Smith Wigglesworth en quelques dates

  • 1859 Né à Menston, Yorkshire, Angleterre, le 10 juin. Baptisé dans une église anglicane le 4 décembre.
  • 1865 Travaille dans les champs dès l’âge de six ans, ramassant et nettoyant des navets
  • 1866 À l’âge de sept ans, il commence à travailler dans une fabrique de laine, douze heures par jour. Pas de temps pour l’école.
  • 1867 Se convertit à l’Eglise méthodiste de Menston où John Wesley a prêché.
  • 1867 Reçoit la confirmation à l’Eglise anglicane le 5 septembre à l’âge de treize ans. Déménage à Bradfort.
  • 1875 S’associe avec l’Armée du Salut et les Frères de Plymouth
  • 1876 Est baptisé par immersion à l’âge de dix-sept ans.
  • 1879 Travaille avec les enfants pauvres de Liverpool par l’intermédiaire de réunions d’évangélisation et de programmes alimentaires. Subvient à ses besoins financiers en exerçant le métier de plombier.
  • 1882 se marie à Mary Jane « Polly » Featherson. Leurs cinq enfants furent Alice, Seth, Harold, Ernest et George.
  • Débuts 1900 Polly et lui fondèrent Bowland Street Mission, à Bradfort. Ils placent un drapeau à l’extérieur qui déclare « Christ est mort pour nos péchés » d’un côté et « Je suis le Seigneur qui t’a guéri » de l’autre.
  • 1907 Baptisé dans le Saint-Esprit le 28 octobre 1907 à Sunderland après avoir reçu l’imposition des mains. Commença à prêcher tout en continuant son travail de plombier pour les rentées d’argent.
  • 1912 Le Daily Echo de Sunderland du 31 mai, parle de sa réunion pour la guérison à l’Eglise All Saint.
  • 1913 Le Daily Mirror de Londres publie un article en première page avec quatre photos d’un service de baptêmes au bord de la mer conduit par Wigglesworth.
  • 1913 Polly meurt. Le mari en deuil demande à Dieu une double portion de l’Esprit
  • 1914 Voyage aux Etats-Unis via le Canada. Parle à Stone Church à Chicago pendant le mois de juni. Deux mois plus tard, il prêche pour George et Carrie Judd Montgomery à Cazadero, dans le pays des séquoias à une centaine de kilomètres au nord de San Fransisco. Wigglesworth reçoit l’ordination par Messieurs Pinson et Robert Craig, le 1er août. La première Guerre mondiale débute en Europe, ce qui entrava ses voyages.
  • 1915 De retour en Angleterre pour une convention de Pâques ? Prêche à Londres pour la première réunion pentecôtiste, le Lundi de Pentecôte. Son fils George meurt.
  • 1920 Poursuit son ministère en Europe pendants six mois : France, Suisse, pays scandinaves. Est mis en prison en Suisse, à deux reprises.
  • 1921 Conduit les réunions à Stockholm à la demande de Lewis Pethrus, en avril. Est arrêté pour avoir imposé les mains aux malades. Les accusations sont abandonnées avec l’ordre de ne plus imposer les mains dans les réunions de masse le Lundi de Pentecôte.
  • 1922 Voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande via le Sri Lanka. Arrive au Nord de Melbourne, Australie, le 16 février 1922, avec une réunion cette même nuit. Prêche à Wellington public, Nouvelle-Zélande, en mai. Le Dominion de Wellington publie un long reportage sous les titres : Guérisons de foi. Scènes extraordinaires à la salle de la mairie. Le sourd devenu entendant. Le Sun de Christchurch a été très critique vis-à-vis des réunions conduites à l’invitation de la Mission de Sydenham. Va à Dunedin. Le Evening Star de Dunedin couvre les rencontres dans son édition de 15 juin 1922. Reste à Dunedin jusqu’à la fin juin. Retourne à Wellington, où il commence des réunions en juillet. Les journalistes de Dominion recherchent des déclarations par écrit et sous serment de guérisons. Commence le 2 octobre des réunions à San Diego, Californie. « Osez croire Dieu » fut son thème pour les réunions de l’union pentecôtiste à Chicago, du 29 octobre au 12 novembre.
  • 1923 Retourne en Nouvelle-Zélande en octobre. Tient des réunions à Auckland, au Nord de Palmerton, Blendheim et continue avec Wellington le 16 décembre. Assiste à une convention pentecôtiste du 23 au 30 décembre.
  • 1923 Retourne aux Etats-Unis pour une tournée de prédications, qui inclut des arrêts à Berkeley, Californie et à Springfield, dans le Missouri.
  • 1924 Reçoit les pièces justificatives d’identité ministérielle des Assemblées de Dieu des Etats-Unis, à l’âge de soixante-cinq ans. Sous la rubrique « appel spécifique », il marque « professeur-évangéliste. La maison d’éditions Gospel Publishing House publie Une foi toujours plus grande.
  • 1925 Voyage en Afrique du Sud pendant l’année. Commence des réunions à Phoenix avec H.L Faulkner, au temple apostolique, le 8 février ; prêcha au Maria Woodworth-Etter Tabernacle, à Indianapolis, le 14 février. Tient des réunions en réunions en Angleterre et en Suisse. Prêche au Brethel Temple à Los Angeles.
  • 1927 Retourne en Australie et en Nouvelle-Zélande. Va au Richmond Temple de Melbourne, pendant le printemps. Des témoignages de guérisons sont donnés, concernant des réunions qui ont lieu en 1922.
  • 1927 Conduit des réunions au Angelus Temple d’Aimee Semple McPherson, pendant l’automne, ainsi que dans d’autres églises de la Californie de Sud. Prêche au Glad Tidings Temple de Sans Fransisco, du 26 octobre au 6 novembre ; et également, aux réunions de lundi, de Carrie Judd Mongomery, le 31 octobre.

    1928 Va en Suisse pendant le printemps, puis retourne en Angleterre, pour la Convention du lundi de Pâques. Dresse une tente à Londres, pour œuvrer avec l’Eglise anglicane.

