) porte en sous-titre : « …histoire d’un grand réveil en Grande-Bretagne, au cours duquel 20 000 âmes professèrent la foi en Christ, et dix mille professèrent la sanctification, en six ans environ, en association avec les travaux du pasteur James Caughey….  »

Phoebe Palmer tenait régulièrement des réunions dans le but de promouvoir la sainteté et fut le premier à employer l’expression  » baptême du Saint-Esprit  » pour décrire l’expérience de la  » sanctification complète « . Charles Finney embrassait également la doctrine de Wesley sur la sanctification et son successeur à la présidence de l’université Oberlin, Asa maha, commençait à enseigner que le baptême du Saint-Esprit était un baptême de sainteté.

Le Mouvement de Sainteté fut nourri et prit de la maturité sous l’influence d’une grande diversité de ministères, en sorte qu’au tournant du 19e siècle, l’Amérique en particulier était inondée de centaines de groupes de sainteté. Entre 1893 et 1900, 23 nouvelles dénominations sortirent de ce mouvement. Une recherche passionnée de plus de puissance, de sainteté, d’impact dans l’évangélisation et d’une plus grande effusion de l’Esprit, prit possession de l’Eglise.

Ceci fut l’arrière-plan des mouvements de réveil évangéliques et pentecôtistes du début du 20e siècle.

En 1900, un réveil éclata parmi les soldats Boers sud-africains qui avaient été capturés par les Anglais et transportés dans diverses colonies anglaises. A la fin de la guerre, en 1902, ils retournèrent en Afrique du Sud et le réveil les accompagna. Gypsy Smith récolta une grande moisson là-bas en 1904.

Au Japon, durant l’année 1900, l’Eglise doubla en taille alors que le réveil balayait les décombres dans beaucoup d’églises mourantes.

En 1902, Torrey et Alexander dirigèrent des réunions à Melbourne, en Australie, ce qui eut pour résultat la conversion de plus de 8000 âmes. Les nouvelles de ce réveil se répandirent comme un feu de brousse, ravivant une passion pour la prière et un nouvel espoir de voir Dieu agir d’une façon similaire partout ailleurs.

En 1904, Torrey et Alexandra étaient à Cardiff, au Pays de Galles, et, prenant conscience d’une réponse très faible à l’Evangile de la part des gens, ils appelèrent à un jour de prière et de jeûne. Soudain, les choses changèrent radicalement et des milliers se convertirent durant les 12 mois suivants.

Le jour de prière et de jeûne (d’après Torrey), Evan Roberts reçut une oction du Saint-Esprit dans une grande puissance, lors d’une réunion dirigée par Seth Joshua. C’est là que le réveil gallois commença. Ce fut le 22 septembre 1904.

Néanmoins, les racines du réveil remontaient à des sources plus lointaines. Le jeune Evan Roberts avait prié pour un réveil et une effusion du Saint-Esprit pendant 11 ans. Grâce à une vision qu’il reçut, Roberts croyait que Dieu allait envoyer 100 000 âmes. En réponse à une autre vision, il retourna chez lui à Loughor, quittant Newcastle Emlyn où il s’était inscrit à une Ecole Biblique.

Lors de ses quelques premières réunions, les cieux s’ouvrirent. La présence de Dieu semblait remplir l’atmosphère. Beaucoup se prostraient sous la conviction de péché, d’autres criaient en vue de la miséricorde et d’autres étaient si remplis de l’Esprit qu’ils imploraient le Seigneur d’enlever Sa main de dessus eux.

Très vite, le réveil se répandit dans d’autres régions dans le Sud du Pays de Galles. Des équipes de jeunes gens assistaient les prédicateurs tels que Roberts, Sydney Evans, Seth Joshua, Joseph Jenkins et R. B. Jones. Le réveil envahit ensuite le Nord du Pays de Galles. En l’espace de 6 mois, 100 000 personnes étaient venues à Christ !

Le Réveil Gallois devint vite le principal sujet de conversation à travers tout le monde chrétien. Partout où les échos du réveil retentissaient, ils semblaient provoquer une prière remplie de passion et allumaient les feux du réveil partout. Dans toute la Grande-Bretagne, les chrétiens se tournaient vers la prière et l’assistance au culte augmentait partout dans le pays.

En Scandinavie, un réveil était en cours, et se déployait comme un puissant embrasement, issu du Réveil Gallois. L’Allemagne fut touchée de façon similaire alors que la flamme se répandait à travers toute l’Europe. L’Autriche, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, les Balkans et la Russie connurent des réveils.

Les Etats-Unis subirent le contre-coup du Réveil Gallois dans presque tous les endroits. La prière, la conviction de péché et les conversions firent leur apparition spontanément, ce qui donna lieu à une croissance inhabituelle de l’Eglise.

En 1906, le Mouvement de Pentecôte moderne naquit dans la Rue Asuza, à Los Angeles, après une succession de réveils locaux tout au long de l’année 1905. Les nouvelles du Réveil Gallois stimulaient à davantage de prière, et soudainement l’Esprit-Saint descendit. Des réunions journalières étaient tenues durant les trois années qui suivirent. Les visiteurs s’attroupèrent dans ce lieu-là pour se saisir de la puissance de l’Esprit et ils ne furent pas déçus. Personne n’aurait pu s’imaginer que ce fut là le commencement du plus grand et plus efficace mouvement missionnaire que le monde eût jamais connu. Il marqua la naissance de ce qui fut un jour appelé  » la troisième force dans la chrétienté « . Plusieurs seraient d’accord de dire que 100 années plus tard, il a pris de l’ampleur jusqu’à devenir la force la plus grande et la plus puissante.

Presqu’aucun pays du monde ne fut exclu des effets de cet incroyable réveil. Pratiquement toutes les nations, sur les cinq continents, reçurent une nouvelle puissance venant du ciel, une nouvelle passion pour la prière et pour les perdus. Des centaines de milliers vinrent au Seigneur.

Conclusion

On ne peut s’empêcher de remarquer deux choses dans cet historique bien tassé des réveils.

1. Il ne fait aucun doute que Dieu a utilisé ces puissants réveils comme le principal moyen de restaurer la richesse d’une Eglise en déclin, et de faire avancer la cause de l’Evangile dans le monde. C’est la façon dont Dieu procède pour maintenir une Eglise dans la vitalité et c’est de cette façon que Dieu étend régulièrement Son Royaume, à la fois numériquement et géographiquement.

2. Il y a une similitude marquée avec l’expérience d’Israël à l’époque des Juges dans l’Ancien Testament. Le même cycle de péché et d’apathie, de déclin et de défaite, de prière désespérée en vue du secours divin, et, finalement, la puissante intervention de Dieu caractérisent chaque réveil. Peut-être se trouve ici un indice permettant à l’Eglise d’aujourd’hui de concentrer ses efforts dans la bonne direction.

Que Dieu nous accorde Sa grâce afin que nous prenions part au réveil qui vient avant le retour de Jésus !

Source: The Revival Library

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Il y a une énorme différence entre religion et Évangile

Il y a plusieurs religions mais un seul Évangile.

La religion est oeuvre de l’homme, l’Évangile est don de Dieu.

La religion, c’est ce que l’homme fait pour Dieu, l’Évangile, c’est ce que Dieu a fait pour l’homme.

La religion, c’est l’homme en quête de Dieu, l’Évangile, c’est Dieu cherchant l’homme.

La religion consiste pour l’homme à grimper l’échelle de sa propre justice avec l’espoir de rencontrer Dieu au dernier barreau.

Mais l’Évangile consiste pour Dieu à descendre l’échelle, par l’incarnation de Jésus-Christ, pour nous rencontrer, nous pécheurs, au barreau le plus bas.

La religion est bonne volonté, l’Évangile est bonne Nouvelle.

La religion est bons conseils, l’Évangile est glorieuse proclamation.

La religion laisse l’homme tel qu’il est. l’Évangile prend l’homme tel qu’il est mais en fait ce qu’il doit être.

La religion réforme l’extérieur, l’Évangile transforme l’intérieur.

La religion blanchit en surface, l’Évangile blanchit à fond.

Il y a beaucoup de religions mais un seul Dieu.

L’argent dans la bible

Il y a pas longtemps je regardais un film sur la vie de Charlie Chaplin. En quelques années sa carrière a décollé et il est devenu millionnaire et a possédé rapidement ses propres studios. Le riche anglais qui lui avait donné sa chance au théatre est mort ruiné après le crack de 1929. Vous pouvez être un héros un jour et un zéro le lendemain, millionnaire aujourd’hui et ruiné demain. Peu importe ce que vous gagnez ou ce que vous possédez, les finances sont soumises a fluctuation. Et si vous mettez votre confiance en l’argent plutôt qu’en Dieu vous faites le mauvais choix. S’inquiéter c’est manquer de confiance en Dieu, somme toute c’est ne pas avoir la foi. Vous me direz, c’est facile de causer comme cela. Combien de cheveux blancs je me suis fait en pensant à ma situation financière, combien de nuits à mal dormir. Mais finalement que y ai-je gagné à me charger ainsi? Dieu connait nos besoins, il connait notre vie et il connait notre budget même si nous nous le connaissons pas nous-même.

La parole nous dit dans Matthieu 6.31-34

Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

A chaque jour suffit sa peine, à quoi bon nous inquiéter et manquer de confiance en notre Père céleste, c’est lui qui nous tient dans sa main. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

Ces paroles peuvent sembler folles. L’évangile bouleverse l’ordre des choses, il nous secoue. Mais Dieu a choisit ce que le monde considère comme une folie pour confondre les hommes intelligents, pour renverser nos raisonnements humains. Ce qui nous paraît être une folie est la sagesse de Dieu. Qui peut dire à une mère de famille de ne pas s’inquiéter du repas du soir, de ne pas se tracasser pour habiller ses enfants? Pourtant l’évangile nous demande de faire confiance à Dieu.