  • 1930 Poursuit son ministère aux Etats-Unis, incluant des réunions avec Robert et Marie Brown, à New York. Reprend le bateau pour l’Angleterre, le 19 avril.
  • 1930 – 1933 Souffre de calculs biliaires. Refuse l’aide médicale.
  • 1932 Demande au Seigneur quinze ans de plus à vivre. Tient des réunions à Eureka Springs, dans l’Arkansas, du 29 août au 12 septembre.
  • 1933 Est guéri des calculs biliaires le 4 octobre.
  • 1934 Retourne aux Etats-Unis à l’automne.
  • 1935 Wigglesworth – maintenant âgé de 76 ans – et les Salters poursuivent leur ministère au Glad Tidings Temple de San Frasisco, du 29 janvier au 10 février.
  • 1936 Voyage en Afrique du Sud. Donne la prophétie concernant Du Plessis.
  • 1935 La Gospel Publishing House publie Une foi qui domine
  • 1943 – 1947 Ministère confiné à l’Angleterre, dû à la Deuxième Guerre mondiale et à son âge avancé.
  • 1943 – 1948 Smith Wigglesworth meurt le 12 mars 1947, au Glad Tiding Hall, à Wakefield dans le Yorkshire. Les funérailles se tiennent à Elim Church de Bradford, le 17 mars. Aurait aux quatre-vingt-huit ans, en juin. Les pasteurs décédés et contemporains de Wigglesworth sont : Stephen Jeffrey et A.J Tomlinson en 1943 ; Aimee Semple McPherson en 1944 ; Carrie Judd Montgomery en 1946 ; Charles Price en 1947 ; E.W. Kenyon et Robert Brown en 1948.
  • 1947 – 1950 D’autres évangélistes commencèrent un ministère de salut et guérisons : Kathryn Kulhman, Oral Roberts, William Branham, Jack Coe, et A.A Allen

Source : Enseignemoi.com

Publicités

Smith Wigglesworth le « phénomène pentecôtiste »

Smith Wigglesworth fut sans doute l’un des hommes les plus oints de Dieu qui ait vécu à une époque récente. Il fut connu sous le nom d’Apôtre de la Foi, et si quelqu’un méritait d’être décrit comme étant « rempli de foi et du Saint-Esprit », c’était bien lui. Il vécut et marcha continuellement dans le présence de Dieu. Et les miracles qui accompagnaient son ministère étaient du genre de ceux que l’on a vus rarement depuis les jours des apôtres. Des gens nés aveugles et sourds, des estropiés – tordus et déformés par la maladie, d’autres au seuil de la mort rongés par le cancer ou toutes sortes de maladie- tous furent guéris par la puissance formidable de Dieu. Même des morts furent ressuscités.

Né en 1859 dans la pauvreté, Smith Wigglesworth fut converti par les Méthodistes à l’âge de huit ans. Dès cette époque, il désirait ardemment Dieu et avait la passion des âmes. Il était dans le chœur de l’église Épiscopale locale. « Quand la plupart des garçons dans le chœur avaient douze ans, ils durent recevoir la confirmation par l’évêque. Je n’avais pas douze ans, mais entre neuf et dix ans, quand l’évêque mit ses mains sur moi. Je me rappelle que lorsqu’il m’imposa les mains, j’eus une expérience semblable à celle que j’allais avoir quarante années plus tard quand je fus baptisé du Saint-Esprit. Mon corps entier fut rempli de la conscience de la présence de Dieu, une conscience qui resta en moi pendant des jours. Après la cérémonie de confirmation, tous les autres garçons juraient et se disputaient et je me suis demandé ce qui avait fait la différence entre eux et moi. » (Stanley Frodsham, Smith Wigglesworth, Apôtre de la Foi, page 13 – la plupart des citations suivantes sont aussi extraites de cet excellent livre).

Plus tard, Wigglesworth fut entièrement immergé dans l’eau par les Baptistes. Mais veuillez noter que toutes ses premières années de ministère et sa recherche de Dieu sont venues bien avant le réveil d’ ‘Azusa Street’ et le premier mouvement Pentecôtiste. Smith avait une faim de Dieu et il expérimenta beaucoup de percées dans de nouveaux niveaux d’onction bien avant même qu’il eut expérimenté le Baptême du Saint-Esprit et parlé en langues. Il était déjà renommé pour son ministère de guérison et avait vu Dieu agir puissamment, bien avant même que l’on parle de la nouvelle expérience de la Pentecôte. À la différence de nous aujourd’hui, qui commençons essentiellement par le Baptême dans l’Esprit comme notre première réelle onction, pour Smith, c’était le point culminant de longues années de recherche et de faim de Dieu, et ainsi c’était beaucoup plus proche d’un réel « revêtement de puissance d’en-haut » du Nouveau Testament.

Smith Wigglesworth déclara : « J’ai eu l’enseignement biblique de base parmi les Frères du Plymouth. J’ai marché au pas sous le sang et la bannière de feu de l’Armée du Salut, apprenant à gagner des âmes en plein air. J’ai reçu la deuxième bénédiction de sanctification et un cœur purifié dans l’enseignement de Reader Harris et la Ligue Pentecôtiste. J’ai réclamé le don de l’Esprit Saint par la foi en attendant dix jours devant le seigneur. Mais c’est à Sunderland-, en 1907, que je me suis mis à genoux devant Dieu et ai expérimenté Actes 2:4 … » (Page 119). Il décrivit cette expérience comme suit :  » Elle [Madame Boddy, la femme d’un ministre] a mis ses mains sur moi et a ensuite dû sortir de la pièce. Le feu est tombé. Cela a été un temps merveilleux alors que j’étais là seul avec Dieu. Il m’a baigné dans la puissance. J’ai eu la conscience d’être purifié par le sang précieux et je me suis écrié : ‘Propre! Propre! Propre! ‘ J’ai été rempli de la joie de la conscience de la purification. J’ai reçu une vision dans laquelle j’ai vu le seigneur Jésus-Christ. J’ai contemplé la croix vide et je L’ai vu glorifié à la droite de Dieu le Père. Je ne pouvais plus parler en anglais, mais j’ai commencé à Le louer dans d’autres langues selon que l’Esprit de Dieu m’inspirait les mots. J’ai su alors, bien que j’aie reçu des onctions précédemment, que maintenant, enfin, j’avais reçu le réel Baptême dans le Saint-Esprit comme ils l’ont reçu le jour de la Pentecôte. « (Page 44).

Après cette expérience, rien ne pouvait arrêter Smith Wigglesworth. Il était une flamme pour Dieu et le feu tombait partout où il allait. Il dit : « Je crois que les ministres de Dieu doivent être les flammes de feu. Rien de moins que des flammes. Rien de moins que des instruments puissants, avec des messages ardents, avec des cœurs pleins d’amour. Ils doivent avoir une PROFONDEUR DE CONSÉCRATION, dans laquelle Dieu a pris la pleine charge du corps et il existe seulement dans le but de manifester la Gloire de Dieu. Un Baptême dans la mort dans laquelle la personne est purifiée et stimulée… » Il posséda certainement une audace, une hardiesse dont l’équivalent a rarement été vu dans la Chrétienté des temps modernes. Ce n’était pas rare pour lui d’annoncer à ses réunions : « Chaque sermon que Christ a prêché était introduit par un miracle spécifique. Nous allons suivre Son exemple. La première personne dans ce grand auditoire qui se lèvera, quelle que soit sa maladie, je prierai pour cette dernière et Dieu le ou la délivrera. » Et la première personne à se lever, même si c’était l’estropié le plus déformé, était guérie!

A une autre occasion typique, un homme s’avança pour la prière à cause d’une douleur à l’estomac et, en commandant à la douleur de partir, Wigglesworth donna un coup de poing à l’homme dans l’estomac si fort qu’il fut envoyé au milieu de la pièce (complètement guéri)! Ce genre de choses arriva plus d’une fois. Wigglesworth croyait qu’il fallait COMMANDER au malade d’être guéri au nom de Jésus. Sa foi était une foi sainte et agressive. C’était un homme « violent », prenant position contre le diable par la force. Et pourtant c’était aussi un homme de grande compassion -, ainsi que de grande autorité. Le diable le savait certainement quand Smith Wigglesworth arriva en ville!

Un certain nombre de gens furent aussi littéralement ressuscités des morts sous le ministère de Smith. Voici son propre compte-rendu d’une de ces occasions : « Mon ami a dit: ‘Elle est morte.’ Il était effrayé. Je n’ai jamais vu un homme aussi effrayé dans ma vie. ‘Que ferai-je?’ a-t-il demandé. Il se peut que vous pensiez que ce que j’ai fait était absurde, mais je me suis étendu sur le lit et l’en ai retirée. Je l’ai portée à travers la chambre, l’ai mise debout contre le mur en la tenant, alors qu’elle était absolument morte. J’ai examiné son visage et j’ai dit: ‘ Au nom de Jésus je chasse cette mort. ‘ Du haut de sa tête jusqu’à ses pieds, son corps tout entier a commencé à trembler. ‘ Au nom de Jésus, je commande que vous marchiez, ‘ ai-je dit. J’ai répété: ‘ Au nom de Jésus, au nom de Jésus, marchez! ‘ Et elle a marché. » (Page 59). Non seulement cette femme a t-elle été ressuscitée des morts, mais elle a été immédiatement guérie d’une maladie épouvantable aussi. Elle a commencé à témoigner aux gens de son expérience de mort et de sa restauration. Il a été enregistré que Smith Wigglesworth a ressuscité des morts 23 personnes en tout, au cours des années de son ministère.

Une fois, alors que Smith attendait à un arrêt d’autobus, une femme avait des difficultés à obtenir de son petit chien, qui la suivait, qu’il aille à la maison. D’abord elle essaya de le flagorner et de lui demander gentiment de rentrer à la maison. Mais après avoir essayé cela en vain, la femme tapa soudainement des pieds et dit sévèrement : Rentre à la maison immédiatement! ‘ Le chien partit immédiatement à la maison, en prenant les jambes à son cou. ‘C’est ainsi que vous devez traiter le diable ‘, dit Wigglesworth, assez fort pour que tous ceux qui attendaient à l’arrêt d’autobus pussent entendre. Et c’était son attitude envers le diable, à chaque moment de chaque jour nouveau. Il voyagea littéralement à travers le monde entier dans les années 1920 et 1930 et des milliers furent sauvés et guéris partout où il allait. Souvent il arrivait dans un endroit presqu’inconnu sans s’être annoncé, mais en quelques jours il y avait des milliers qui se pressaient pour l’entendre, la puissance de Dieu qui se manifestait à ses réunions était si forte. Dieu était vraiment glorifié partout il allait.

C’était un homme qui marcha et vécut dans la présence même de Dieu. Et pourtant, par beaucoup d’aspects, c’était un homme très naturel, terre-à-terre. Et il n’avait pas peur non plus de déclarer des réprimandes sévères et imponctues. Son but était d’être dans une communion constante et intacte avec le Père. Il avait passé des heures et des jours à chercher ardemment Dieu dans ses premières années, mais plus tard, « Bien que sa vie ait été une combinaison de prière incessante et de louange, et chacun de ses mots et son œuvre, un acte d’adoration, il ne lui fut pas donné d’être dans des périodes prolongées de jeûne et prière. » (Page 122). Au lieu de cela, il avait appris le secret d’être dans la communion continue et intime avec Dieu (parfois en se réfugiant calmement en lui-même à cette fin), même quand il se trouvait noyé parmi une foule de gens. Il marchait par la foi et était « dans l’Esprit » à tout moment. Ce fut le secret essentiel de son succès. Il dit : « Il y a deux aspects à ce Baptême : le premier est que vous possédez l’Esprit; le deuxième est que l’Esprit vous possède. » (Voir ‘The Life of Smith Wigglesworth’ (la Vie de Smith Wigglesworth) par Jack Hywel-Davies). Il avait évalué le coût et tout était à Dieu. C’était un homme qui comprit vraiment l’AUTORITÉ DANS LA PIETE et Y MARCHA par la foi. Il dit :  » ‘Être rempli de l’Esprit,’ c’est-à-dire, être FOURRÉ de l’Esprit, si rempli qu’il ne restera aucune place pour autre chose. » Ce fut de cette façon qu’il vécut. Plein d’audace, plein de hardiesse, « rempli de foi et du Saint-Esprit. »