Paul, fidèle en Jésus-Christ a lui aussi connu des temps d’abondance et d’autres temps plus difficiles mais il n’a cessé de faire confiance en son Seigneur pour sa nourriture, pour ses besoins. Il avait confiance dans la main de son Dieu et en sa bonté. Notre Dieu est riche en bonté et en miséricorde. Paul nous le partage dans sa lettre au Philippiens en disant: Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.
Dieu pourvoira à tous nos besoins. Est-ce que nous en sommes sûrs ce matin, en êtes-vous certain? Amen!
Paul a appris à avoir confiance en Dieu et non dans les circonstances. Nous devons plus voir les circonstances mais Jésus-Christ, notre regard doit portez plus loin. Nous devons avoir cette capacité à remettre nos soucis à Jésus-Christ. Il est dit que Paul savait vivre dans l’humiliation, et vivre dans l’abondance. Et qu’en tout et partout il a appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette.
Pourquoi donc avons-nous peur? Pourquoi cette peur de manquer? Je crois que nous trouvons une partie de la réponse dans l’évangile de Luc. En effet Jésus nous donne une piste, il dit:  Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. (Luc 16.13)

Certaines traductions nous disent vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent. Le chrétien doit-il être pauvre? L’argent est-il mauvais? Certains le prétendent. Mais je ne crois pas que c’est le sens de cette phrase. Nous ne sommes pas appelés à être des chrétiens pauvres et démunis, vivant dans la misère. L’esprit de pauvreté est un esprit mauvais, nous ne sommes pas non plus appelés à prêcher un évangile de prospérité. Un chrétien qui n’est pas riche n’est pas forcément abandonné de Dieu. Jésus nous parle de Dieu et de Mamon. Qui est Mamon? Mamon est un esprit, un esprit mauvais qui s’oppose à Dieu. Mamon est un Dieu qui était vénéré comme un Dieu des finances. Dans nombre de cultures ou de religions on trouve des dieux ou des divinités vouées aux finances. En Inde, c’est Devali qui est le dieu des finances par exemple. Chez les bouddhistes en Asie, il est fréquent d’amener des offrandes pour les esprits, de brûler des billets de banque avec de l’encens. Mamon est donc un faux dieu, une idole comme beaucoup d’autres. Nous sommes appelés à briser ces idoles qui gouvernent nos vies. L’esprit de Mamon fait de nous des esclaves, il nous fait croire que l’argent a un pouvoir sur nous, Mamon nous incite a donner une valeur disproportionnée à l’argent. Et il est dit dans 1 Timothée 6.10: Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas le servir lui et servir Jésus. Nous sommes placés devant un choix, le choix de Dieu est de son système où le choix de Mamon est le système de ce monde.

Mamon fait de nous des esclaves de l’argent alors que Dieu veut nous libérer de l’emprise de l’argent dans nos vies. Amen! Dieu veut nous rendre libre, il veut nous enseigner la vérité et veut nous libérer de l’esprit de Mamon. L’argent ne doit pas être notre maître mais être notre serviteur. L’argent ne doit pas être le but mais le moyen par lequel nous pouvons réaliser des choses pour Dieu. L’argent est un instrument pour les chrétiens pour bénir d’autres personnes, pour évangéliser, pour aider les pauvres. Il est là pour servir Dieu et non pas pour servir nos propres ambitions. Matthieu 6.33 nous dit: Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Nous ne devons pas rechercher l’argent qui n’est qu’un moyen, nous devons rechercher la source de toute chose et le reste nous sera donné en plus. Amen! Nous ne sommes que de simples gérants de la richesse de Dieu. Il est dit dans l’ancien testament que toute chose appartient à l’Eternel. Ta voiture ne t’appartient pas, ta maison ne t’appartient pas, rien n’est à toi, tout t’est donné pour un temps. Le Seigneur donne et reprend comme il veut. Il nous est demandé d’être un bon gérant, d’être fidèle dans les petites choses comme dans les grandes. Nous reviendrons sur la notion de gérance en comparant le système de Dieu et celui du monde.

L’instauration de la dîme

A qui appartient la dîme? Nous avons la réponse dans le livre du Lévitique.
Lévitique 27:30 S21
»Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel; c’est une chose consacrée à l’Eternel.

La dîme appartient donc à l’Eternel. Elle ne nous appartient pas. Tout appartient à Dieu, notre créateur. Dans le livre de l’Exode 19.5 le Seigneur nous dit: «Toute la terre est à moi». 

Et plus loin dans les Psaumes chapitre 24 on peut lire: «A l’Éternel est la terre et ce qu’elle renferme, Le monde et ceux qui l’habitent»! Non seulement les richesses de la terre appartiennent à l’Eternel mais chaque homme qui habite notre planète. Chaque être humain doit sa vie à l’Eternel. C’est lui qui nous a donné la vie, qui a insufflé la vie en nous. La parole nous dit: «car en Lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être». (Actes 17.28)

Ainsi nous ne possédons rien qui ne nous ait été donné par Dieu, même notre existence nous la devons à la grâce et à la volonté de Dieu notre Père.

Nous ne possédons donc rien. Nous ne sommes que des administrateurs des biens du Seigneur. En donnant la dîme, nous ne donnons pas notre argent, mais nous gérons son argent et lui rendons une chose sainte et qui lui est consacrée. La dime est sainte, c’est a dire consacrée, mise à part pour le Seigneur. Comme vous êtes saint et consacré la dime est aussi dans ce cas.

Dieu, par la dîme, n’a donc en réalité fait que de redemander aux hommes de Lui rendre les bienfaits qu’il leur a accordé. D’après la loi de Dieu donnée à Moïse. Les israélites devaient donner un dixième de leur bétail, du produit de leur terre, ainsi qu’un dixième de leur revenu en signe de remerciement à Dieu qui les bénissait.

Pourquoi était utilisé cette dîme?

Cette dîme était utilisée pour couvrir les frais du culte et pour assurer un soutien financier aux sacrificateurs. En gros, aujourd’hui on peut dire que cette dîme serait censée couvrir les charges de l’église, ainsi que le salaire du ou des pasteurs.

Mais il était demandé bien plus que cela aux fidèles. Les fidèles devaient payer 10% supplémentaires, savez-vous pourquoi? Pour faire la fête. Oui, le Seigneur nous demandais de mettre 10% supplémentaires de notre salaire pour faire la fête. Imaginez si vous gagnez 60’000 francs par année, vous deviez mettre 6’000 francs par année pour faire la fête. Quelle fête mes frères. On reconnaît bien notre Seigneur, un Dieu de Joie, un dieu qui aime ses enfants et qui connaît leurs besoins. Dieu sait que parfois nous devons nous amuser et faire la fête. Quelle joie de lire cela.

En plus de cela, tout les 3 ans, il était demandé aux fidèles de verser une dîme supplémentaire pour les pauvres, pour les mendiants, pour les gens en difficulté.

Dieu est un Dieu d’ordre, il est un Dieu qui pense à la prospérité de sa maison, il est un Dieu qui pense à nos besoins personnels, et il pense aux besoins des nécessiteux de notre monde. Amen!

Donner et recevoir: La loi de Dieu

Dieu par la dîme veut tester son amour pour Lui et pour les autres. Par nos dons et nos offrandes, il veut nous libérer de l’Esprit de Mamon, il veut mettre l’argent au service de l’homme et non pas l’homme au service de l’argent. L’argent est un bon serviteur, mais il est un mauvais maître. En instituant la dîme, en la gravant dans la loi qu’il a donné à Moïse et en la mettant dans notre coeur Dieu a un plan pour notre vie et la vie de nos frères et soeurs.

Pardonnez-moi de vous dire cela, mais Dieu se fout de notre argent. Ce qu’il veut c’est que nous lui donnions notre coeur. Dieu veut pas vous prendre votre argent par la dîme, par les offrandes mais il veut vous libérer de l’égoïsme, de l’avarice, de la peur du lendemain, il veut que vous soyez réellement libre. Il veut vous rendre riche.

L’apôtre Paul dans sa 2ème lettre aux Corinthiens nous dit 9.8: Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne.

Dieu peut nous combler et il veut le faire. Dieu ne veut pas des enfants pauvres, mais des enfants riches. Je ne suis pas ici pour faire l’apologie d’un évangile de prospérité, mais l’esprit de pauvreté doit être chassé de chacune de nos vies. Satan veut faire de nous des esclaves de l’argent et nous faire croire que nous avons besoin de lui. Mais c’est de Dieu que nous avons besoin, et c’est en Dieu que nous devons mettre notre confiance et ce Dieu d’amour qui nourrit les oiseaux du ciel et qui les habille prendra aussi soin de nous. Mettez Dieu en premier, et le reste vous sera donné en plus. Dans Malachie 3.10 on peut lire: Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. (Malachie 3.10) Aléluia !

Dieu pourvoit, Dieu veut nous bénir. Mais Dieu veut aussi que la surabondance que nous avons serve pour toute bonne oeuvre. Quelle serve pour aider notre communauté, nos frères et soeurs dans le besoins, pour l’évangélisation, pour financer des projets sociaux, pour nos jeunes, pour nos ainés et que sais-je encore. Les besoins sont nombreux.

Dans Agée on peut lire qu’un grand nombre de juifs connaissaient des problèmes financiers. Il semble qu’ils étaient plus préoccupés par leur propre maison que par l’état du temple de Dieu. Cela semble être à l’origine de leurs problèmes. Dans Aggée 1.3-6 on peut lire: ‘Est-ce le moment pour vous d’habiter vos maisons lambrissées, quand ce temple est détruit?’ Voici ce que dit maintenant l’Eternel, le maître de l’univers: Réfléchissez attentivement à votre conduite! Vous semez beaucoup et vous récoltez peu; vous mangez et vous n’êtes pas rassasiés; vous buvez et vous n’êtes pas désaltérés; vous êtes habillés et vous n’avez pas chaud; le salaire de celui qui travaille tombe dans un sac percé.

Nous ne devons jamais oublier que ce que nous possédons vient de Dieu et que de ne pas lui rendre au minimum sa part c’est un peu comme si nous le volions. Nous devons rendre à Dieu ce qui lui appartient de droit et ce qu’il nous demande. Nos biens ne nous appartiennent pas vraiment ils nous ont été confiés par l’Eternel pour que nous en faisions un bon usage. Avons-nous des droits sur ce que nous possédons pas? Un gérant est-il le propriétaire des affaires qu’il gère? Bien sur que non. Si votre patron vous demande de gérer ces biens et que vous vous servez dans la caisse vous êtes un voleur. Et la parole est claire, la loi de Dieu dit: Tu ne voleras point!

Le système de Dieu et celui du monde

Pour Jésus, notre rapport avec l’argent n’est pas une question morale mais avant tout une question d’ordre spirituel. La question est finalement sur quel Dieu fondez-vous votre vie? L’argent peut être l’expression de notre ouverture, de notre générosité, de notre capacité à nous ouvrir aux autres, de notre capacité à donner ou alors il est le signe de notre emprisonnement, de notre servitude, de notre esclavage à Mamon. Il nous enferme loin des autres ou loin de Dieu.

L’argent est un moyen de se procurer des bienfaits. Il peut faire tant de bien, mais il peut aussi faire tant de mal. La parole dit que l’argent est la racine de tous les maux. L’argent est devenu le Dieu le plus populaire de notre époque. Dans notre société l’homme sans argent n’est qu’un pauvre. La société le bannit, le rejette, il n’est rien.

L’argent a un pouvoir certain sur l’homme, dans ce sens il n’est pas neutre. On peut se laisser séduire par lui. Il fausse notre jugement, nous détourne de notre route. Il nous détourne de Dieu si nous n’y prenons pas garde.

Saint-Basile disait plus un homme boit, plus il a envie de boire. De même plus un nouveau riche amasse de biens, plus il a envie d’en amasser. Sa maladie augmente avec ses trésors.

Chacun peut être esclave de l’argent. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’argent pour être esclave de l’argent comme il n’est pas nécessaire d’être riche pour en donner. Le chrétien doit savoir mettre sa raison de vivre ailleurs que dans l’argent, dans la réussite, dans la domination.

Jésus nous appelle a être libre, à retrouver notre liberté vis-à-vis de l’argent. Car il est écrit: Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. (Jean 8.32) Et cette vérité c’est Jésus-Christ, présent ici ce matin pour faire son oeuvre.

Jésus veut nous affranchir de l’amour de l’argent, de l’avarice, de l’envie de bruler notre argent dans des choses vaines. Il veut nous affranchir des dettes, de l’esprit de pauvreté qui est sur nous. Il veut nous apprendre à donner et recevoir et non à vendre et acheter. Nous devons régler maintenant le problème de l’argent dans nos vies. Amen!

Le don, un instrument de libération

L’argent peut être un instrument de bénédiction, il peut corriger les déséquilibres. L’argent en Jésus-Christ peut devenir un puissant créateur plutôt qu’un destructeur.

Il est dit dans 2 Corinthiens 9.7: Que chacun donne comme il l’a décidé dans son cœur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Saint Gregoire de Naziance disait: «Le don fait avec chagrin et par contrainte n’a ni grâce, ni éclat. C’est avec un coeur en fête, non en se lamentant, qu’il faut faire le bien.» Amen

Voulez-vous faire le bien aujourd’hui? Voulez-vous vous enrichir aujourd’hui?

La parole nous enseigne que: Tel, qui donne libéralement, devient plus riche ; Et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. L’âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. (Proverbes 11.24-25) Amen!

Quel passage merveilleux. Voulez-vous vous enrichir? Grandir spirituellement? L’offrande, le don est nécessaire à notre spiritualité. C’est un acte de reconnaissance envers Dieu, celui qui nous nourrit et qui pourvoit à nos besoins. Grâce à votre dons, vous arrosez d’autres personnes, vous arrosez le champ de Dieu.

Dans Matthieu 6-19.20 on peut lire: Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler.

En donnant, vous vous amassez des trésors dans le ciel, vous remplissez votre compte en banque divin. Amen.
Dieu nous a donné la chance de vivre dans un pays ou regorge le lait et le miel, il a placé une bénédiction sur notre pays, cette bénédiction n’est pas seulement pour nous. Nous sommes appelés à la partager.

Les premiers chrétiens vendaient et partageaient leurs biens entre eux. Nous sommes appelés à partager, à donner. Jésus nous désire libre, c’est pourquoi dans le nouveau testament, il n’y a pas de minimum à donner, ni de maximum.

Dieu aime que nous donnions avec Joie, il aime que nous usions de notre discernement dans l’utilisation de l’argent. Il ne nous donne pas une recette toute faite. Il nous donne des pistes, des indications. C’est à chacun de décider, en se rappelant tout ce que Dieu a fait pour vous. Dieu n’a-t-il pas été généreux avec vous? Peut-être même qu’il vous a béni au-delà de toutes vos espérances.

La bible dit … Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. (Actes 20.35) André Gide le disait comme cela: Quand nous aurons compris que le secret du bonheur n’est pas dans la possession mais dans le don, en faisant des bien-heureux autour de nous, nous serons plus heureux nous-mêmes. Celui qui arrose sera arrosé, telle est la grande leçon de l’évangile et de l’argent.
Tout vient de notre Dieu, et c’est de sa main que nous avons reçu ce que nous pouvons offrir . (1 Chroniques 29.14)

Concluion

Ainsi nos dons doivent être proportionnels à nos revenus. Dans l’Ancien Testament, le minimum imposé était donc la dîme. Celui qui donnait moins désobéissait à la loi de Dieu et se rendait coupable d’un vol. Si la dîme est un étalon qui reste valable aujourd’hui, et qui représente un bon moyen de savoir ce qu’il est juste de donner, le chrétien est appelé à transcender cette loi et faire preuve de jugement dans sa façon d’honorer Dieu avec son argent.

Vous devez faire preuve de discernement et demander au Saint-Esprit de vous conduire dans la gestion de votre argent et pour savoir ce que vous devez donner pour le Royaume de Dieu. Jésus n’est pas venu abolir la loi, mais il est venu l’accomplir. Amen!

 

Le Saint-Esprit

La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Genèse 1.2

Le Saint-Esprit se mouvait au dessus-des eaux. Au commencement le Saint-esprit de Dieu était là tout comme il est là aujourd’hui. Amen!

Le Saint-Esprit a accompagné, a participé à la création du monde.

Mais qui est donc ce Saint-Esprit ? Ce Saint-Esprit qui était présent au commencement et qui est parmi nous aujourd’hui.

  • Tout d’abord le Saint-Esprit est Dieu. 

Il en a toutes les qualités, tout les attributs.

Le Saint-Esprit a accompagné les prophètes depuis le début de l’aventure humaine. Nous partagerons des textes un peu plus loin pour faire connaissance du Saint-Esprit. Amen.

– Le Saint-Esprit est le consolateur dont Jésus parle. 

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. (Jean 14.16-17)

Le Saint-Esprit est l’Esprit de Vérité. Il est un esprit de Sagesse et de connaissance.

Plus loin dans Jean 14. 26 on peut lire:

Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

  • Le Saint-Esprit nous enseigne.

Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. (1 Corinthiens 2.13)

Il nous transmet la parole de Dieu, il nous guide. Il nous révèle la volonté de Dieu pour nos vies.

Le Saint-Esprit est puissance. Cette puissance de Dieu n’est pas une capacité supplémentaire ; mais elle est une puissance destinée à ceux qui en ont besoin, à nous qui devons témoigner et partager la bonne nouvelle. Le Saint-Esprit se révèle dans notre faiblesse. «Il donne de la force à celui qui est fatigué et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources» Esaïe 40.29

  • Le Saint-Esprit intercède pour nous.

On peut lire dans Romains 8.26:

De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ;

Mais le Saint-Esprit possède aussi des sentiments. Il peut être attristé, il éprouve des sentiments, il possède une intelligence. L’Esprit est bien une personne et non une chose. Ce n’est pas une force, une simple influence, mais je le répète bien une personne divine.

Le Saint-Esprit au fil du temps.

Le Saint-Esprit était sur Joseph. Même pharaon le reconnait. C’est grâce au Saint-Esprit que Joseph est rempli de sagesse et doué d’une intelligence hors du commun.

Dans Genèse 41.38-39 Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l’esprit de Dieu ?

Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t’a fait connaître toutes ces choses, il n’y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi.

Le Saint-Esprit multiplie nos capacités. Il travaille à travers nous. Si nous suivons ses directives, il nous équipe pour le service et pour la grandeur de son Nom.

Cependant nous ne devons pas croire que c’est nous qui sommes grands. Nous ne sommes rien sans Lui, mais avec Lui nous pouvons tout.

D’ailleurs Joseph le confesse à Pharaon: Ce n’est pas moi ! c’est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon.

C’est Dieu qui agit en lui, c’est Dieu par son Saint-Esprit qui veut agir en nous. Il vient remplir nos manques, nos faiblesses. Il veut habiter en nous et faire de nous son temple.

Nous sommes le temple du Saint-Esprit. Amen.

Le Saint-Esprit nous oint. Le Saint-Esprit nous baptise, il est comme un feu. Il fait de nous des hommes nouveaux. Amen.

Le Seigneur l’a dit, il fait toute chose nouvelle. Il n’est pas un vulgaire réparateur, il ne rafistole pas, il ne fait pas du bricolage. Il est créateur. Il transforme, il renouvelle, il guérit, il sauve. Alléluia.

Ce Dieu-là, il peut nous délivrer de notre captivité, de notre aveuglement, nous faire mourir à notre ancienne vie et naître de nouveau.

Comme le dit Daniel: Notre Dieu que nous servons peut nous délivrer et il nous délivrera. (Daniel 3.17) Amen.

Peut-être ce matin, tu es là avec un besoin, avec une maladie, avec une attente particulière, peut-être ce matin, tu es venu ici pour la première fois et que tu veux toi aussi rencontrer ce merveilleux Saint-Esprit. Il te dit: Viens. Il te dit aujourd’hui je frappe à la porte de ton coeur. Je désire habiter en toi. Je désire soigner ta peine, tes angoisses. Je désire faire de toi un être nouveau.