A une occasion, il se rappela : « Je voyageais à Cardiff au Sud du Pays de galles. J’avais passé beaucoup de temps dans la prière durant le voyage. Le compartiment était rempli de gens que je savais non sauvés, mais comme il y avait tant de discussions et de plaisanteries, je ne pus pas placer un seul mot pour mon Maître. Comme le train s’approchait de la station, je pensai que je me laverais les mains … et comme je retournais dans le compartiment, un homme bondit et dit : ‘Monsieur, vous me convainquez de péché’ et il se jeta à genoux séance tenante. Bientôt dans le compartiment entier, les gens s’écrièrent de la même façon. Ils dirent :’Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous êtes? Vous nous convainquez tous de péché ‘… » (Stanley Frodsham, ‘Smith Wigglesworth – Apôtre de la Foi ‘, page 80). Cet épisode me rappelle beaucoup un autre évangéliste plein d’audace, direct et oint – Charles G. Finney, qui s’était trouvé dans une occasion où, après un puissant Baptême du Saint-Esprit quelques années plus tôt, même des commentaires qu’il fit au passage, percèrent les gens au cœur de la conviction de péché. Il allait devenir un des plus grands Revivalistes de tous les temps (il mourut en 1875).

Smith Wigglesworth insistait grandement sur la pureté et la sainteté, comme tous les vrais Revivalistes. Il disait : « Vous devez chaque jour élever le niveau. Vous devez renoncer à vous-mêmes pour faire des progrès avec Dieu. Vous devez refuser toute chose qui n’est pas pure et sainte. Dieu vous veut purs de cœur. Il veut que vous ayez un désir intense de sainteté… Deux choses vous feront sauter dans les promesses de Dieu aujourd’hui. L’une est la pureté et l’autre est la FOI, qui est embrasée de plus en plus PAR LA PURETÉ. » (Page 125). Cette déclaration contient ce qui est probablement la clé du succès remarquable de Smith Wigglesworth en Dieu. Et c’est évidemment une clé dont il vaut bien la peine de se souvenir pour nous-mêmes aussi. Un autre point à se rappeler consiste en ce que Smith était très conscient des dangers de l’argent et se gardait soigneusement de la possibilité de l’avidité qui pouvait pénétrer dans son cœur. Il fut vraiment au-dessus de tout reproche dans ce domaine également.

C’est ma conviction que Smith Wigglesworth a été une sorte « de signe avant-coureur » direct du genre de ministères qui sont sur le point de surgir à notre époque. Je crois que les ministères apostoliques à venir, qui seront les porteurs du vrai réveil des derniers temps, combineront la foi audacieuse, accompliront les miracles de Smith Wigglesworth avec la prédication de Charles Finney produisant de profondes convictions de péché. Et ils agiront sous une puissante onction qui combinera le meilleur de ces deux types de ministères. Combien glorieux ces jours seront! Smith Wigglesworth lui-même mourut en 1946 à l’âge très avancé de 87 ans, restant une flamme de Dieu jusqu’à la fin. Qu’il soit un exemple pour nous tous.

Veux-tu être guéri?

Je crois que la Parole de Dieu est si puissante qu’elle peut transformer n’importe quelle vie et toutes les vies. Il y a dans un mot de Dieu une puissance qui fait apparaître les choses qui ne sont pas.
Il y a un pouvoir de réalisation dans chaque Parole qui sort de Ses lèvres.
Le psalmiste dit: « Il envoya Sa parole et les guérit » (Ps.107/20); et pensez-vous que cette Parole ait perdu quoi que soit de Sa puissance?
Je vous dit qu’aujourd’hui la Parole de Dieu peut accomplir les mêmes choses que par le passé.
Au Psaume 119/67 le psalmiste dit: « Avant d’avoir été humilié, je m’égarais; maintenant, j’observe la Parole. »
Et au verset 71: « Il m’est bon d’être humilié afin que j’apprenne tes statuts ».
Et si nos afflictions nous amène à reconnaître que nous ne pouvons pas vivre de pain seulement, mais qu’il nous faut toutes les Paroles qui sortent de la bouche de Dieu, elles auront servi à nous procurer de précieuses bénédictions.
Il y avait tout autour de cette piscine, une multitude d’aveugles, d’impotents, d’infirmes attendant le mouvement de l’eau. Jésus les a-t’il tous guéri? Non; Il n’en a guéri qu’un seul; les autres avaient leurs regards fixés sur la piscine et non sur Jésus.
Bien des gens aujourd’hui mettent leur confiance dans des choses visibles.
S’ils voulaient seulement tourner leurs regards vers Dieu au lieu de les tourner vers les choses visibles, comme ils seraient bien vite hors d’affaire.
Ici se pose une question. Y-a-t-il salut et guérison pour tous?
Oui, pour tous ceux qui viendront hardiment saisir leur portion par la foi.

Vous connaissez la femme syro-phénicienne qui demandait la guérison de sa fille possédée par un démon? Jésus lui dit: « Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de jeter aux petits chiens ». Notez que la délivrance et la guérison sont présentées comme étant « le pain des enfants ».
Si donc vous êtes un enfant de Dieu, vous pouvez réclamer votre part.
Cette femme était déterminée de recevoir du Seigneur ce qu’elle demandait; elle répondit: « Oui, Seigneur mais les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants ».
Jésus fut ému quand il vit la foi de cette femme et il lui dit: « A cause de cette parole va, le démon est sorti de ta fille ».
Il y a aujourd’hui beaucoup d’enfants de Dieu qui refusent leur part de santé pourtant achetée pour eux par le Christ au prix de son sang; aujourd’hui il y a du pain, il y a la vie, il y a la santé pour chaque enfant de Dieu, par Sa toute puissante Parole.
Sa Parole peut chasser n’importe quelle maladie de votre corps; c’est votre portion en Christ qui est Lui-même notre pain, notre vie, notre santé, notre tout en tout!
Il y avait foule autour de la piscine de Bethesda, et l’impotent était là depuis fort longtemps; son infirmité datait de trente huit ans.
De temps à autre, un ange agitait l’eau. Si l’impotent avait pu entrer dans la piscine à ce moment là il aurait été guéri par les eaux miraculeuses, mais étant paralysé un autre descendait avant lui.
Nous pouvons nous imaginer combien il était affligé.
Mais un jour, Jésus passant par là et considérant sa triste condition, lui dit: »Veux-tu être guéri? »
Vous pouvez dire comme ce pauvre impotent: « J’ai manqué jusqu’ici toutes les occasions ».
Mais qu’à cela tienne. « Veux-tu être guéri? »

Je visitai une femme qui souffrait depuis de longues années, déformées par des rhumatismes; elle gardait le lit depuis deux ans. Je lui dis: « Qu’est-ce qui vous tient malade ainsi? »
Elle répondit: « Je suis arrivée à la conclusion que j’ai une écharde dans la chair ».
Je lui répondis: « A quel merveilleux degré de sainteté vous êtes arrivée, pour que vous ayez une écharde dans la chair. Avez-vous eu une telle abondance de révélations divines qu’il y ait pour vous danger d’être enflée d’orgueil? ».
« Je crois que c’est la volonté du Seigneur que je souffre » dit-elle.
Je répliquai: « Vous croyez que c’est la volonté du Seigneur que vous souffriez? Alors pourquoi essayez-vous tous les moyens pour vous débarrasser de votre mal le plus tôt possible? Je vois ici des fioles de médicaments partout! Cessez d’avoir une bonne opinion de vous même et confessez que vous êtes une pécheresse. Si vous voulez vous débarrassez de votre propre justice, Dieu fera quelque chose pour vous. Abandonnez l’idée que vous êtes tellement sainte que Dieu a besoin de vous affliger. C’est le péché qui cause votre maladie et non la justice. La maladie n’est pas la conséquence de la justice mais du péché. »

Par le sang de Christ, il y a guérison, il y a délivrance pour tous les captifs.
L’intention de Dieu n’a jamais été que ses enfants vivent dans la misère à cause de quelque affliction qui vient directement du diable.
Voyez ce pauvre paralytique à la piscine. « Veux-tu être guéri? » lui dit Jésus.
Mais une grande difficulté se présentait.
Cet homme regardait d’un œil vers la piscine et de l’autre vers Jésus.
Beaucoup de gens font de même aujourd’hui; ils ont un œil sur le docteur et l’autre sur Jésus.
Si vous voulez regarder seulement à christ en fixant vos deux yeux sur lui, vous pouvez être guéri entièrement, esprit, âme et corps.
C’est ici la Parole de Dieu: que celui qui croit soit justifié et libéré de toutes ces choses, et celui que le Fils libère est véritablement libre.
Vous dites: »0h ! si seulement je pouvais croire » Jésus comprend.
Jésus savait que cet homme était dans cet état depuis bien des années.
Il est plein de compassion; Il connaît votre maladie, votre infirmité. Il n’est rien que Jésus ne sache.
Il cherche seulement une occasion de Se montrer miséricordieux et plein de compassion envers vous. Il veut vous encourager à Le croire: si seulement tu peux croire, tu peux être sauvé et guéri.
Osez donc et croyez que Jésus a été blessé pour vos péchés, brisé pour vos iniquités, châtié pour que vous ayez la paix, et que par Ses meurtrissures il y a guérison pour vous.
Criez à Lui: « Seigneur, je crois, viens au secours de mon incrédulité. »

A une certaine réunion, un vieillard aidait son fils à s’avancer vers l’estrade et expliquait: « Il a des crises tous les jours et même plusieurs fois par jours ».
Puis c’était une femme malade d’un cancer. Oh ! les ravages du péché !
Lorsque Dieu emmena Son peuple hors d’Egypte, nous lisons que « nul ne chancela parmi ses tribus » (Ps.105/37). Pas de malades, tous soutenus par la puissance de Dieu !
Je crois que Dieu aimerait que Son peuple fût aussi sain et vigoureux aujourd’hui!

Après que j’eus prié pour la sœur qui avait un cancer, elle me dit: « Je sens que je suis guérie. Dieu m’a délivrée. »
Alors on m’apporta l’enfant qui avait des convulsions et je commandai au mauvais esprit de le quitter au nom de Jésus.
Ensuite, je priai pour un docteur atteint de diabète.
A la réunion suivante, je demandai au docteur où en était-il avec son diabète.
Il répondit: « c’est disparu. »
Et me tournant vers le vieillard « Comment va votre fils? » demandai-je.
« Mon fils n’a plus eu de crise depuis votre prière » déclara-t-il.

Nous avons un Dieu qui exauce les prières.
Jésus désirait que cet infirme guéri à la piscine servit de témoignage à toujours.
Quand cet homme eut rivé ses deux yeux sur le Sauveur, Jésus lui dit: « Fais la chose impossible. Lève-toi, emporte ton lit et marche! »
De même Jésus demanda à l’homme à la min sèche de faire l’impossible, d’étendre sa main et celle-ci redevint parfaitement saine. L’impotent à la piscine fait l’effort de se lever et sentit que la puissance de Dieu agissait en lui: il plia son lit et l’emporta.

Jésus savait tout ce qui concernait l’homme qu’il venait de guérir, et, le rencontrant à nouveau, Il lui dit: « Tu as été guéri, ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »

Il y a une parenté très étroite entre le péché et la maladie.
Combien de personnes savent-elles que leur maladie est le résultat direct du péché?
J’espère que celles qui vivent dans le péché ne viendront pas nous demander de prier pour leur guérison.
Mais si vous voulez obéir à Dieu, vous repentir de vos péchés et y renoncer, Dieu se manifestera à vous et vous délivrera de vos péchés et de vos maladies.