En son temps, Samuel prophétisa au Roi Saül: (1 Samuel 10.10) L’esprit de l’Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme. Dès que Saül eut tourné le dos pour se séparer de Samuel, Dieu lui donna un autre coeur, et tous ces signes s’accomplirent le même jour.

Comme le lui a expliqué Samuel, désormais Dieu seras avec toi. Ne veux-tu pas avoir Dieu avec toi? dans ta vie? Ne veux-tu pas lui dire oui ce matin?

Si Dieu est avec toi, qui pourra être contre toi? Si Dieu est avec toi, tu n’as plus à avoir peur de la maladie et de la mort. Car Jésus a vaincu la mort. Il a donné son sang à la croix pour que tu aies la vie éternelle.

Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. (1 Jean 5.12)

Que j’aime l’évangile de Jean.

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jean 3.17-18)

Amen, Toute gloire Lui soit rendue. Il a souffert pour toi, pour t’épargner les tourments éternels. Et aujourd’hui il es là, par son Esprit, ici et maintenant, pour toi, pour moi, pour nous toucher nos corps, pour parler à nos coeurs, pour nous enseigner.

Comprenez ce matin que l’Esprit ne veut pas forcer votre coeur, l’Esprit est doux, il est rempli de puissance mais il est doux. Pour l’évoquer on prend souvent l’image d’une colombe.

Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. (Matthieu 3.16)

La colombe est un oiseau pur et propre. La colombe est sensible. Elle aime les endroits non pollués, vous ne trouverez jamais une colombe dans du fumier.

Dans 2 Chroniques 15.1-2 on peut lire: L’esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d’Obed,

et Azaria alla au-devant d’Asa et lui dit : Écoutez-moi, Asa, et tout Juda et Benjamin ! L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui ; si vous le cherchez, vous le trouverez ; mais si vous l’abandonnez, il vous abandonnera.

L’Esprit ne veut pas forcer votre maison comme un voleur, Il ne veut pas squatter votre propriété. Il veut demeurer en vous si vous voulez qu’il demeure avec vous.

Car il est dit: Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. (Jean 15.5-8)

En demeurant en Jésus-Christ par Son Esprit, nous portons du fruit. L’Esprit fait de nous des personnes hardies, des personnes zélées.

Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. (2 Timothée 1.17)

C’est ce même esprit qui planait sur Gédéon. Gédéon n’avait rien d’un combattant. Il n’étais pas un «Superman» il était quelqu’un d’ordinaire.
Mais le Seigneur lui a confié une mission, délivrer Israel. quelle destinée. Le Seigneur lui dit: Va avec ta force! Mais Gédéon dit au Seigneur: Ah ! mon seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël ? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père. L’Éternel lui dit : Mais je serai avec toi, et tu battras Madian comme un seul homme. (Juges 6.15-16)

Bien sûr, Gédéon avait raison, il était humble et il connaissait sa force. Il était conscient de ses propres faiblesse. Par lui-même, il ne pouvait accomplir sa mission.
Alors Gédéon fut revêtu de l’esprit de l’Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite. (Juges 6.34)

Pour quel résultat? Avec une armée, il battit une armée de 120000 hommes. Rien n’est impossible à notre Seigneur. Ce mot n’existe pas pour Celui qui a crée ce monde et qui a donné sa vie pour toi.

Peut-être, te sens-tu aujourd’hui comme Gédéon, peut-être as-tu des batailles à mener dans ta vie. Si c’est le cas, alors tu as besoin de ce Saint-Esprit. Si c’est le cas, viens à la fin de ce culte et nous prierons pour toi.
Peut-être tu ne te sens pas digne. Personne n’est digne. C’est par grâce uniquement, que le Saint-Esprit t’es offert et par le moyen de la foi. Car Sa grâce nous suffit, car sa puissance s’accomplit dans notre faiblesse et notre pauvreté. ( 2 Corinthiens 12.9)

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! (Matthieu 5)

Si tu es pauvre en esprit. Amen. Le royaume des cieux est à toi. Alléluia!

Dieu a envoyé le Saint-Esprit pour équiper les croyants, pour que nous puissions chacun d’entre-nous réaliser la mission qu’il nous a confiée. Il a une mission pour chacun de nous, pour toi, pour toi…et pour toi. Il y a d’abord la grande mission.

Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons, ils parleront de langues nouvelles. Ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. (Marc 16.15-18)

Et au sein de cette mission le Saint-Esprit nous accorde des dons particuliers, des missions spécifiques. Dieu nous équipe pour un but, ce but est spécifié dans 1 Corinthiens 12.7-11

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.

En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.

Le Saint-Esprit est donné pour le bien de tous, il n’est pas donné pour notre gloire, pour nous faire plaisir, mais il est donné pour l’utilité commune.

L’Esprit de Dieu se manifeste dans notre vie pour manifester la gloire de Dieu. Amen.

C’est le Saint-Esprit qui enleva et éleva Ezéchiel et qui accompagnait Daniel. C’est le Saint-Esprit qui permettait à celui-ci d’interpréter les rêves du Nebucadnetsar. C’est le Saint-Esprit qui était là dans les flammes avec lui.

C’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1.21)

C’est par le Saint-Esprit que je suis là devant vous pour partager sa parole. Je suis d’un naturel timide, je n’ai aucun don pour parler en public. Mais comme le disait le prophète Michée. Je le déclare aussi maintenant: Mais moi je suis rempli de force grâce à l’Esprit de l’Eternel. (Michée 3.8)

Dis le à ton voisin, proclame le pour toi maintenant. Moi, je suis rempli de force grâce à l’Esprit de l’Eternel. Amen

Nous avons besoin d’être baptisé dans le Saint-Esprit. En cela, nous devons suivre l’exemple de Jésus.

Ce jour-là sur les rives du Jourdain, l’Esprit est descendu sur Jésus. Dans l’évangile, on peut lire.

Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection. (Luc 3.21-22)

Ce baptême est le point de départ de la mission de Jésus. Avec le Saint-Esprit sur lui, et en Lui, voilà Jésus équipé pour sa mission. D’ailleurs Luc, dans le texte, un peu plus loin nous dit que Jésus remplit de l’Esprit-Saint fut conduit dans le désert.

Le fils de Dieu, Dieu lui-même avait besoin d’être baptisé dans l’esprit. Mais pourquoi?

On peut le lire dans Philippiens 2.6-7:

Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il se dépouilla lui-même, prenant la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme.

Jésus s’est fait homme. Sur cette terre il était pleinement homme et avait besoin du Saint-Esprit pour réaliser sa mission. Il avait besoin du Saint-Esprit comme chaque chrétien en a besoin aujourd’hui.

Jésus a choisi de vivre avec les limitations propre à chaque être humain. Il a décidé de prendre notre condition. C’est pas sa mission, par son oeuvre à la croix, par son obéissance que nous avons accès au Saint-Esprit.

C’est grâce à son sacrifice. L’évangile de Jean, nous rapporte les paroles de notre Seigneur qui dit au disciples:  Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché (Jean 16.7)

Merci Jésus pour ton sacrifice. Merci pour cette grâce que tu nous as accordé. Amen

L’Esprit est là pour convaincre notre coeur en ce qui concerne le péché. Il est appelé aussi Esprit de vérité. Il est là pour nous conduire dans toute la vérité ; et nous annoncer les choses à venir.

L’action du Saint-Esprit.

Que se passa-t-il ce jour de la Pentecôte?

Le jour de la Pentecôte a embrasé l’humanité, ce jour de la Pentecôte le monde a changé. Le Saint-esprit est descendu sur les disciples et la terre a tremblé. Un fleuve s’est écoulé depuis le ciel sur la terre. Des fleuves d’eau vive ont coulé du ciel sur la terre. Et ce canal est toujours ouvert. Amen. Nul ne peut refermer ce que Jésus a ouvert. C’est Lui qui ouvre et qui ferme les portes comme il le désire.

Dans le récit avec la Samaritaine Jésus lui dit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.  Jésus continue en disant : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.

Est-ce que ce matin vous êtes comme cette femme? Avez-vous soif? Voulez-vous de cette  eau?

L’eau c’est la vie. Et la vie est notre Seigneur Jésus-Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Amen. Je t’encourage ce matin à venir puiser à cette source.

Jésus, par son Esprit veut te remplir ce matin comme il a rempli ses disciples le jour de la Pentecôte.

Jésus ne change pas, Il est toujours le même, ce qu’il a fait, il le fera aujourd’hui et encore.

Ce jour-là, donc, les disciples ont été baptisés du Saint-Esprit. Ils ont reçu une puissance.

On peut lire dans Actes 2:

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.

Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.

Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux.

Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. (Actes 2.1-4)

Depuis la mort de Jésus, les disciples se cachent. Ils se font discret. Leur maître a été crucifié. Sans doute ont-ils peur? On peut faire milles suppositions.

Ils attendent ce qu’il leur a été promis. Ils étaient 120, ils passaient ce temps dans la prière.

Quoi qu’il en soit après ce jour, Pierre, un pêcheur sans grande instruction, un homme du peuple se leva et alla prêcher dans la rue, proclamer l’évangile, déranger l’élite religieuse. Rempli du Saint-Esprit, du feu de Dieu, il commença à proclamer le nom de notre Seigneur. Et derrière lui, tous les autres, vivifiés, renforcés, par le Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit agit, se révèle dans l’ordinaire. Amen.

Un feux était allumé. Tout comme Moïse a vu le buisson ardent. Les disciples ont eu aussi cette vision.

Dans Exode on peut lire:

L’ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.

Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point. (Exode 3.2-3)

Le Saint-Esprit est comme un feu, un feu qui brûle en nous, un feu dévorant qui doit nous pousser à l’action.