« La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. »

La foi est la porte ouverte par laquelle le Seigneur vient à nous.
Dieu sauve au moyen de la foi.
La guérison vient de la même manière.
Nous croyons, alors la vertu de Christ vient à nous.
La guéri son est à la gloire de Dieu.
Je suis ici parce que Dieu m’a guéri quand j’étais mourant, et j’ai fait le tour du monde, prêchant cette pleine rédemption, faisant tout mon possible pour glorifier le merveilleux nom de Jésus par la puissance duquel j’ai été guéri.
Je me rendis un jour a un certain endroit, et le Seigneur me dit: « Ceci est pour ma gloire! » un jeune homme était malade depuis longtemps, confiné au lit et dans un état désespéré.
On le nourrissait à la cuillère et on ne parvenait plus à l’habiller.
Le temps étant très humide, je dis à ceux qui le veillaient d’aérer les vêtements du jeune homme près du feu. Ils ne firent aucune attention à ma requête, mais comme j’insistai, ils sortirent les vêtements de la garde-robe, et lorsqu’ils furent bien secs, on les apporta dans la chambre.
Je m’étendis par terre, prosterné sur le plancher.
Le Seigneur me montra qu’il allait secouer la chambre avec la puissance de Sa gloire.
Le lit trembla. Au nom de Jésus, je posai mes mains sur le jeune homme et la puissance d’En-Haut descendit de telle manière que je tombais la face sur le plancher.
Après un quart d’heure environ le jeune homme se leva, marcha de long en large, louant et bénissant Dieu.
Il s’habilla lui-même et se rendit dans la pièce où se tenaient son père et sa mère.
Il leur dit: « Dieu m’a guéri. »
Tous deux tombèrent prosternés sur le plancher, car la puissance de Dieu se propageait dans toute la maison. Il y habitait une femme qui avait fait précédemment un séjour dans un asile d’aliénés et en était sortie mais depuis son état avait tellement empiré qu’on allait l’y renvoyer.
La puissance divine la guérit elle aussi.

La puissance de Dieu est la même aujourd’hui comme autrefois.
Les hommes ont besoin d’être ramenés aux anciennes voies, à la foi primitive; ils ont besoin de croire à la Parole de Dieu et à toutes les affirmations « ainsi a dit le Seigneur » que cette Parole contient.
L’Esprit du Seigneur est à l’œuvre de nos jours. Dieu se manifeste. Si vous voulez être du nombre de ceux qui suivent le courant, il vous faut accepter tout ce que Dieu dit.
« Veux-tu être guéri? » C’est Jésus qui pose la question. Donnez-Lui votre réponse.
Il vous entendra et vous exaucera.

Smith Wigglesworth

Smith Wigglesworth, homme de foi

Une des premières prières que j’entendis des lèvres de Smith Wigglesworth, pionnier de « vérités pentecôtistes » fut : « Seigneur, donne moi un grand cœur ». En tant que garçon, je me souviens avoir regardé à cet homme serviable mais puissant, me demandant pourquoi il voulait un cœur plus grand que celui qu’il avait déjà. Puis comme les années passaient, je perçus en lui une profonde compassion, compassion qui lui fut envoyée du ciel. Tout son service était tendu vers les besoins du peuple, premièrement pour qu’il soit rempli de la puissance de Dieu ; et ensuite que les souffrances du malade soient allégées par la foi en Jésus-Christ. Beaucoup d’entre nous se souviendront, avec nostalgie, de son ministère qui était simple et direct, stimulant l’âme plus que l’esprit, le contraire des homélies d’aujourd’hui.

Beaucoup de ses contributions précoces à l’église pentecôtiste furent faites à Bradford dans le Yorkshire, et ce fut notre grand privilège en tant que « jeunes Wigglesworth » de rencontrer un grand nombre de pionniers, leaders et missionnaires, pentecôtistes robustes qui visitaient au 70 de la Victor Road, sa demeure, et Bowland Street Mission, son église. C’était une chose si naturelle de rappeler chaque jour la mort du Seigneur avec les emblèmes, dans son salon, ou d’entendre une courte méditation suivie de la prière. Cela était sans arrêt tout au long du jour, parce qu’il vivait très près du Seigneur, et il voulait pour tous la même expérience.

Fort peu de temps après, nous commençâmes à voir des images et des photographies d’immenses réunions tenues en Nouvelle Zélande, en Afrique du Sud, en Suisse, aux U.S.A., en Scandinavie, et partout le nom de Wigglesworth devint synonyme de foi et guérison divine. « Comme une foi précieuse » devint son grand message avec le cœur « Crois seulement », comme indicatif. Nous avons connu le salut, la guérison, de puissants baptêmes dans le Saint-Esprit, et c’est une joie, des années après son départ pour la Gloire, de rencontrer des croyants du monde entier qui témoignent avoir reçu une vie nouvelle au travers de son ministère.

Des gens ont parlé de ses manières bourrues quand il s’occupait des malades, mais je discernai dans son attitude, qu’il agissait ainsi à l’égard des puissances maléfiques plutôt qu’à l’égard des corps physiques. Il détestait le mal spirituel et l’attaquait dans le nom de Jésus avec toute la véhémence de sa grande foi. Ceux qui le connaissaient intimement avaient conscience de sa profonde compassion pour le souffrant et le nécessiteux.

Comme il prêchait « une foi sans cesse grandissante » avec bénédiction, ses pensées et ses sermons atteignaient inévitablement la page imprimée et maintenant, après son décès, ses écrits raniment les différentes dénominations de la façon la plus remarquable. La simple franchise de ses interprétations de foi étant mieux accueillie que les classiques les plus sérieux. Une foi de plus c’est le ministère de l’âme qui porte son fruit.

Smith Wigglesworth n’avait pas honte de l’évangile de Christ et témoignait de sa puissance salvatrice n’importe où. Ses expériences sur terre et sur mer sont écrites ailleurs mais l’une d’elle raconte une rencontre personnelle avec cet homme si rempli d’amour. Rendant compte d’une magnifique interprétation du « Messie » de Haendel, un journaliste parlait d’un homme qui était à ce point dominé par l’émotion qu’il fit tressaillir les deux mille auditeurs avec un bruyant « alléluia ». J’étais assis près de Smith Wigglesworth et je vis la réaction sur les visages de l’auditoire. Son propre visage était radieux !

En 1934, je quittai l’Angleterre pour commencer une œuvre en Afrique Centrale. Mon Grand-Père nous accompagna au bateau et alors que notre groupe de cinq nouveaux missionnaires voyait apparaître l’eau entre le quai et leur bateau, la terre reculant rapidement, ils entendirent le son rassurant des « alléluias » sortant des poumons de l’intrépide pionnier. Des centaines le long des docks virent la scène et entendirent le duo d’alléluias quand les novices répondirent au vétéran sur le quai. Cet incident vécu avec nous au travers des années puisque nous tînmes le dialogue jusqu’à ce que la mer en domine le son.