C’est ce feu qui s’est déposé sur les disciples ce-jour là. c’est ce feu qui a permis à Pierre d’évangéliser pour la première fois, de proclamer sa foi en public, de partager la bonne nouvelle. Jésus est vivant, il est ce messie que chacun attend. Jésus sauve, Jésus guérit, il est la réponse de Dieu au péché qui sépare l’homme de Dieu. Amen.

C’est par le Saint-Esprit que Pierre éleva la voix devant le peuple pour proclamer:

Sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus Christ de Nazareth, que vous avez été crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous.

Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle.

Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4.10-12)

Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Car la promesse est pour vous pour ce matin.

Si vous avez pas reçu cet esprit, si vous avez pas le Saint-Esprit, nous allons priez pour vous.

Ce matin c’est Jésus qui t’appelle à Lui. Car Il veut te remplir, il veut t’équiper pour ta vie de chrétien.

Alors repens-toi ce matin et accepte le don de Jésus pour ta vie. La Pentecôte vous pouvez la vivre aujourd’hui et personnellement.

Et lorsque vous recevez le saint-Esprit, les signes suivent: Notamment le parler en langues.

Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. (Actes 2.4)

Paul parlait en langues, les disciples parlèrent en langues, nous parlons en langues dans cette église. Amen.

Le parler en langues est un langage que le diable ne peut comprendre. C’est comme un code secret entre l’homme et Dieu. C’est Paul lui-même qui l’affirme dans 1 Corinthiens 14.2: En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.

Il y a des gens qui veulent frustrer les croyants. Ils prétendent que le baptême du Saint-Esprit, accompagné des signes n’était que pour les premiers chrétiens.

Ils réduisent la force de l’évangile, ils veulent retirer la puissance du message du Christ.

Notre monde s’enfonce dans les ténèbres et nous avons de plus en plus besoin ce cette puissance.

Le monde a besoin de la Pentecôte, vous avez besoin de vivre votre propre Pentecôte.

Jésus nous a confié une mission et seuls nous ne sommes rien.

Comme le disait Pierre, aujourd’hui se réalise ce que le prophète Joël avait annoncé, cela se réalise pour toi, dans ta vie.

Je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit. (Joel 2.28-29)

Celui qui t’appelle ce matin, c’est Jésus. C’est de lui que Jean le Baptiste a rendu témoignage en disant:

Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Il est l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit. Il est le Fils de Dieu.

Aujourd’hui Si ce n’est pas fait, tu peux accepter Jésus dans ta vie. Tu peux le faire maintenant. Tu peux te détourner de tes péchés et accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur. Car il n’y a qu’un seul nom qui sauve et ce nom c’est Jésus. Amen.

Si tu n’es pas sur d’avoir ton nom dans le livre de la vie, alors c’est le moment de faire un pas, de prendre la décision la plus importante de ta vie. En effet, il est écrit dans Apocalypse 20.15 que: Quiconque ne sera pas trouvé écrit dans le livre de vie sera jeté dans l’étang de feu.

Si tu n’as pas la certitude d’avoir la vie éternelle, Si tu n’as pas cette assurance en toi, alors c’est le moment de donner ta vie à Christ. Car celui qui a le Fils a la vie éternelle. Amen.

Cher Seigneur Jésus,

Je réponds à ton appel; je viens vers toi comme je suis.

Tu m’as appelé. Me voici seigneur!

Etends ta main sur moi, et rattrape-moi.

Je sais que je suis pécheur et que je ne peux me sauver par moi même. 

Pardonne-moi mes péchés.

Je me détourne maintenant de ma vie passée.

 Je me tourne vers toi Seigneur Jésus.

Je sais que tu as été crucifié, que tu es mort à la croix pour moi, que tu es ressuscité.

Lave-moi par ton Sang précieux. Et sauve-moi maintenant!

Je te fais confiance. Je te donne ma vie.

Je crois avec mon coeur ce que je confesse de ma bouche.

Jésus tu m’a sauvé; mes péchés sont pardonnés.

Dieu ne se souvient plus de mes péchés, je le crois maintenant. 

Dans le nom de Jésus, Amen.

Le Saint-Esprit est là, Jésus est là ce matin. Si tu as été lavé de tes péchés, tu es en droit de recevoir le plus glorieux des cadeaux, le baptême du Saint-Esprit. Jésus t’aime, Il vous aime tous, Il veut vous donner ce qui est réservé aux fils et aux filles du Père.

Si tu n’as pas été baptisé du Saint-Esprit, tu n’as plus besoin d’attendre. Viens, Jésus est là. Le Père céleste a en réserve de bonnes choses pour toi ce matin.

Dans Luc 11.13 Il est dit que le Père céleste vous donnera le Saint-Esprit si vous le demandez.

Dieu et la politique

Qu’est ce que la politique?

La politique est définie comme l’art de gouverner la cité. En grec le mot polis signifie simplement la ville, mais, derrière chaque ville il y avait dans l’antiquité un mini Etat. Les habitants de ces cités Etats étaient des citoyens (de citis, la ville en latin) et participaient aux affaires publiques. Les Athéniens pratiquaient ainsi la démocratie, expression qui désigne un gouvernement par le peuple. C’est ce modèle qui s’est imposé à toute l’Europe et dans une grande partie du monde. La démocratie n’est qu’une forme de politique. Il en existe pleins d’autres. Toute action ou participation à la vie publique d’un pays consiste à faire de la politique. Est-ce qu’un chrétien qui est «citoyen du ciel» peut faire de la politique? C’est une question qui a divisé nombre de chrétiens. Entre les partisans de la non-intervention et ceux qui prétendent gouverner au nom de la bible, il me semble que nous pouvons trouver une voie pour notre vie de chrétien.

Jésus et la politique

Le politique est partout, nous ne pouvons y échapper. Jésus y a été confronté lui-même. Il a toujours refusé le statut de chef politique créant ainsi la déception chez de nombreux juifs qui voulaient voir dans le «messie» un chef de guerre, un libérateur qui chasserait l’envahisseur romain. Mais comme il l’a affirmé devant Pilate, son royaume n’est pas de ce monde.

Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici. (Jean 18:36)

Mais en même temps, Jésus sait qu’il doit composer avec la politique. Il a accueilli des romains et des collaborateurs juifs. Aux pharisiens et aux hérodiens, qui veulent le piéger il prononce une parole très claire concernant l’état et l’impôt. Nous lisons dans Marc 12.14-17

Et ils vinrent lui dire : Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t’inquiètes de personne ; car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes, et tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? Devons-nous payer, ou ne pas payer ?
Jésus, connaissant leur hypocrisie, leur répondit : Pourquoi me tentez-vous ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie.
Ils en apportèrent un ; et Jésus leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils.
Alors il leur dit : Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils furent à son égard dans l’étonnement.

Jésus reconnaîtrait l’importance de l’Etat dans la vie quotidienne. Par la collecte de l’impôt, l’Etat organise une redistribution des richesses. Et il institue la notion de service public. Ainsi l’Etat instaure un analogue laïque et profane de la charité chrétienne.

Citoyen du ciel et de la terre

Le fait d’être chrétien nous confère un statut nouveau, nous sommes des «citoyens du ciel» mais nous restons participants à la communauté des citoyens de notre pays et, de ce fait, nous avons des droits et des devoirs. Nous devons nous soumettre aux lois, payer l’impôt, pour les hommes nous avons l’obligation de servir et de défendre notre patrie, etc… Nous faisons de la politique par le seul fait d’exister et si nous refusons d’en faire nous y sommes soumis que nous le voulions ou pas. Le rôle de l’Etat est d’établir des lois et de les faire appliquer. Ces lois sont laïques, et en principe elles sont établies pour le bien de tous, et au nom d’une certaine justice, d’un certain ordre moral, afin de préserver paix et harmonie dans la société. Les lois civiles sont une forme de régulation des passions individuelles,  elles sont dans une certaine mesure la traduction des vertus « chrétiennes ». Malheureusement cela n’est plus vrai aujourd’hui on le voit dans de nombreux cas. Mariage homosexuel, manipulations de cellules souches, encouragement à l’avortement, légalisation de l’euthanasie active ou manipulation génétique sur la nature et les plantes. Tous ces cas sont une violation des règles de Dieu.
Même sans prendre position en tant que chrétien nous sommes classés dans une catégorie politique par les ennemis de Dieu. Dans les ex-pays communistes de nombreux chrétiens ont été persécutés, enfermés, maltraités et assassinés pour leur conviction religieuse. Le fait d’être chrétien suffisait à faire d’eux des ennemis politiques, des dissidents.
En Suisse, nous avons la chance d’avoir une démocratie directe ou chaque citoyen peut s’exprimer librement. Notre voix compte. Nous avons l’opportunité de nous prononcer sur les lois qui doivent être appliquées. Les chrétiens par leur influence peuvent avoir une part importante sur les enjeux de notre société.

Notre pays est en train de perdre ses racines chrétiennes. Il y a quelques années quand nous avons élaboré une nouvelle constitution, certaines forces progressistes voulaient modifier le début de notre constitution. Je vous cite le préambule:

Au nom de Dieu Tout-Puissant! Le peuple et les cantons suisses, conscients de leur responsabilité envers la Création, résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde, déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité, conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures, sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,, arrêtent la Constitution1 que voici:

La Suisse est nourrie par les symboles chrétiens. Elle est fondée sur la parole. Le drapeau de notre pays est une croix, le signe des fondateurs de la suisse, les trois doigts levés, représentant les cantons fondateurs et la sainte-trinité, père – fils – saint esprit, signe toujours utilisé pour l’assermentation des conseillers fédéraux. La magnifique prière patriotique. Et ce qu’un frère de notre église me faisait remarquer, la devise sur la pièce de 5 francs suisses. Cette devise qui dit: Dieu pourvoit.

Oui Dieu pourvoit, mais Dieu a besoin d’ouvriers car la moisson est grande. Et peux d’ouvriers sont là pour répondre à son appel. Cet engagement pour Dieu d’après moi prend plusieurs formes:

  • L’engagement dans la société par la politique.
  • L’engagement pour chaque personne, y compris pour les autorités par la prière.
  • L’engagement pour sauver des âmes par l’évangélisation.
  • L’engagement pour le social, pour l’humanitaire, pour le développement.