J’étais assis chez l’éditeur P.S Brewster quand Smith Wigglesworth mourut. Nous étions en train de contempler la fin d’un itinéraire missionnaire à cause de fortes neiges dans le Sud du Pays de Galles.

Apparemment, mon Grand-Père avait tenu à être présent aux funérailles du frère Richardson de Wakefield, et dans la sacristie de l’église, alors qu’il s’informait d’amis malades, un profond soupir de compassion s’échappa de sa poitrine, soupir qui s’acheva dans sa mort. De cette manière il partit pour être avec Christ ce qui est beaucoup mieux, mais nous pleurons, avec un de ces vieux prophète : « Où est le Dieu de Wigglesworth » ! Il est toujours le même mais « la foi de Wigglesworth » peut avoir quelque peu décru. Peut-être le récit de ces évènements nous poussera-t-il à faire de nouveaux exploits pour le Seigneur. Réveille ton œuvre ô Seigneur ! Amen.

Leslie Wigglesworth

Smith Wigglesworth, l’apôtre de la foi

Ses parents ne se disaient pas chrétiens mail ils élevèrent leurs wigglesworthenfants à respecter Dieu. Ils étaient pauvres et ils travaillaient durs pour gagner leur pain. C’est pour cette raison que Smith commença à travailler à six ans chez un fermier. Il n’eut donc pas le privilège d’aller à l’école. La grand-mère paternelle de Smith était méthodiste et elle l’amenait à la chapelle. A l’âge de huit ans, alors qu’il chantait un cantique se rapportant au sang de l’agneau, Smith fut saisi par l’œuvre expiatrice de Christ à la croix et il se convertit. Avec le temps ses connaissances bibliques et ses réflexions spirituelles s’approfondirent mais il trouvait difficilement les mots pour exprimer ses pensées à cause de son manque d’éducation. Plus tard il inventera même des mots pour se faire comprendre.

Une des particularités du méthodisme de cette époque était les « class meeting » ou réunions de groupe. Ces réunions avaient été instaurées par Wesley pour que chacun puisse partager ses victoires, ses appréhensions et son témoignage afin de se fortifier au milieu de l’opposition. Quelques fois le jeune Smith essayait de parler dans ces réunions mais il cherchait tellement ses mots qu’il finissait par être confus et terminait en pleurant. Après un de ces essais infructueux, trois hommes du groupe décidèrent d’imposer les mains et de prier pour lui. Quoi qu’il eut encore de la difficulté à parler en public, les prières de ces hommes produisirent un effet déterminant dans sa vie. A partir de ce jour il eut un cœur de gagneur d’âmes et il était capable de parler aux gens de un à un. La première personne qu’il conduisit à Christ fut sa mère.

Le père de Smith demanda à ses enfants de participer aux réunions de l’église anglicane et bientôt il fut confirmer. Au moment où l’évêque lui imposa les mains il expérimenta la présence de Dieu. Cette sensation lui resta pendant plusieurs jours. Dès la sortie de l’église les autres garçons blasphémèrent et se querellèrent mais Smith sentait une différence et il se demandait pourquoi les autres étaient différents de lui.

A 17 ans sa famille déménagea et il chercha une église où il pourrait donner libre cours à son zèle d’évangéliste. Il se joignit donc aux méthodistes. Déjà à ce moment on pouvait remarquer deux traits distinctifs chez Smith. Premièrement, il portait toujours sur lui un Nouveau Testament même s’il ne pouvait pas encore lire. Deuxièmement, il n’était pas réputé pour sa courtoisie, particulièrement envers ceux qu’il considérait comme des pharisiens.

Un chrétien lui enseigna le métier de plombier et à dix-huit ans il débuta dans ce métier. Éventuellement il débuta son entreprise de plomberie à Liverpool et il prospéra dans ce domaine. Il aimait aider les pauvres et leur prêché l’Évangile, c’est pourquoi il se joignit à l’Armée du Salut. Ils reconnurent rapidement son zèle et son talent d’évangéliste. Son attention fut attirée par une jeune femme, Mary Jane Featherstone, que tous appelaient Polly. Polly avait un caractère semblable à Smith. Elle était douce mais très déterminée. Elle avait la parole facile et devint officier dans l’Armée du Salut. Elle prêchait sur les places publiques et on la ridiculisait. Elle se faisait même attaquer et lancer des objets. Polly revenait souvent chez elle meurtrie ou blessée mais elle persévérait. Ce n’était pas un entêtement charnel qui la poussait à continuer mais une foi inébranlable. Par exemple, un jour elle priait dans une maison avec une femme dont le mari était très violent. Pendant la prière celui-ci arriva et se mit dans une terrible colère. Il menaça Polly de la jeter en bas des escaliers si elle ne partait pas, mais elle continua à prier. Cet homme la souleva de terre et la transporta jusqu’en bas des escaliers tout en l’injuriant et en criant. Polly priait pour lui à voix haute et à chaque pas elle demandait à Dieu de le sauver. Rendu à la dernière marche, il déposa Polly et fondit en larmes. Il se convertit à cet instant.

Smith et Polly se marièrent et elle lui enseigna à lire et à écrire. Smith disait: « Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois à Dieu et à ma précieuse épouse. Elle est toujours une inspiration vers la sainteté ». Smith continua comme plombier et Polly comme évangéliste. Il vit plusieurs secteurs de la ville où il n’y avait pas d’église et Polly l’encouragea à trouver un bâtiment pour débuter une nouvelle œuvre. Smith fondait toujours en larmes lorsqu’il essayait de prêcher et il finissait par céder sa place à un autre. Polly persévéra dans ses encouragements mais c’est elle qui prêchait et Smith parlait aux individus qui s’approchaient pour se repentir. Polly lançait le filet et Smith ramassait les poissons.