L’engagement dans la société par la politique. 

Ne nous y trompons pas, ce n’est pas la politique qui va changer la société, mais c’est bien l’évangélisation et la parole de Dieu. Amen. Le changement commence par l’individu pour se répandre dans la société. On ne change pas une société à coups de lois et de décrets. Une théocratie, comme en Iran, serait tout aussi inefficace à changer la face du monde que d’autres modes de gouvernements. En tant que chrétien nous sommes appelés à travailler, non pas pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle Jn 6.27; à affectionner les choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Col 3.1-4.

Mais en tant que citoyen, on n’échappe pas à la politique et il serait illusoire de prétendre y échapper. Le chrétien fait donc, pour le meilleur et aussi pour le pire partie de la politique. Le chrétien a donc intérêt à participer à la vie politique puisque de toute façon il y est soumis. Nous ne sommes pas différents des autres, nous sommes des citoyens, C’est ce que constatait un auteur inconnu de la fin du IIe siècle dans sa «lettre à Diogène».

« Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays ni par le langage ni par les vêtements. Ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils ne se servent pas de quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n’a rien de singulier. (…) Ils se répartissent dans les cirés grecques et barbares suivant le lot échu à chacun; ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et la manière de vivre, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur république spirituelle. (…) Toute terre étrangère leur est une patrie et toute patrie une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveaux nés. Ils partagent tous la même table mais non la même couche. Ils sont dans la chair, mais ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur terre, mais sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies et leur manière de vivre l’emporte en perfection sur les lois.»

Dans l’ancien testament, dans Genèse, 1.27-30 on peu lire: Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

Depuis la création du monde Dieu confie l’autorité à l’homme et à la femme. Par cette parole, Dieu introduit la politique dans le monde. Adam et Eve sont appelés à gouverner, à gérer, à assujettir. L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. Amen, nous sommes des responsables.

La parole de Dieu dit même que nous sommes les ambassadeurs du Christ dans la société et cela nous confère une responsabilité politique que nous devons assumer. Nous devons représenter dignement notre maître et assurer nos concitoyens de vivre dans la paix. C’est une grande responsabilité. C’est une responsabilité que nous ne pouvons assumer que par notre engagement, par la politique et la prière.

Dieu peut nous utiliser politiquement pour avoir de l’influence dans la société, pour être l’instrument de ses desseins. Prenez l’exemple de Joseph, vendu par ses frères, emprisonné, qui arrive gouverneur d’Egypte et qui fini par sauver les égyptiens et les siens de la famine. Prenez Esther, qui sauvera son peuple déporté à Babylone d’une mort certaine. Dieu peut nous utiliser dans le service politique si cela est sa volonté pour notre vie.

Le protestantisme et la politique

A l’époque de la réforme le protestantisme et la politique ont été d’autant plus mêlés qu’il n’y avait pas de séparation entre la politique et la religion; le pape comme les évêques étaient des autorités politiques qu’il ne fallait pas provoquer. Luther a ainsi comparu devant les plus hautes autorités civiles et religieuses à la diète de Worms, il a reçu la protection de princes et de nobles et le choix de la religion a souvent dépendu du choix du prince de cette région suivant l’adage d’Augsbourg «tel prince, telle religion». Calvin, pour sa part, a quasiment reçu le pouvoir à Genève et a voulu régenter la vie des Genevois.
Luther ne considère pas l’Etat comme séparé de l’Eglise et indépendant par rapport à l’Eglise. Il considère que l’Etat est une traduction laïque des exigences religieuses. Il a donc une fonction tout à fait légitime, même vis-à-vis de l’Eglise.

En Amérique

Les colons anglais en Amérique avaient fui les persécutions religieuses (et politiques) en Angleterre; ils ont créé des colonies à eux en Amérique. Suivant le cas ils ont traité les indiens comme des âmes à sauver, ou comme des cananéens à chasser de leur terre promise. La déclaration d’indépendance des USA fait directement référence à Dieu et, sur le dollar il est écrit «en Dieu nous croyons». Les interventions militaires américaines ont souvent prétendu être conduites au nom d’un principe divin du «bien» s’opposant «aux forces du mal».

Les différentes confessions chrétiennes se mêlent de politique et le vote «chrétien conservateur» peut faire ou défaire des présidents. Billy Graham a été le conseiller de plusieurs présidents américains. On parle même de «lobby chrétien» soutenant Georges Bush. Au Brésil certains députés sont ouvertement évangéliques et font campagne sur la base de cette appartenance. En France, pays laïque, les évangéliques sont perçus comme  «une secte qui veut dominer le monde».

Respecter les autorités, un commandement biblique

L’évangile nous appelle à respecter les institutions politiques, car sans cette considération et se respect, rien ne peut fonctionner.

En effet, comment prendrons-nous au sérieux l’autorité de Dieu si nous avons été structuré dans la contestation de l’autorité de l’Etat ?
Comment grandirons-nous dans la foi en Dieu le Père, si les figures de l’autorité sont toutes détruites, et que trop peu d’enfants savent ce qu’est un père ?
Comment pourrons-nous annoncer une parole sur la Paix qui vient de Dieu si les uns et les autres n’ont pas goûté à la paix même imparfaite d’une société apaisée ?

Paul nous appelle à nous soumettre aux autorités qui sont en place. Rom 13.1-8 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi.

Les personnes politiques portent de grandes responsabilités sur les épaules et ont donc un tâche particulièrement difficile à accomplir. C’est sur elles à qui reviennent tous nos reproches quand cela ne va pas : chômage, écologie, crise économique, suppression de postes, accueil des étrangers…. Et la moindre décision demande du courage, c’est pour cela que plus que chacun nos autorités ont besoin de prières.

La prière pour les autorités, un engagement pour chaque chrétien

Notre société comporte plusieurs institutions et infrastructures au sein desquelles nous vivons et qui, selon leur nature ou raison d’être, nous influencent tous, et que nous pouvons à notre tour influencer. La politique en fait partie. Votre prière a une force, une puissance et elle peut avoir de l’influence sur les décisions qui sont prises au niveau politique que ce soit pour votre commune, votre canton ou votre pays.

Vous pouvez prier lors de des réunions d’église, avec votre groupe de prière ou cellule maison, en famille ou seul. Vous pouvez également faire des marches de prière en vous rendant à des endroits clés de la ville selon le domaine de prière pour la journée (aller à l’Hôtel de ville prier pour les autorités communales).

Paul l’avait bien compris, nous pouvons lire dans Timothée cette exhortation: J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, de requêtes, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. (1 TIMOTHÉE 1,1-2)

Vous ne vous occupez pas de la politique parce que vous en avez marre? Vous pensez que les dirigeants de notre pays en font à leur tête? Vous ne voulez pas rentrer dans le jeux politique? Vous avez le choix de le faire, mais Dieu désire que vous, en tant que chrétien, vous influenciez la politique par la prière et que vous priez pour vos autorités.

La responsabilité est sur vous, sur nous tous, non pas sur le monde, parce qu’en tant que Chrétiens c’est nous qui avons les moyens d’arriver aux résultats – la prière dans l’autorité de Jésus-Christ.

Vous avez une arme offensive dans les mains: La prière. C’est une arme spirituelle, une arme qui peut changer les choses.

– Vous pouvez prier pour notre président et nos conseillers fédéraux ( ), ainsi que pour les parlementaires ( ). Prier pour le conseil d’Etat et les députés de notre canton (). Prier aussi pour le syndic de notre ville, les municipaux et les conseillers communaux;

– Prier pour les gouvernements respectifs : fédéral, cantonal et communal, afin que ceux-ci puissent être inspirés par Dieu et établir des lois conformes à Sa volonté qui nous garderont du mal et de l’injustice et qui encourageront tous les citoyens à rechercher ce qui est droit;

En conclusion

Entre les deux extrêmes: l’engagement corps et âme et le refus de tout geste politique il y a un chemin que le chrétien peut suivre. Mais nous devons veiller à ce que notre engagement politique n’entache pas notre vocation première qui est de servir Dieu et de prier pour chaque homme, y compris pour nos autorités.

Comme le dit l’apôtre Paul:
Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. 1Co 10.23-24

Quoi qu’il en soit le chrétien vis dans le monde et ne peut y échapper. Le chrétien est le sel de la terre, et cette terre a besoin du sel.

Le chrétien a une responsabilité à prendre par l’action et par la prière. Et comme le disait Dietrich Bonhoeffer: «La prière ne remplace pas l’action, mais c’est une action que rien ne saurait remplacer.»

Ce que nous ne devons pas oublier, c’est qu’en finalité, ce n’est pas la politique qui sauve,  ce n’est pas la politique en laquelle nous devons mettre nos confiance, mais c’est dans la parole de Dieu et dans notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Amen. Car c’est le seul nom qui sauve. Pour finir ce message je vais vous partager le psaume préféré de Martin Luther, le grand réformateur allemand.

Louez l’Eternel, car il est bon! Oui, sa bonté dure éternellement!
….
Que ceux qui craignent l’Eternel le disent: «Oui, sa bonté dure éternellement!»
Du fond de la détresse j’ai fait appel à l’Eternel. L’Eternel m’a répondu, il m’a délivré.
L’Eternel est pour moi, je n’ai peur de rien: que peuvent me faire des hommes?
L’Eternel est mon secours, et je regarde mes ennemis en face.

Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de mettre votre confiance dans l’homme;
mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de mettre votre confiance dans les grands.
…..
L’Eternel est ma force et le sujet de mes louanges, c’est lui qui m’a sauvé.
……
La main droite de l’Eternel est élevée, la main droite de l’Eternel agit avec puissance!
Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai ce que l’Eternel a fait.
L’Eternel m’a corrigé, mais il ne m’a pas livré à la mort.
………
Je te loue, parce que tu m’as répondu, parce que tu m’as sauvé.
……..
Tu es mon Dieu et je te louerai, mon Dieu, je proclamerai ta grandeur.
Louez l’Eternel, car il est bon! Oui, sa bonté dure éternellement!
PSAUME 118 (EXTRAITS)

 

La guérison divine

Esaïe 53:4-5 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Biens chers frères et sœurs, ce petit texte pour vous parler de guérison,

Je n’ai pas toujours cru que Jésus pouvait encore guérir maintenant, d’ailleurs il m’a fallu vivre une expérience avec Jésus pour le croire. Jésus m’a fait une grâce immense, un cadeau merveilleux ce jour là à Oron-la-ville. Il m’a apporté le salut et la guérison en prime. Je sais  maintenant que toutes choses sont devenues nouvelles et que les choses anciennes sont passées.

Dans Osée on peut lire :

Osée 6:2  Il nous rendra la vie après deux jours. Le troisième jour, il nous relèvera, et nous vivrons devant lui.

Il m’a redonné la vie, il m’a fait naître à nouveau ce jour du mois de mai. Pour moi ce jour-là c’était le troisième jour. Le jour de la résurrection.

Un temps de rétablissement, de restauration, de renouveau et une période de grâce qui s’ouvrait pour moi.

J’ai découvert que le Dieu de la bible ne change pas, il est le même hier, aujourd’hui et demain, en lui aucune variations de lumière.

Comme le dit la parole dans 1 Thessalonic 5:24  Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera.

J’étais catéchète et je ne croyais pas à la guérison, la plupart des textes étaient obscurs pour moi. Je ne comprenais pas la pentecôte, les paroles de Jésus à Nicodème, ce jour-là des écailles me sont tombés des yeux. J’ai expérimenté la parole de Dieu, sa présence, son amour, sa grâce et la guérison.

La question de la guérison et des dons spirituels a divisé et divise toujours les chrétiens. En gros, on peut diviser le christianisme en deux grandes familles. Les cessationnistes et les continuationnistes. Je vous l’accorde cette distinction est très grossière. Sans le savoir, je faisais partie de la première famille.

En quelques mots les cessationnistes considèrent que les dons spirituels selon 1 Corinthiens 12 ont cessé avec la période apostolique. Le don des langues, le don de guérison ne sont plus disponibles aujourd’hui dans l’église. Ces signes ont selon eux marqué la seule période de la pentecôte pour faire grandir l’église. Ces dons sont limités dans le temps. Les dons ont disparus avec les apôtres. Les cessationnistes font remarquer que, par exemple, au temps de Jérémie, Esaïe, Amos ou encore Malachie et Jean-Baptiste, il n’y avait pas de miracles. L’église doit s’attendre à une fin graduelle des dons jusqu’à notre époque. Calvin a adopté une attitude cessationniste, en effet il déclare : Cette grâce apostolique de guérir les malades, n’est plus de mise aujourd’hui comme aussi les autres miracles du Seigneur qui a voulu qui soient faits pendants un temps afin de rendre la prédication de l’évangile, alors toute nouvelle, éternellement admirable.

Les continuationnistes, dont je fais partie maintenant, après avoir été touché par l’Esprit de Dieu, après avoir goûté à sa grace, (je vous partagerai mon témoignage dans quelques instants) considèrent eux que nous ne pouvons pas restreindre la parole de Dieu et les différents dons à une période limitée dans le temps. L’expérience et la parole de Dieu nous montrent que les miracles ne sont pas réservés à un moment de l’histoire. La bible est traversée par les miracles, ils sont le signe visible du royaume de Dieu qui est déjà là.

Séquence témoignage : 

Je vais vous raconter une histoire, il y a 10 ans, moi aussi, j’étais pas bien, j’étais en dépression, ma vie était sombre, je ne voyais aucun avenir.

Ce n’était pas la première fois que je déprimais, à 20 ans, j’ai voulu me suicider en prenant des somnifères accompagnés d’alcool à dose massive.

Je connaissais déjà les médicaments, j’avais déjà suivi un traitement volontaire chez plusieurs psychiatres.

Donc, en ce jour du mois de mai, j’entends qu’il y a une conférence sur la guérison à Oron-la-ville. Je décide de m’y rendre, seul, principalement par curiosité, et de voir ce qui s’y passe.

Je dois dire que j’étais plus que septique avant de me rendre là-bas, j’ai hésité longuement, mais ma déprime me gagnant à nouveau je me décide.

C’était dimanche après-midi, il faisait beau, les conférences étaient bientôt finies à mon arrivée.

Je me rend dans la sale principale. C’était le dernier message. Ensuite les intervenants on fait un tunnel de bénédiction.

Il y avait du monde, j’hésitais dans mon coeur, cependant je ressentais un profond appel, je me sentais pas très bien, j’avais des sueurs, des palpitations, les larmes me montaient aux yeux.

Je vis des personnes tomber devant la cène, je ne pouvais croire cela, ou étais-je? Pourquoi les gens tombaient? criaient? pleuraient? riaient? Je ne comprenais pas ce qui se passait.

J’avais de plus en plus peur, je voulais partir, je me disais que j’étais tombé chez des fous ou des comédiens.

Mais une voix intérieure m’appelait, je décidai de m’avancer, je passai sous le tunnel, un prédicateur m’arrêta, il m’imposa les mains et me bénit.

Je senti comme un courant me traverser de la tête aux pieds, une puissance qui me submergea, mes jambes se mirent à chanceler, les sanglots m’envahirent.

Une chose incroyable se passait en moi, je pleurai comme une enfant, ma tristesse sortait de moi, mon amertume, le poids de ma culpabilité s’envolait, petit à petit je devenais léger, la paix s’installait dans mon coeur. Je ne souffre plus de problèmes de dépression depuis ce jour, ce sentiment de tristesse, d’inutilité a été effacé en quelques minutes.

Tout comme la femme qui avait des pertes de sang depuis des années, je me suis approché de Jésus, toute gloire lui soit rendue, et Jésus m’a touché. Toute gloire lui soit rendue. Il m’a libéré de la dépression, de la drogue, et il m’a donné la femme que j’aime. Il m’a relevé alors que j’étais à terre. Il m’a tiré du pouvoir de Satan à la lumière de notre Dieu.

Pensez-vous que le temps des miracles a pris fin avec les apôtres ? Quelle est votre foi ? Qui a déjà été guéri parmis vous ?

Justin (100-165) écrit dans sa seconde apologie en 153 : Ils en ont guéris beaucoup et ils guérissent encore aujourd’hui, ils réduisent les démons à l’impuissance, les faisant sortir.

Irénée (125-200) dit dans son ouvrage « contre les hérésies » : Ceux qui sont véritablement ces disciples, recevant de Lui la grâce, font des miracles en sont nom. Certains ont des visions, des paroles prophétiques, d’autres encore guérissent des malades.

Cyprien (195-258) écrit : Ces mauvais esprits lorsque nous les adjurons par le Dieu vivant de sortir des victimes, nous obéissent immédiatement.

Augustin (354-430) écrit : Il se produit encore maintenant de nombreux miracles et le Dieu qui les accomplit par ceux qu’Il veut et comme Il veut, est le même qui a accompli les miracles que nous lisons dans l’écriture. Il dit encore qu’il y a tellement de miracles qu’il est impossible de les recenser tous.

François d’assise (1181-1126) Ses prédications étaient accompagnées d’une grande puissance. Beaucoup de guérisons se passaient suite à ses prières.

Martin Luther (1483-1546) Il est arrivé bien souvent et il arrive encore,  que des démons ont été chassés au nom du Christ, et que des malades ont été guéris par l’invocation de Son Nom et la prière.

Cette liste n’est bien sur pas complète, mais elle peut nous ouvrir les yeux sur le fait qu’il n’existe aucun temps de dispensation en ce qui concerne la guérison divine. La guérison n’est pas réservée pour des temps donnés. Elle est disponible ici, et maintenant, ce matin même.

Dieu est parfait. Dieu est Bon, Il désire voir ses enfants en bonne santé. Il déclare.

Exode 15:26  Il dit: Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens; car je suis l’Eternel, qui te guérit.

Jérémie  29:11-13  Oui, moi, le SEIGNEUR, je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare: ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir plein d’espérance.

Vous ferez appel à moi, vous viendrez me prier, et je vous écouterai.

Vous me chercherez, et vous me trouverez. Oui, je le déclare, moi, le SEIGNEUR: si vous me cherchez de tout votre coeur, je me laisserai trouver par vous.

La guérison fait partie de notre héritage de chrétien. Mais nous devons rentrer dans notre héritage pour le saisir pleinement. Toucherez-vous votre héritage si on le vous dit pas ? Si vous ne croyez pas que vous y avez droit ?

Pour entrer dans notre héritage, nous devons

1. Nous informer quant au contenu de cet héritage. Quoi que nous fassions, nous ne pourrons pas recevoir quelque chose qui ne nous est pas destiné. Pouvez-vous toucher un héritage qui ne vous est pas destiné ? Non, bien sûr. 

2. Remplir les conditions qui sont rattachées aux promesses. Presque toutes les promesses bibliques sont conditionnelles (contrairement à l’amour de Dieu qui est toujours inconditionnel).  Souvent elles s’appliquent uniquement à ceux qui ont mis leur foi en Jésus-Christ. 

3. Croire que nous avons reçu les choses promises. Plusieurs passages bibliques soulignent le fait que le « croire » doit venir avant le « voir », que la foi précède l’accomplissement (p.ex. 1 Jn 5.14-15). Cette foi peut s’exprimer par le fait que nous remercions Dieu de nous avoir donné quelque chose que nous ne voyons pas encore.