Au début tout allait bien. Ils priaient ensemble pour tout. Ils eurent cinq enfants qui furent baignés dans la prière. Smith s’occupait des enfants pour que Polly puisse évangéliser. La renommée de Polly grandissait et bientôt elle visita d’autres églises à l’extérieur. Smith se dévoua à son travail de plus en plus et il finit par délaisser l’œuvre de Dieu. Son tempérament brusque devint explosif à tous égards. Sa quête de l’argent et du succès le conduisait vers la ruine émotionnelle. Polly redoublait d’amour pour lui et elle l’exhortait gentiment. Cette attitude dura deux ans. Finalement il craqua sous la pression de l’amour et de la prière et il se repentit. Il chercha la face de Dieu pendant dix jours et Christ le revêtit de son manteau d’humilité. Il resta brusque et expéditif toute sa vie mais sa transformation fut évidente pour tous. Alors qu’avant il critiquait toujours la nourriture de Polly, maintenant rien ne semblait l’agacer.

Sa ferveur d’évangéliste augmenta mais Dieu le mit à l’épreuve. Un jour où il se trouvait au centre-ville, il se sentit poussé à parler de Jésus à quelqu’un. Il demande donc à Dieu de le diriger vers la personne qu’Il voulait. Il y avait beaucoup de circulation, mais il attendait d’être guidé par Dieu. Après une heure et demie d’attente, il s’impatienta et il dit à Dieu de se dépêcher car il n’avait pas toute la journée. A ce moment il nota un homme seul dans un char tiré par des chevaux. Il sut que c’était son homme. Sans hésitation, il coupa au travers la circulation , sauta sur le char et s’assit près de l’homme. Sans préambule, il lui exposa le plan du salut. L’homme s’indigna et Smith demanda à Dieu s’il ne s’était pas trompé. Recevant l’assurance de continuer, il persévéra. Bientôt l’homme se mit à pleurer. Sachant que Dieu avait touché son cœur, Smith le quitta. Trois semaines plus tard, on lui dit qu’un homme malade s’était converti la dernière journée où il était sorti à l’extérieur car il se sentait bien. Cette journée-là, un homme s’était brusquement assis près de lui alors qu’il conduisait et lui avait parlé de Jésus. Il mourut de sa maladie quelques jours plus tard.

Pendant ses voyages d’affaires, il rencontra un groupe de chrétiens qui priaient pour les malades et certains étaient guéris. Smith fut convaincu par la Parole que c’était bon il amena plusieurs malades de sa ville dans ces réunions. Polly y alla aussi et elle fut guérie. Un jour que les dirigeants durent partir, on demanda à Smith de prier pour les gens. Il accepta et en fut grandement récompensé. Un des hommes pour qui il pria marchait avec des béquilles. Après la prière il lança ses béquilles et sauta d’excitation. Ceci fut le début d’un ministère de guérison unique en son genre.

Il débuta des réunions de guérison dans son église et douze personnes furent guéries instantanément la première soirée. Smith apprit bientôt la nécessité d’une foi ferme. Un pasteur baptiste lui dit que sa femme se mourrait à la maison. Il amena un chrétien qui aimait prier avec lui pour aller visiter cette femme. Il demanda à ce chrétien de prier, et celui-ci s’exécuta en priant pour la consolation du mari après la mort de la femme. Smith demanda alors au mari de prier et celui-ci pria tristement que sa femme ne souffre pas trop. Totalement exaspéré, il pria à son tour en faisant l’onction d’huile. C’était la première fois et il versa toute la bouteille sur la femme. Elle fut instantanément guérie. Tous n’étaient pas guéris mais plusieurs l’étaient à chaque réunion et de façon dramatique quelques fois. Il y eut même quatorze résurrections suite à ses prières.

Smith souffrait lui-même d’hémorroïdes et il prenait des sels pour se soigner. Sans connaître la situation, un prédicateur de la guérison divine lui dit que quelqu’un qui priait pour la guérison des autres sans être lui-même guéri ne mettait pas toute sa confiance en Dieu. Il avoua à ce prédicateur que c’était son cas et ils prièrent ensemble. Smith fut complètement guéri. A partir de ce moment il décida avec son épouse de ne plus jamais prendre de médicaments et de ne jamais consulter de docteur. Il n’imposa jamais cette décision sur les autres. Il considérait que c’était un choix personnel.

Après plusieurs années de ministère, Smith entendu parler d’une certaine église où l’on parlait en langues. Comme pour la guérison, il fut convaincu par la Parole. Après quatre jours à rechercher la face de Dieu, la femme du pasteur pria pour lui chez elle et il tomba sous la puissance et parla en langues. Il retourna à l’église et interrompit le pasteur en lui demandant de parler. Le pasteur surpris l’invita. Dès cet instant, sa confusion face au public disparut et il prêcha comme Pierre à la Pentecôte.

Son onction pour recevoir les langues était la même que pour la guérison. La plupart des gens pour qui il priait parlaient en langues. De retour à son église, il raconta son témoignage. Un homme se leva pour dire que lui aussi désirait ce don. En essayant de s’asseoir il manqua le banc, tomba sur le sol et parla en langues. Douze autres personnes firent la même déclaration avec le même résultat, dont son fils aîné. Par la suite son ministère d’évangéliste et de guérison l’amena dans tous les coins du monde avec toujours les mêmes résultats: saluts, guérisons et baptêmes du Saint-Esprit.

Son audace et sa foi étaient exemplaires, même par ceux qui étaient reconnus eux aussi pour leur foi. Dans une réunion il déclara en commençant que la première personne qui se lèverait debout serait guérie par Dieu comme un signe pour les autres chrétiens. Même ceux qui le connaissait furent étonnés et ils espérèrent que ce serait un cas mineur. La personne qui se leva était gravement malade et difforme. Cette personne fut immédiatement guérie au soulagement de tous. Pour Smith Wigglesworth, le doute ne l’avait même pas effleuré.

Il reconnaissait qu’il n’avait pas toute la foi possible et qu’il ne possédait pas la foi pour les finances comme d’autres l’avaient. Cependant il portait de lunettes pour lire et un jour il expliqua en pleurant qu’il était affligé de ce problème car il s’était moqué d’un chrétien qui portait des lunettes en disant qu’il n’avait pas assez de foi. A partir de ce jour, sa vue diminua. Smith mourut paisiblement dans son sommeil alors qu’il se reposait dans un fauteuil avant de prêcher dans une réunion pour l’unité des croyants.