4. Persévérer dans la prière jusqu’à l’accomplissement. L’accomplissement des promesses de Dieu est souvent précédé d’un temps d’attente plus ou moins long. La vie d’Abraham illustre de manière particulière cette dimension de la marche par la foi. Il s’agit alors de ne pas se décourager, mais de persévérer dans une attente confiante. (Hébr 6.12)

Quoi qu’il en soit Dieu veut des enfants en bonne santé, il est un père. Quel père aime voir ses enfants malades ou souffrants ?  Mais il ne veut pas seulement nous guérir, il veut aussi nous utiliser dans ce domaine particulier. Il nous exhorte à soigner les malades, à chasser les démons, à proclamer la bonne nouvelle, la libération aux captifs et à annoncer un temps de grâce pour celui qui croit en Lui.

Guérir les malades n’est pas une question de dons, ni d’appel spécial, c’est un commandement de Dieu pour nos vies!

Nous sommes appelés à évangéliser et à prier pour les malades, c’est notre mission, c’est un commandement de base.

Matthieu 10:1  Ayant fait venir ses douze disciples, Jésus leur donna autorité sur les esprits impurs, pour qu’ils les chassent et qu’ils guérissent toute maladie et toute infirmité.

Matthieu 10:8  Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Luc 9:1  Ayant réuni les Douze, il leur donna puissance et autorité sur tous les démons et il leur donna de guérir les maladies.

Luc 10:9  Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur: Le Règne de Dieu est arrivé jusqu’à vous.

Nous le voyons, la parole de Dieu est claire et nette, tranchante comme une épée. Elle est le fondement de notre foi et une arme contre la maladie.

Notre Seigneur nous enseigne de suivre et de garder ses commandements et il nous exaucera :

1 Jean 3:22  et quoi que nous demandions, nous l’obtenons de lui, parce que nous gardons ses commandements et faisons ce qui lui agrée.

Garder ses commandements c’est la preuve que nous l’aimons, que nous le connaissons et que nous voulons faire ce que le maître nous demande. Garder ses commandements, c’est guérir les malades, c’est s’investir dans l’évangélisation, c’est prêcher le plan du salut. Dieu a besoin d’ouvriers pour faire passer cette bonne nouvelle. Cette nouvelle qui permet à tout homme d’avoir la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

Dans l’évangile de Jean on peut lire :

Jean 3:16  Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

Jean 3:18  Qui croit en lui n’est pas jugé; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Celui qui croit est le co-héritier des promesses en Jésus-Christ. Notre Seigneur a tout accompli sur la croix. Il a versé son sang précieux pour nous sauver. La guérison fait partie intégrante du salut. Si vous croyez que le Dieu vivant est le Dieu qui sauve, vous savez aussi qu’Il est celui qui vous guérit. Les enfants de Dieu ont une responsabilité face au monde, celui de proclamer que le royaume est ici et maintenant. Que le Roi a un nom et que ce nom c’est Jésus-Christ, le seul nom qui sauve. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui croient.

Marc 16:16-18  Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons, ils parleront des langues nouvelles,

ils prendront dans leurs mains des serpents, et s’ils boivent quelque poison mortel, cela ne leur fera aucun mal; ils imposeront les mains à des malades, et ceux-ci seront guéris.

Dieu notre Père a fait du peuple chrétien, une nation sainte, un peuple de prêtre à son service. Le jour de la pentecôte, il nous a fait un grand cadeau pour nous aider dans le service qu’Il nous demande. Il a fait à chaque chrétien le don du Saint-Esprit. Cet esprit réservé jusqu’à lors à quelques prophètes. Nous pouvons compter sur cette puissance. Nous savons que nous avons une puissance supplémentaire car, Il intercède pour nous, que Jésus est vivant, assis à la droite de Dieu le père, et qu’Il nous a accordé une aide : Le consolateur, l’esprit de vie qui habite en nous.

Romains 8:11  Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.

Rappelez-vous de Ses paroles, raisonnent-elles dans votre cœur ? Que celui qui a des oreilles entende.

Joël 2:28 Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions.

Actes 2:17  Alors, dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles seront prophètes, vos jeunes gens auront des visions, vos vieillards auront des songes;

Prier pour les malades, ce n’est pas rechercher la gloire pour nous-même, mais pour celui qui nous a appelé à son service. La plus part des églises traditionnelles ne prêchent plus le plan du salut et la guérison. L’évangile qu’elles prêchent à vider les églises. C’est un évangile vide de sens qui ne répond pas aux besoins de la population.  Nous devons apporter une réponse concrète aux personnes qui nous entourent, à leurs difficultés et à leurs souffrances. Nous devons leur prêcher l’évangile de Jésus-Christ, le plein évangile. Pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi laisser les sectes prospérer parmi nous et nos enfants ?

C’est la parole qui nous libère. Comment ceux qui ne connaissent pas Christ peuvent-ils être libre si ils ne l’entendent pas ? Ou si ils entendent un évangile déformé ?

Dans Jean 8:32  on peut lire : vous connaîtrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres. 

Amen. La vérité libère, et la vérité a un nom. Ce nom c’est Jésus-Christ.

Nous devons leur proclamer la bonne nouvelle du royaume, les guider vers le chemin de celui qui est le pain de vie. Les enseigner sur les fondements de notre foi. Car il est écrit :

Osée 4:6  Mon peuple meurt, parce qu’il ne me connaît pas. Vous, vous n’avez pas voulu me connaître. C’est pourquoi je ne veux plus de vous, vous ne serez plus mes prêtres. Vous avez oublié l’enseignement de votre Dieu, alors, à mon tour, j’oublierai vos enfants.

Ephésiens 4:18  Leur intelligence est dans la nuit, et ils ne participent pas à la vie de Dieu. En effet, ils sont ignorants parce que leur coeur est fermé.

Ils meurent car ils ne connaissent pas Dieu et ses enseignements. La non- connaissance de Dieu ouvre la voie aux maladies et au péché.

Le respect de ses commandements donne la santé et le bien-être.

Proverbes 4:21-22  Mon fils, sois attentif à mes paroles, Prête l’oreille à mes discours.

Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux; Garde-les dans le fond de ton coeur;

Car c’est la vie pour ceux qui les trouvent, C’est la santé pour tout leur corps.

Psaumes 91:10-13  aucun mal ne peut te toucher, aucun malheur ne peut approcher de ta maison.

Le SEIGNEUR donnera l’ordre à ses anges de te protéger partout où tu iras.

Ils te porteront dans leurs bras, pour que tes pieds ne heurtent pas les pierres.

Tu marcheras sans danger sur le lion et la vipère, tu écraseras le tigre et les serpents.

Certains vous diront : Pourquoi n’y a-t-il pas autant de miracles aujourd’hui ? Y en a-t-il plus dans les pays en développement ? en Occident ?

Dieu est souverain. C’est Lui qui décide, on ne force pas la main de notre Seigneur. Il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu.

Il n’y a pas de règles dans la guérison, Dieu n’est pas un automate qui répond à nos désirs, mais ce qu’on peut dire c’est que Dieu guérit encore aujourd’hui. Dieu fait des miracles. Et le plus grand des miracles, c’est les conversions, les nouvelles naissances. En nous faisant mourir à notre chair et renaitre par l’Esprit Dieu accomplit le plus grand des miracles en chacun de nous. De plus, Dieu ne se révèle pas que dans l’extraordinaire, il se présente aussi dans l’ordinaire. La connaissance, les médecins ne sont ils pas aussi un miracle voulu par Dieu. Le médecin Ambroise Paré exprimait cette vérité en disant : Je me contente de soigner les malades, c’est Dieu qui les guérit.

Les miracles sont le signe que le royaume de Dieu est déjà au milieu de nous.

En définitive, c’est Dieu qui agit où et quand il veut. Jésus s’est montré agacé quand on lui demandait de produire des miracles.

Qui d’entres-vous n’a jamais expérimenté la grâce et les bontés du Seigneur dans sa vie ?

Au risque de me répéter, j aimerai vous dire que Dieu veut guérir. Il n’est pas l’auteur du mal et de la souffrance. Il a envoyé son Fils unique afin de nous racheter de la malédiction de la loi, donc de la maladie et de la mort.

Jésus est toujours le même, gloire à Lui, Il guérit encore maintenant, il ne change pas. La terre passera mais sa parole subsistera pour toujours.

Dans le monde entier des personnes sont guéries et se convertissent. De nombreux signes accompagnent la proclamation de la parole. Les boiteux remarchent, des aveugles voient, des personnes sont guéries de maladies incurables, toutes sortes de maux disparaissent car le Seigneur a payé par son sang sacré pour nous sur le bois de la croix. Alléluia. Dieu est bon !

Dieu est tout-puissant et il agit encore aujourd’hui. Il veut agir ce matin parmi nous. Il veut sauver ton âme, blessée, meurtrie. Il est là pour toi maintenant, il veut prendre si soin de toi. Le même Jésus veut prendre soin de toi, de ton âme, de ton corps.

Si tu ne connais pas ce bon Jésus, ce bon berger, si tu ne l’as pas accepté dans ton cœur tu peux t’avancer maintenant et l’accepter dans ton cœur comme Seigneur et Sauveur. Tu peux connaître le plus beau des miracles, la nouvelle naissance en Jésus. Viens approche maintenant …

« Seigneur Jésus, je sais que je suis un pécheur. Je sais que je suis faible et que je n’ai pas la force d’être la personne que tu veux que je sois et celle que je désire être. S’il te plaît, pardonne mes péchés et purifie mon cœur. Viens et prends le contrôle de ma vie. Tu es mon Sauveur. Tu es mon Seigneur. Je te soumets ma vie. Merci pour ton amour, pour ton pardon, pour ta miséricorde. Je me réjouis de te te servir dans tous ce que je fais. Amen »

Si quelqu’un a besoin de la prière qu’il s’avance et nous prierons pour lui. Qu’il fasse un pas dans la direction de Jésus, un pas de foi. Qu’il vienne gouter à la source intarissable, à la source de la vie car comme il est dit un fleuve d’eau vive coule du trône de Dieu et de l’agneau. Et la guérison est dans cette source.

Hébreux 7:25  C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

Que Dieu le Père et le Seigneur Jésus-Christ vous accordent la paix et l’amour, le discernement et la foi. Que Dieu vous donne sa grâce à vous ses biens- aimés !